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Devdas  (2003)

Universal 2002 - 52:54 | Album



Le cinéma indien, ce n'est pas "bien"; le cinéma indien, c'est tout simplement énorme ! L'année même où Lagaan sortait sur les écrans français, Devdas était présenté à Cannes (le soir de la présentation, toute l'équipe du film était arrivée devant le Palais des Festivals en calèche et en costumes traditionnels).

[© Texte : Cinezik] •

Devdas

Tracklist (de la BO en CD ou Digital)

1. Shreya Ghosal - Silsila Ye Chaahat Ka (05:26)
2. Kavita Krishnamurthy - Maar Daala (04:39)
3. Udit Narayan; Shreya Ghosal - Bairi Piya (05:22)
4. Pandit Birju Maharaj; Kavita Subramaniam; Madhuri Dixit - Kaahe Chhed Mohe (05:22)
5. Udit Narayan; Vinod Rathod; Shreya Ghosal - Chalak Chalak (05:12)
6. Udit Narayan; Kavita Subramaniam - Hamesha Tumko Chaha (06:02)
7. Udit Narayan - Woh Chand Jaisi Ladki (04:32)
8. Jaspinder Narula; Shreya Ghosal - Morey Piya (05:40)
9. Rashmi Sharma; Supriva Raghav Chatterjee - Devdas - The Theme (04:03)
10. Kavita Subramaniam; Shreya Ghosal; KK - Dola Re Dola (06:36)

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Adaptation d'un des plus célèbres romans de la littérature locale de Sarat Chandra Chattopadhyay , il bénéficie du plus gros budget jamais accordé à un réalisateur indien et fut d'ailleurs produit par Mega Bollywood (incroyable, non ?)! Toutes les conventions du cinéma indien y sont bien respectées, voire exacerbées.

Je dois bien avouer qu'à la vision de Devdas je suis restée clouée sur place devant une telle richesse, et plus au sens propre qu'au figuré ! Le jeu des acteurs ? Complètement démesuré. Pour preuve, le rà´le féminin principal est tout simplement interprété par Miss Monde ! Depuis, la "petite" Aishwarya Rai a fait du chemin puisqu'elle est revenue à Cannes en 2003 en tant que membre du jury. Des costumes chatoyants brodés de lumière, des décors étincelants où la surabondance est de mise à chaque plan. Oui, l'or coule à flot et tout, dans la mise en scène, est excessif. La photographie est telle que chaque couleur paraît plus vraie que nature et chaque larme semble refléter les rayons du soleil. Les passions se déchaînent au sein de ce mélodrame profondément encrée dans le romanesque de la littérature indienne et prétexte à une démesure de sentiments parfaitement insupportable pour un occidental.

Devdas, fils de Zamindar, revient au pays après des études d'avocat en Grande-Bretagne. Depuis des années, la jeune femme dont il est amoureux et qu'il souhaite épouser depuis sa tendre enfance attend désespérément son retour. Malheureusement, elle est de rang inférieur et la famille du jeune homme refuse le mariage. Complètement déchiré, Devdas sombre dans l'alcool et se lie d'un amour interdit avec une courtisane.

Il faut bien admettre que si le film n'était pas aussi monumental et la recherche de beauté omniprésente, Devdas serait tout de même un peu long (trois heures de mélo exorbitant !). Bien évidemment, les danses tourbillonnantes et les chants, qui occupent la première ligne, font de ce film un sommet en matière de comédie musical et un remède imparable contre la morosité. Je ne saurai donc que vous conseiller vivement l'écoute de la bande originale de Ismail Darbar . Sur le disque chansons passionnées et dialogues frénétiques s'enchevêtrent, ce qui aurait pu être parfaitement énervant pour une audience ne comprenant pas un mot d'indien. Ce n'est pas le cas, même si le disque sans dialogues de Lagaan était bien plus plaisant à écouter. Il ressort malgré tout de cet album une unité de ton étonnante. Peut-être parce que la musique est quasi omniprésente dans le film ? Peut-être parce que, à bien y réfléchir, les acteurs indiens parlent très peu et chantent beaucoup ? Qu'importe, c'est beau, et ça détend. Devdas : un paroxysme mythologique ?

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