Colosseum (8 septembre 2010) - Original Score [musique originale]
Grégoire Hetzel compose la musique de ce deuxième film de Julie Bertuccelli. On y entend également des chansons d'Asaf Avidan & The Mojos, The Cinematic Orchestra et The Slippers.



|
Sortie en salle : 11-08-2010
La notation de Cinezik sur ce film :   
Réalisateur : Avec Charlotte Gainsbourg, Morgana Davies, Marton Csokas Long-métrage français , italien , australien . Genre : Comédie dramatique Durée : 01h40min
Hors Compétition - Festival de Cannes 2010
|
En Australie, Dawn et Peter vivent heureux avec leurs quatre enfants à
l'ombre de leur gigantesque figuier. Lorsque Peter meurt brutalement,
chacun, pour continuer à vivre, réagit à sa manière. Simone, la petite
fille de 8 ans, croit que son père vit à présent dans l'arbre. Un jour,
elle initie Dawn à son secret... Peu-à-peu Dawn retrouve des forces, un
travail. Peut-être un nouvel amour ? La vie reprend mais l'arbre devient
envahissant...

Contant le deuil d'une mère et de sa fille après la disparition du père, aidant leur désespoir dans l'invention d'une réincarnation (dans l'arbre), le film est une fable à la fois poétique et réaliste d'une forte émotion. Entre la tristesse et l'espoir, avançant sur un fil, flirtant avec le merveilleux (visions fantastiques, comme des crapauds dans le lavabo), cette œuvre magistrale et lumineuse rappelant les territoires intermédiaires de Shyamalan pourrait se résumer à un regard, un visage, celui de la petite Simone incarnée par une magnétique Morgana Davies qui à elle seule porte le mystère du film, son aura. Forte et fragile à la fois, Charlotte Gainsbourg tente de rester sur terre et incarner le réalisme de l'histoire en se reconstituant un couple, mais finit par prendre le parti mystique de sa fille. L'ARBRE est quelque part une invitation à la rêverie post-mortem, un conte romantique entre la vie et la mort d'une justesse vertigineuse, l'arbre dans lequel se réfugie la petite étant une passerelle vers l'au-delà. Inutile d'ajouter que nous attendons la suite de l'œuvre de Julie Bertuccelli qui ne signe là que son deuxième film.
Benoit Basirico