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Super 8

(2011)

Super 8

01. Super 8 (01:44)
02. Family matters (00:29)
03. Model painting (00:41)
04. Acting chops (00:40)
05. Aftermath class (05:54)
06. Thoughts of cubism (00:48)
07. We'll fix it in post-haste (00:44)
08. Productions woes (00:34)
09. Train of thought (00:35)
10. Circle gets the cube (01:06)
11. Breen there, ate that (01:12)
12. Dead over heels (00:48)
13. Gas and go (01:34)
14. Looking for Lucy (00:49)
15. Radio haze (01:08)
16. Mom's necklace (unused) (01:33)
17. Shootus interuptus (02:35)
18. Thoughts of mom (01:41)
19. Woodward bites it (01:54)
20. Alice projects on Joe (02:29)
21. Neighborhood watch / Fail (04:45)
22. The evacuation of Lillian (03:40)
23. A truckload of trouble (00:57)
24. Lambs on the lam (02:40)
25. Woodward's home movies (02:40)
26. Spotted lambs (01:37)
27. Air force HQ or bust (01:04)
28. World's worst field trip (03:36)
29. The seige of Lillian (02:57)
30. Creature comforts (10:10)
31. Letting go (05:18)
32. Super 8 suite (03:28)
33. The case (bonus track) [by 'Charles Kaznyk'] (03:28)

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Varèse Sarabande (2 août 2011) - Original Score [musique originale]

Michael Giacchino retrouve son fidèle réalisateur J.J. Abrams après STAR TREK et MISSION IMPOSSIBLE 3, mais aussi les séries LOST et ALIAS, et en tant que producteur pour CLOVERFIELD.

Pour « Super 8 », l'objectif était similaire au concept du film lui-même : renouer de façon nostalgique avec l'atmosphère des années 70/80, et plus particulièrement des musiques de film de John Williams écrites à l'époque pour les films de Steven Spielberg. Relevant le défi avec panache, Michael Giacchino fait appel aux ressources de l'excellent Hollywood Studio Symphony (quoiqu'il aurait été plus judicieux de faire appel au London Symphony Orchestra pour retrouver ce son propre aux grandes musiques de film symphoniques des années 80) et nous livre une composition orchestrale assez classique d'esprit, qui vaut surtout pour ses grandes qualités d'écriture et la présence de ses nombreux thèmes, chose devenue rare de nos jours dans la musique de film moderne.

Le score de Giacchino se devait donc d'évoquer avec nostalgie un retour aux sources rafraîchissant et épisodique à une époque aujourd'hui révolue où musique de film rimait avec thèmes, symphonique et orchestrations luxueuses. Et c'est John Williams qui a servi de modèle au compositeur pour la musique de « Super 8 » (la présence de Spielberg à la production ayant probablement facilité cette inspiration), une grande partition symphonique dotée de quatre thèmes forts et mémorables, alternant entre action, suspense, aventure et émotion, à la manière des grandes musiques de film hollywoodiennes des années 80 (on pense autant à Williams qu'à James Horner voire Bruce Broughton ou Alan Silvestri).

Le premier thème, très présent tout au long du film, est un motif ascendant de trois notes, sombre et mystérieux, associé à la créature. Ce motif, véritablement protéiforme, sera quasiment omniprésent lors de la plupart des scènes où il est question de l'alien ou des dégâts qu'il commet tout autour de lui. Autre thème majeur ici, le thème familial de Joe, le jeune héros du film, thème plus intimiste et touchant reconnaissable à sa cellule mélodique de quatre notes, entendu dès le début du film dans « Super 8 » (morceau qui débute d'ailleurs par une toute première introduction du motif du monstre). Le troisième thème, plus secondaire, et pourtant bien plus intéressant que le thème principal de Joe, est entendu pour la première fois dans « Acting Chops » : il s'agit du Love Theme pour Alice et Joe, thème mélodique ample et romantique assez savoureux, très influencé de John Williams ou des grands Love Theme de James Horner (on pense par exemple à celui de « The Rocketeer »). Enfin, le quatrième et dernier thème est entendu brièvement dans « Aftermath Class » et repris notamment dans « The Evacuation of Lillian ». Il s'agit du thème martial et cuivré associé aux bad guys du film, les soldats de l'armée américaine. Le thème - qui n'est pas sans rappeler le thème allemand de la musique de Giacchino pour le jeu vidéo « Medal of Honor - Secrets Weapons Over Normandy » - sera lui aussi très présent tout au long des scènes avec les militaires, et personnifie clairement la menace et le danger que représentent les soldats américains tout au long du film, un thème assez malléable qui sera bien souvent opposé en contrepoint avec le motif de la créature.

Fort de ses quatre thèmes majeurs, Michael Giacchino élabore ainsi une partition symphonique à l'ancienne, le tout porté par une nostalgie et un goût évident pour les grandes oeuvres symphoniques d'antan. Si « Super 8 », « Family Matters », « Model Painting » ou « Acting Chops » ne servent qu'à établir les premiers thèmes du score - celui de la famille de Joe et le Love Theme secondaire d'Alice - les choses deviennent plus complexes avec le long et sombre « Aftermath Class », où mystère et danger ont enfin leur mot à dire. Giacchino met ici l'accent sur le motif entêtant de la créature et le thème de l'armée. On appréciera, comme toujours chez le compositeur, les qualités de l'écriture orchestrale et des orchestrations, riches et soignées - à noter par exemple l'utilisation typique de la harpe vers le milieu de « Aftermath Class » et d'un orgue utilisé discrètement pour représenter la découverte stupéfiante des ados suite au crash du train. On appréciera aussi la façon dont Giacchino développe admirablement ses principaux thèmes en fonction de l'action et du récit, un procédé narratif qui renvoie à la technique traditionnelle du leitmotiv wagnérien, que John Williams porta à son apogée dans le cinéma de Spielberg des années 70/80. Un morceau pourtant modeste comme « Thoughts of Cubism » est représentatif de ce fait, notamment dans la façon dont Giacchino superpose le Love Theme d'Alice et le motif obsédant de la créature. Le thème d'Alice se voit d'ailleurs transformé en mélodie élégante et enthousiasmante dans « We'll Fix It In Post-Hate », où il se retrouve confié à des cordes malicieuses et enjouées sur fond de harpe et piano, évoquant la fougue et l'innocence poétique de la jeunesse. Les oreilles plus attentives remarqueront d'ailleurs un cinquième thème dans la partition de « Super 8 », plus secondaire, entendu dans son intégralité au début de « Aftermath Class » où il est confié à un mélange contrebasses/contrebasson/bassons. Ce thème mystérieux constitué d'un groupe de quatre notes descendantes évoque clairement tout au long du film le secret entourant le crash du train, thème qui reviendra brièvement aux vents au début de « Train of Thought ». Le thème militaire devient prépondérant et puissant dans le martial « Circle Gets the Cube », un thème qui, en plus d'évoquer « Medal of Honor », a souvent été rapproché du thème des bad guys du « E.T. The Extra-Terrestrial » de John Williams. Le suspense et l'action ne sont pas en reste dans « Breen There, Ate That », évoquant avec fureur les méfaits de la créature, avec ses cuivres rugissants et agressifs.

Et comme toujours, on retrouve une solide combinaison du thème militaire et du motif de l'alien dans « Gas and Go », tandis que le motif du train est à nouveau repris dans « Looking for Lucy », avec le retour de cet orgue étrange utilisé à plusieurs reprises dans le film (une excellente idée qui vient apporter une certaine personnalité à la composition de Michael Giacchino). On notera aussi avec intérêt l'utilisation de l'électronique dans le sombre et angoissant « Woodward Bites It », où le thème militaire est repris de façon extrêmement glauque et tendue - avec la présence de cet orgue mystérieux couplé ici à un son de glass harmonica. L'action n'est pas en reste avec entre autre l'excellent « Lambs on the Lam » ou l'intense « Air Force HQ Or Bust » et ses cuivres massifs qui rappellent parfois, non sans nostalgie, les musiques de film d'épouvante/science-fiction des années 50. On appréciera d'ailleurs le caractère virtuose et extrêmement agressif des orchestrations et du jeu des instruments dans l'intense « World's Worst Field Trip » pour la séquence de l'affrontement dans l'épave du bus - on retrouve clairement ici le style action de « Mission Impossible III » - le morceau apporte une intensité extrême à cette scène spectaculaire du film, grâce à ses cuivres intenses, ses percussions martelées et ses rythmes syncopés complexes, et personnifie admirablement bien le danger et l'excitation de l'affrontement, le tout servi par des orchestrations toujours très riches et pleines de détails. La tension monte ensuite d'un cran dans « The Siege of Lillian » débouchant au long climax final de « Creature Comforts », 10 minutes intenses alternant entre action, suspense et coda calme et apaisée, suivi du magnifique « Letting Go » pour la grande conclusion du film, reprenant le motif mystérieux de la créature, le thème de Joe aux violoncelles et le Love Theme d'Alice. On appréciera ici la façon dont Giacchino superpose encore une fois ses thèmes dans une écriture contrapuntique très élaborée et digne des plus grands maîtres, « Letting Go » apportant une sensation d'émerveillement grandiose et d'émotion pour la conclusion du film, le tout porté par une lyrisme et une poésie chère à Michael Giacchino.

Seule ombre au tableau : les morceaux s'avèrent être bien souvent très courts (trop ?), les premières pistes du score ne dépassant ainsi quasiment jamais 1 minute voire 50 secondes, un défaut assez particulier dans « Super 8 », qui donne ainsi l'impression d'entendre une partition certes très cohérente mais aussi extrêmement morcelée (la faute est aussi imputable à un séquençage hasardeux). Mais au final, sans être d'une folle originalité, la musique de « Super 8 » reste à n'en point douter l'une des musiques de film majeures de l'été 2011, une grande partition symphonique « old school » dotée d'une pléiade de thèmes, d'orchestrations riches et d'une écriture harmonique/contrapuntique/mélodique qui rappelle clairement les grandes heures de la musique de film hollywoodienne, preuve en est que les talents n'ont pas disparus à Hollywood et qu'il reste encore des musiciens capables d'écrire des musiques d'une telle ampleur, d'une telle qualité pour des blockbusters U.S. Certes, la musique de « Super 8 » imite bien souvent John Williams sans jamais atteindre le génie ni la complexité des oeuvres du maestro américain - l'écriture mélodique de Giacchino restant bien souvent plus simple et aussi plus prévisible que chez Williams - mais le résultat est tout bonnement épatant, aussi bien dans le film que sur l'album, où l'on écoute le score avec un intérêt constant, une musique agréable, tour à tour sombre, furieuse, menaçante, mystérieuse et aussi émouvante, poétique, touchante et enthousiasmante. Elle évoque avec nostalgie une époque lointaine où les compositeurs savaient encore nous faire rêver au cinéma, et c'est là le défi que s'est lancé Michael Giacchino sur « Super 8 », défi qu'il semble avoir relevé haut la main. Un must de l'été 2011, à découvrir sans plus tarder !

Quentin Billard



   





Super 8

Réalisateur : J.J. Abrams

Avec Kyle Chandler, Elle Fanning, Amanda Michalka

Long-métrage américain .
Genre : Science fiction
Distributeur : Paramount Pictures France

 

 

Sortie en salle (France) : 03-08-2011


La notation de Cinezik sur ce film :

Eté 1979, une petite ville de l'Ohio. Alors qu'ils tournent un film en super 8, un groupe d'adolescents est témoin d'une spectaculaire catastrophe ferroviaire. Ils ne tardent pas à comprendre qu'il ne s'agit pas d'un accident. Peu après, des disparitions étonnantes et des événements inexplicables se produisent en ville, et la police tente de découvrir la vérité... Une vérité qu'aucun d'entre eux n'aurait pu imaginer.


Littéralement, le concept de SUPER 8 se résume à un mélange entre E.T. de Steven Spielberg (1982) et CLOVERFIELD de Matt Reeves (2008), ce dernier film ayant été produit par JJ. Abrams, qui en avait eu l'idée. SUPER 8 n'a donc d'emblée rien d'innovant à proposer, mais s'impose clairement comme un vrai challenger du cinéma de divertissement à l'ancienne, dans l'esprit des productions Amblin des années 80 qui ont fait suite au succès de E.T, et qui permit l'éclosion de cinéastes tels que Joe Dante (avec les deux GREMLINS en 1984 et 1990, INNERSPACE en 1987), Robert Zemeckis (la trilogie RETOUR VERS LE FUTUR de 1985 à 1990, et QUI VEUT LA PEAU DE ROGER RABBIT en 1988), Barry Levinson (LE SECRET DE LA PYRAMIDE, 1985), Don Bluth (les deux films d'animation FIEVEL mais aussi LE PETIT DINOSAURE)... sans oublier LES GOONIES, film emblématique d'Amblin, réalisé par Richard Donner en 1985 sur un scénario original de Spielberg lui-même, un des rares qu'il a écrit d'ailleurs.

La plupart de ces films ont en commun, outre leur célèbre producteur, de mettre en scène un groupe d'enfants à l'orée de l'adolescence, fréquentant le collège ou le lycée, mais surtout les banlieues résidentielles qu'ils arpentent à vélo, moyen de transport qui leur permet en outre d'explorer la campagne alentours, permettant ainsi, par exemple, à Elliott de rencontrer E.T. dans la forêt, ou les gosses des Goonies de découvrir la maison des Fratelli... Ce groupe de gosses bien soudé, issus de classes moyennes voire franchement populaires (familles nombreuses ou recomposées, enfants en échec scolaire, etc) se rallient autour d'un projet ou d'une passion qui va engendrer l'aventure, où ils seront par la suite sollicités individuellement et collectivement pour s'en tirer. Dans SUPER 8, comme le titre l'indique, il s'agit de tourner un court-métrage en 8mm destiné à être sélectionné dans un festival de film amateur. Tout se passe bien jusqu'au moment où un train déraille à proximité du tournage, et que la caméra enregistre l'évasion d'une étrange créature d'un wagon... De fait, les enfants ont leur secret, tout comme E.T. était celui d'Elliott puis de sa sœur.

Plus que jamais, l'ombre de tonton Spielberg plane sur ce film, qui plus qu'un hommage, célèbre ouvertement et avec une joie communicative les productions Amblin des années 80, jusque dans ses moindres détails (personnages, décors et costumes mais aussi lumières, dialogues, musique orchestrale très présente, etc). On n'est pas loin du film de fanboy, ce que ne niera sans doute pas JJ. Abrams, et c'est évidemment la limite du film. Mais c'est aussi sa richesse, car on n'avait tout simplement jamais revu cela depuis des lustres, et fait avec autant de talent. LES GOONIES a beau être un film culte pour toute une génération, cela reste un film un peu crétin et cabotin (dans le sens sympathique du terme), défauts absents du film d'Abrams qui, lui, reste très premier degré à l'instar de E.T., son modèle évident. L'auteur des séries ALIAS et LOST sait clairement poser ses personnages et un environnement crédible. Les caractérisations sont sommaires mais efficace. On n'en demande pas plus pour un film de divertissement. Mais quel rythme ! On est rapidement prit au jeu et on ne décroche jamais, le film ne souffre pas d'un ventre mou et alterne humour, drame et spectaculaire avec brio et une vraie virtuosité narrative (à défaut d'une mise en scène de grand ampleur : Abrams vient de la télé et ça se voit). Mais pour cette histoire qui se déroule en banlieue, cette forme de standardisation dans l'image et la mise en scène est un vrai atout qui a son charme.

SUPER 8 évoque aussi toutes les valeurs classiques du film d'aventure conventionnel : héroïsme, courage, témérité, etc, mais aussi désobéissance, résistance... Rien de nouveau sous le soleil mais le plaisir d'un certain premier degré prime sur l'originalité. Mine de rien, il est question ici de découvrir la vérité par soi-même, quitte à se mettre en danger, et ne pas croire ce que les autorités nous affirment. D'ailleurs, pour l'anecdote, l'histoire se passe en 1979, au moment même de l'accident de la centrale nucléaire de Three Mile Island aux USA, dont on entend parler à la télé au détour d'une scène. La résonnance avec l'actualité de 2011 est frappante, bien que fortuite. Il y a bien sûr aussi, comme chez Spielberg, un rapport très conflictuel à la famille : entre pères et enfants surtout (dans le cas des deux héros, la mère n'est plus là), avec des figures paternelles solitaires, paumés et démunis face à leur enfant qui a besoin d'émancipation. On retrouve aussi cette idée de comprendre l'étranger et non de l'affronter (la vraie belle idée du film, qui rejoint la philosophie spielbergienne initiée dans RENCONTRES DU 3ème TYPE et développée dans E.T.). Bref, tout y est.

Plus étonnant, et c'est la vraie découverte de ce film : Abrams se révèle excellent directeur d'acteurs. Les comédiens, en particulier les enfants, sont d'un naturel et d'une spontaniété toute rafraîchissante qui rappelle les moments volés de la famille bruyante et dissipée d'Elliott dans E.T., scènes d'ailleurs réssucitées dans SUPER 8 au coeur de la famille du jeune Charles, l'apprenti-cinéaste.

SUPER 8 est aussi une touchante réflexion sur le cinéma et l'envie de raconter des histoires, de divertir et d'émouvoir (très belle scène où Elle Fanning joue dans le court-métrage fauché des garçons et se révèle excellente comédienne face à un très médiocre interprète ; ils en restent tous bouche bée), c'est un film hommage aux séries Z et aux films bricolés entre copains, et au format Super 8 qui permettait de faire du cinéma à la maison : Spielberg a commencé comme ça...

Avant tout, il faut voir SUPER 8 comme un pur film de divertissement estival comme on n'en fait plus beaucoup (à l'exception des studios Pixar), avec des idées authentiques et sans le moindre cynisme. Face aux productions démesurées et désincarnées d'un Michael Bay, d'un Roland Emmerich ou d'un studio d'animation Dreamworks, avec des personnages sans consistance et une surenchère d'effets spéciaux tape-à-l'oeil et vulgaires, J.J. Abrams renoue avec le plaisir simple de l'émerveillement primitif du cinéma. Sans prétention, il s'impose comme un cinéaste de pur divertissement à l'ancienne dans la lignée de son modèle Spielberg. Cette foi dans des valeurs simples du cinéma populaire fait vraiment plaisir à voir, et on en redemande. Et d'ailleurs, regarder SUPER 8 est un tel plaisir qu'on y retournera dès que possible, avant de lui faire honneur en vidéo. Comme ce bon vieux E.T. qu'on a vu et revu en VHS...

Sylvain Rivaud

 



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