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Little Children  (2007)

Silva Screen (US : 11 décembre 2006,
FR : 24 janvier 2007) - Durée : 0:38:05 | Original Score [musique originale]


Thomas Newman retrouve Todd Field après In the Bedroom (2002), pour ce film dramatique avec Kate Winslet, Patrick Wilson et Jennifer Connelly (sortie dans les salles le 24 janvier 2007). Une partition sans surprise, aérienne et délicate, qui ravira les amateurs du compositeur et ennuira les autres...
Little Children

Tracklist

La BO est en vente ici

1. Snack Time (1:13)
2. Tissue (0:54)
3. 2 Hillcrest (0:49)
4. Late Hit (1:14)
5. Bandshell (2:07)
6. Red Bathing Suit (2:05)
7. Lucy (1:48)
8. It's Wrong And It's Weird (2:33)
9. Pool Days (1:49)
10. Weekends Were Difficult (1:47)
11. What's The Hurry (3:31)
12. Fly Me To The Moon (2:34)
13. Mae (1:09)
14. A Sniff Or Two (1:42)
15. Torso (1:11)
16. Be A Good Boy (1:43)
17. Slutty Kay (0:44)
18. Little Children (1:19)
19. End Title (7:40)

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Dès l'écoute des premiers morceaux (très courts, et qui s'enchaînent très vite), on est en terrain connu : on retrouve le Thomas Newman sensible et délicat, en petite formation orchestrale, au piano éthéré et aux cordes atmosphériques. "Bandshell" introduit une petite valse légère qui distille pourtant une certaine noirceur, un certain mystère.

Thomas Newman expérimente les sonorités et les ambiances ("It's Wrong And It's Weird"), se fait mystérieux. Comme d'habitude chez lui, la partition est d'une grande richesse sonore (il est difficile de nommer tous les instruments utilisés). Avec "Pool Days", le musicien développe un thème au piano, beau et sensible, mais assez banal : on est loin des motifs étonnants et légers de American Beauty, même si le compositeur s'inspire (encore et toujours) de cette partition pour ce film (on pense au xylophone). Quelques sonorités électroniques discètes parcourent la partition à l'occasion, quelques morceaux plus "bruitistes" aussi, qui confèrent à la musique une ambiance glauque par moments ("What's The Hurry").

Seule une version instrumentale du célèbre morceau de jazz "Fly Me To The Moon" (Bart Howard, 1954 - ici arrangé par Sammy Nestico) nous sors de la torpeur de cette partition qui plonge l'auditeur (et le spectateur) dans un univers étrange et abyssal. Finalement, c'est avec le "End Title" que la musique fini par décoller, avec un étonnant morceau de cordes exclusivement (en formation de type "quintette"), qui évoque la légèreté de la musique baroque, et une certaine insouciance. Après les tatonnements du reste de la partition, ce morceau de fin évoque une certaine délivrance, certes amère mais heureuse, avant de laisser place pour finir à un simple solo de piano.

Au final, l'ensemble de la partition s'écoute agréablement et fonctionne sans aucun doute à l'image. Comme à son habitude, Thomas Newman nous gratifie d'une musique recherchée, inventive et sensible, et parvient à créer une atmosphère mystérieuse saisissante. Mais on regrettera le manque de prise de risque du compositeur sur un tel film, après des partitions du même acabit (mais beaucoup plus inspirées) comme American Beauty ou Rencontre avec Joe Black . Et dans le genre sonorités recherchées et mélange électronique/orchestre, on préférera le superbe et très original The Salton Sea (partition injustement méconnue du compositeur). Certes le film ne demandait sans doute pas davantage qu'un score simplement envoûtant, mais après l'écoute du CD, c'est un certain sentiment de frustration qui nous envahit. Un peu dommage...

Sylvain Rivaud

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