01. Super 8 (01:44) 02. Family matters (00:29) 03. Model painting (00:41) 04. Acting chops (00:40) 05. Aftermath class (05:54) 06. Thoughts of cubism (00:48) 07. We'll fix it in post-haste (00:44) 08. Productions woes (00:34) 09. Train of thought (00:35) 10. Circle gets the cube (01:06) 11. Breen there, ate that (01:12) 12. Dead over heels (00:48) 13. Gas and go (01:34) 14. Looking for Lucy (00:49) 15. Radio haze (01:08) 16. Mom's necklace (unused) (01:33) 17. Shootus interuptus (02:35) 18. Thoughts of mom (01:41) 19. Woodward bites it (01:54) 20. Alice projects on Joe (02:29) 21. Neighborhood watch / Fail (04:45) 22. The evacuation of Lillian (03:40) 23. A truckload of trouble (00:57) 24. Lambs on the lam (02:40) 25. Woodward's home movies (02:40) 26. Spotted lambs (01:37) 27. Air force HQ or bust (01:04) 28. World's worst field trip (03:36) 29. The seige of Lillian (02:57) 30. Creature comforts (10:10) 31. Letting go (05:18) 32. Super 8 suite (03:28) 33. The case (bonus track) [by 'Charles Kaznyk'] (03:28)
Varèse Sarabande (2 août 2011) - Original Score [musique originale]
Michael Giacchino retrouve son fidèle réalisateur J.J. Abrams après STAR TREK et MISSION IMPOSSIBLE 3, mais aussi les séries LOST et ALIAS, et en tant que producteur pour CLOVERFIELD.
Pour « Super 8 », l'objectif était similaire au concept du film
lui-même : renouer de façon nostalgique avec l'atmosphère des années
70/80, et plus particulièrement des musiques de film de John Williams
écrites à l'époque pour les films de Steven Spielberg. Relevant le défi
avec panache, Michael Giacchino fait appel aux ressources de l'excellent
Hollywood Studio Symphony (quoiqu'il aurait été plus judicieux de faire
appel au London Symphony Orchestra pour retrouver ce son propre aux
grandes musiques de film symphoniques des années 80) et nous livre une
composition orchestrale assez classique d'esprit, qui vaut surtout pour
ses grandes qualités d'écriture et la présence de ses nombreux thèmes,
chose devenue rare de nos jours dans la musique de film moderne.
Le
score de Giacchino se devait donc d'évoquer avec nostalgie un retour aux
sources rafraîchissant et épisodique à une époque aujourd'hui révolue
où musique de film rimait avec thèmes, symphonique et orchestrations
luxueuses. Et c'est John Williams qui a servi de modèle au compositeur
pour la musique de « Super 8 » (la présence de Spielberg à la production
ayant probablement facilité cette inspiration), une grande partition
symphonique dotée de quatre thèmes forts et mémorables, alternant entre
action, suspense, aventure et émotion, à la manière des grandes musiques
de film hollywoodiennes des années 80 (on pense autant à Williams qu'à
James Horner voire Bruce Broughton ou Alan Silvestri).
Le premier thème, très présent tout au long du film, est un motif
ascendant de trois notes, sombre et mystérieux, associé à la créature.
Ce motif, véritablement protéiforme, sera quasiment omniprésent lors de
la plupart des scènes où il est question de l'alien ou des dégâts qu'il
commet tout autour de lui. Autre thème majeur ici, le thème familial de
Joe, le jeune héros du film, thème plus intimiste et touchant
reconnaissable à sa cellule mélodique de quatre notes, entendu dès le
début du film dans « Super 8 » (morceau qui débute d'ailleurs par une
toute première introduction du motif du monstre). Le troisième thème,
plus secondaire, et pourtant bien plus intéressant que le thème
principal de Joe, est entendu pour la première fois dans « Acting Chops »
: il s'agit du Love Theme pour Alice et Joe, thème mélodique ample et
romantique assez savoureux, très influencé de John Williams ou des
grands Love Theme de James Horner (on pense par exemple à celui de « The
Rocketeer »). Enfin, le quatrième et dernier thème est entendu
brièvement dans « Aftermath Class » et repris notamment dans « The
Evacuation of Lillian ». Il s'agit du thème martial et cuivré associé
aux bad guys du film, les soldats de l'armée américaine. Le thème - qui
n'est pas sans rappeler le thème allemand de la musique de Giacchino
pour le jeu vidéo « Medal of Honor - Secrets Weapons Over Normandy » -
sera lui aussi très présent tout au long des scènes avec les militaires,
et personnifie clairement la menace et le danger que représentent les
soldats américains tout au long du film, un thème assez malléable qui
sera bien souvent opposé en contrepoint avec le motif de la créature.
Fort de ses quatre thèmes majeurs, Michael Giacchino élabore ainsi une
partition symphonique à l'ancienne, le tout porté par une nostalgie et
un goût évident pour les grandes oeuvres symphoniques d'antan. Si «
Super 8 », « Family Matters », « Model Painting » ou « Acting Chops » ne
servent qu'à établir les premiers thèmes du score - celui de la famille
de Joe et le Love Theme secondaire d'Alice - les choses deviennent plus
complexes avec le long et sombre « Aftermath Class », où mystère et
danger ont enfin leur mot à dire. Giacchino met ici l'accent sur le
motif entêtant de la créature et le thème de l'armée. On appréciera,
comme toujours chez le compositeur, les qualités de l'écriture
orchestrale et des orchestrations, riches et soignées - à noter par
exemple l'utilisation typique de la harpe vers le milieu de « Aftermath
Class » et d'un orgue utilisé discrètement pour représenter la
découverte stupéfiante des ados suite au crash du train. On appréciera
aussi la façon dont Giacchino développe admirablement ses principaux
thèmes en fonction de l'action et du récit, un procédé narratif qui
renvoie à la technique traditionnelle du leitmotiv wagnérien, que John
Williams porta à son apogée dans le cinéma de Spielberg des années
70/80. Un morceau pourtant modeste comme « Thoughts of Cubism » est
représentatif de ce fait, notamment dans la façon dont Giacchino
superpose le Love Theme d'Alice et le motif obsédant de la créature. Le
thème d'Alice se voit d'ailleurs transformé en mélodie élégante et
enthousiasmante dans « We'll Fix It In Post-Hate », où il se retrouve
confié à des cordes malicieuses et enjouées sur fond de harpe et piano,
évoquant la fougue et l'innocence poétique de la jeunesse. Les oreilles
plus attentives remarqueront d'ailleurs un cinquième thème dans la
partition de « Super 8 », plus secondaire, entendu dans son intégralité
au début de « Aftermath Class » où il est confié à un mélange
contrebasses/contrebasson/bassons. Ce thème mystérieux constitué d'un
groupe de quatre notes descendantes évoque clairement tout au long du
film le secret entourant le crash du train, thème qui reviendra
brièvement aux vents au début de « Train of Thought ». Le thème
militaire devient prépondérant et puissant dans le martial « Circle Gets
the Cube », un thème qui, en plus d'évoquer « Medal of Honor », a
souvent été rapproché du thème des bad guys du « E.T. The
Extra-Terrestrial » de John Williams. Le suspense et l'action ne sont
pas en reste dans « Breen There, Ate That », évoquant avec fureur les
méfaits de la créature, avec ses cuivres rugissants et agressifs.
Et comme toujours, on retrouve une solide combinaison du thème militaire
et du motif de l'alien dans « Gas and Go », tandis que le motif du
train est à nouveau repris dans « Looking for Lucy », avec le retour de
cet orgue étrange utilisé à plusieurs reprises dans le film (une
excellente idée qui vient apporter une certaine personnalité à la
composition de Michael Giacchino). On notera aussi avec intérêt
l'utilisation de l'électronique dans le sombre et angoissant « Woodward
Bites It », où le thème militaire est repris de façon extrêmement
glauque et tendue - avec la présence de cet orgue mystérieux couplé ici à
un son de glass harmonica. L'action n'est pas en reste avec entre autre
l'excellent « Lambs on the Lam » ou l'intense « Air Force HQ Or Bust »
et ses cuivres massifs qui rappellent parfois, non sans nostalgie, les
musiques de film d'épouvante/science-fiction des années 50. On
appréciera d'ailleurs le caractère virtuose et extrêmement agressif des
orchestrations et du jeu des instruments dans l'intense « World's Worst
Field Trip » pour la séquence de l'affrontement dans l'épave du bus - on
retrouve clairement ici le style action de « Mission Impossible III » -
le morceau apporte une intensité extrême à cette scène spectaculaire du
film, grâce à ses cuivres intenses, ses percussions martelées et ses
rythmes syncopés complexes, et personnifie admirablement bien le danger
et l'excitation de l'affrontement, le tout servi par des orchestrations
toujours très riches et pleines de détails. La tension monte ensuite
d'un cran dans « The Siege of Lillian » débouchant au long climax final
de « Creature Comforts », 10 minutes intenses alternant entre action,
suspense et coda calme et apaisée, suivi du magnifique « Letting Go »
pour la grande conclusion du film, reprenant le motif mystérieux de la
créature, le thème de Joe aux violoncelles et le Love Theme d'Alice. On
appréciera ici la façon dont Giacchino superpose encore une fois ses
thèmes dans une écriture contrapuntique très élaborée et digne des plus
grands maîtres, « Letting Go » apportant une sensation d'émerveillement
grandiose et d'émotion pour la conclusion du film, le tout porté par une
lyrisme et une poésie chère à Michael Giacchino.
Seule ombre au tableau : les morceaux s'avèrent être bien souvent très
courts (trop ?), les premières pistes du score ne dépassant ainsi
quasiment jamais 1 minute voire 50 secondes, un défaut assez particulier
dans « Super 8 », qui donne ainsi l'impression d'entendre une partition
certes très cohérente mais aussi extrêmement morcelée (la faute est
aussi imputable à un séquençage hasardeux). Mais au final, sans être
d'une folle originalité, la musique de « Super 8 » reste à n'en point
douter l'une des musiques de film majeures de l'été 2011, une grande
partition symphonique « old school » dotée d'une pléiade de thèmes,
d'orchestrations riches et d'une écriture
harmonique/contrapuntique/mélodique qui rappelle clairement les grandes
heures de la musique de film hollywoodienne, preuve en est que les
talents n'ont pas disparus à Hollywood et qu'il reste encore des
musiciens capables d'écrire des musiques d'une telle ampleur, d'une
telle qualité pour des blockbusters U.S. Certes, la musique de « Super 8
» imite bien souvent John Williams sans jamais atteindre le génie ni la
complexité des oeuvres du maestro américain - l'écriture mélodique de
Giacchino restant bien souvent plus simple et aussi plus prévisible que
chez Williams - mais le résultat est tout bonnement épatant, aussi bien
dans le film que sur l'album, où l'on écoute le score avec un intérêt
constant, une musique agréable, tour à tour sombre, furieuse, menaçante,
mystérieuse et aussi émouvante, poétique, touchante et enthousiasmante.
Elle évoque avec nostalgie une époque lointaine où les compositeurs
savaient encore nous faire rêver au cinéma, et c'est là le défi que
s'est lancé Michael Giacchino sur « Super 8 », défi qu'il semble
avoir relevé haut la main. Un must de l'été 2011, à
découvrir sans plus tarder !
Long-métrage américain . Genre : Science fiction Distributeur : Paramount Pictures France
Eté 1979, une petite ville de l'Ohio. Alors qu'ils tournent un film en super 8, un groupe d'adolescents est témoin d'une spectaculaire catastrophe ferroviaire. Ils ne tardent pas à comprendre qu'il ne s'agit pas d'un accident. Peu après, des disparitions étonnantes et des événements inexplicables se produisent en ville, et la police tente de découvrir la vérité... Une vérité qu'aucun d'entre eux n'aurait pu imaginer.
Littéralement, le concept de SUPER 8
se résume à un mélange entre E.T. de Steven Spielberg (1982) et
CLOVERFIELD de Matt Reeves (2008), ce dernier film ayant été
produit par JJ. Abrams, qui en avait eu l'idée. SUPER 8 n'a donc
d'emblée rien d'innovant à proposer, mais s'impose clairement comme
un vrai challenger du cinéma de divertissement à l'ancienne, dans
l'esprit des productions Amblin des années 80 qui ont fait suite au
succès de E.T, et qui permit l'éclosion de cinéastes tels que Joe
Dante (avec les deux GREMLINS en 1984 et 1990, INNERSPACE en 1987),
Robert Zemeckis (la trilogie RETOUR VERS LE FUTUR de 1985 à 1990, et
QUI VEUT LA PEAU DE ROGER RABBIT en 1988), Barry Levinson (LE SECRET
DE LA PYRAMIDE, 1985), Don Bluth (les deux films d'animation FIEVEL
mais aussi LE PETIT DINOSAURE)... sans oublier LES GOONIES, film
emblématique d'Amblin, réalisé par Richard Donner en 1985 sur un
scénario original de Spielberg lui-même, un des rares qu'il a écrit
d'ailleurs.
La plupart de ces films ont en commun,
outre leur célèbre producteur, de mettre en scène un groupe
d'enfants à l'orée de l'adolescence, fréquentant le collège ou le
lycée, mais surtout les banlieues résidentielles qu'ils arpentent à
vélo, moyen de transport qui leur permet en outre d'explorer la
campagne alentours, permettant ainsi, par exemple, à Elliott de
rencontrer E.T. dans la forêt, ou les gosses des Goonies de
découvrir la maison des Fratelli... Ce groupe de gosses bien soudé,
issus de classes moyennes voire franchement populaires (familles
nombreuses ou recomposées, enfants en échec scolaire, etc) se
rallient autour d'un projet ou d'une passion qui va engendrer
l'aventure, où ils seront par la suite sollicités individuellement
et collectivement pour s'en tirer. Dans SUPER 8, comme le titre
l'indique, il s'agit de tourner un court-métrage en 8mm destiné à
être sélectionné dans un festival de film amateur. Tout se passe
bien jusqu'au moment où un train déraille à proximité du
tournage, et que la caméra enregistre l'évasion d'une étrange
créature d'un wagon... De fait, les enfants ont leur secret, tout
comme E.T. était celui d'Elliott puis de sa sœur.
Plus que jamais, l'ombre de tonton
Spielberg plane sur ce film, qui plus qu'un hommage, célèbre
ouvertement et avec une joie communicative les productions Amblin des
années 80, jusque dans ses moindres détails (personnages, décors
et costumes mais aussi lumières, dialogues, musique orchestrale très
présente, etc). On n'est pas loin du film de fanboy, ce que ne niera
sans doute pas JJ. Abrams, et c'est évidemment la limite du film.
Mais c'est aussi sa richesse, car on n'avait tout simplement jamais
revu cela depuis des lustres, et fait avec autant de talent. LES
GOONIES a beau être un film culte pour toute une génération, cela
reste un film un peu crétin et cabotin (dans le sens sympathique du
terme), défauts absents du film d'Abrams qui, lui, reste très
premier degré à l'instar de E.T., son modèle évident. L'auteur
des séries ALIAS et LOST sait clairement poser ses personnages et un
environnement crédible. Les caractérisations sont sommaires mais
efficace. On n'en demande pas plus pour un film de divertissement.
Mais quel rythme ! On est rapidement prit au jeu et on ne
décroche jamais, le film ne souffre pas d'un ventre mou et alterne
humour, drame et spectaculaire avec brio et une vraie virtuosité
narrative (à défaut d'une mise en scène de grand ampleur :
Abrams vient de la télé et ça se voit). Mais pour cette histoire
qui se déroule en banlieue, cette forme de standardisation dans
l'image et la mise en scène est un vrai atout qui a son charme.
SUPER 8 évoque aussi toutes les
valeurs classiques du film d'aventure conventionnel : héroïsme,
courage, témérité, etc, mais aussi désobéissance, résistance...
Rien de nouveau sous le soleil mais le plaisir d'un certain premier
degré prime sur l'originalité. Mine de rien, il est question ici de
découvrir la vérité par soi-même, quitte à se mettre en danger, et ne
pas croire ce que les autorités nous affirment. D'ailleurs, pour
l'anecdote, l'histoire se passe en 1979, au moment même de l'accident de
la centrale nucléaire de Three Mile Island aux USA, dont on entend parler à la
télé au détour d'une scène. La résonnance avec l'actualité de 2011 est
frappante, bien que fortuite. Il y a bien sûr aussi, comme chez
Spielberg, un rapport très conflictuel à la famille : entre
pères et enfants surtout (dans le cas des deux héros, la mère
n'est plus là), avec des figures paternelles solitaires, paumés et
démunis face à leur enfant qui a besoin d'émancipation. On
retrouve aussi cette idée de comprendre l'étranger et non de
l'affronter (la vraie belle idée du film, qui rejoint la philosophie
spielbergienne initiée dans RENCONTRES DU 3ème TYPE et développée
dans E.T.). Bref, tout y est.
Plus étonnant, et c'est la vraie découverte de ce film : Abrams se révèle excellent directeur d'acteurs. Les comédiens, en particulier les enfants, sont d'un naturel et d'une spontaniété toute rafraîchissante qui rappelle les moments volés de la famille bruyante et dissipée d'Elliott dans E.T., scènes d'ailleurs réssucitées dans SUPER 8 au coeur de la famille du jeune Charles, l'apprenti-cinéaste.
SUPER 8 est aussi une touchante réflexion sur le cinéma et l'envie de raconter des histoires, de
divertir et d'émouvoir (très belle scène où Elle Fanning joue
dans le court-métrage fauché des garçons et se révèle excellente
comédienne face à un très médiocre interprète ; ils en
restent tous bouche bée), c'est un film hommage aux séries Z et aux
films bricolés entre copains, et au format Super 8 qui permettait de
faire du cinéma à la maison : Spielberg a commencé comme
ça...
Avant tout, il faut voir SUPER 8 comme
un pur film de divertissement estival comme on n'en fait plus beaucoup (à l'exception des studios Pixar), avec des idées authentiques et sans le moindre cynisme. Face
aux productions démesurées et désincarnées d'un Michael Bay,
d'un Roland Emmerich ou d'un studio d'animation Dreamworks, avec des personnages sans consistance et une
surenchère d'effets spéciaux tape-à-l'oeil et vulgaires, J.J.
Abrams renoue avec le plaisir simple de l'émerveillement primitif du
cinéma. Sans prétention, il s'impose comme un cinéaste de pur
divertissement à l'ancienne dans la lignée de son modèle
Spielberg. Cette foi dans des valeurs simples du cinéma populaire
fait vraiment plaisir à voir, et on en redemande. Et d'ailleurs,
regarder SUPER 8 est un tel plaisir qu'on y retournera dès que
possible, avant de lui faire honneur en vidéo. Comme ce bon vieux E.T. qu'on a vu et revu en VHS...