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L\'ENSEMBLE EFFIGIES

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L'ensemble Effigies de l'université de Tours donnait des concerts de musiques de film. 

Interview d'Arnaud Juliot, directeur de l'ensemble Effigies

Comment est né l’Ensemble Effigies ?

A la base, l'ensemble a été crée par trois étudiants. La première année on étaient une cinquantaine et nous avons donné trois concerts.

Cette année nous avons fait uniquement deux concerts. Effigies est avant tout un ensemble qui fonctionne par le bon vouloir et la disponibilité de tous les instrumentistes et choristes. C'est une occupation qu'ils font uniquement par plaisir, sur leur temps libre, ça ne leur rapporte absolument rien. Du moins pour l'instant. Mais peut-être qu'un jour ça deviendra un ensemble plus important, avec des professionnels. Il faut commencer tout doucement en association ensuite trouver des partenaires comme l'université, la mairie qui peuvent nous aider par des subventions et peut-être qu'un jour on sera autonomes.

Comment se décide le choix des musiques ?

Le choix du répertoire se décide par une réunion des partenaires impliqués dans le projet et puis après le choix précis des morceaux est un choix du chef. Mais je n'ai pas envie de décider tout seul. J'ai envie que ça fasse plaisir à tout le monde parce que si je choisis un programme qui ne plaît pas, je risque d'avoir un tiers des choristes qui risquent de partir en milieu d'année.

Il y avait beaucoup de personnes qui étaient intéressés par les musiques de Danny Elfman. Tim Burton a sortit pas mal de films récemment. On a trouvé que c'était dans l'air du temps. L'année dernière on a joué Aeris (thème du jeu vidéo, Final Fantasy VII) et Liberi Fatali (Final Fantasy VIII) de Nobuo Uematsu. Comme ça avait plu , on en a proposé à nouveau cette année. Et puis forcément on interprète Roma de Nino Rota parce que c'est l’un des maîtres de Danny Elfman. Pour varier, on a essayé aussi de piocher un peu ailleurs. Chez Walt Disney ou encore Bruno Coulais.

Comment s’effectue l’arrangement des morceaux ?

Les partitions sont spécialement arrangées pour l’ensemble avec les instruments à dispositions : tuba, trombone, cor, trompette, violoncelle, contrebasse, piano, saxophone et vents (flûte, hautbois et clarinette). Il n'y a pas de violons et d'alto donc ça pose quelques soucis parce que chez Danny Elfman il y a souvent des cordes, ou comme dans Love de Uematsu que l'on a joué ce soir, mais ça fonctionne quand même. C'est de toute façon un effectif qu'affectionnait Nino Rota qui jouait parfois sans cordes, ne serait-ce que pour ses B.O. de films chez Fellini, qui se rapprochent de la musique de cirque.

Quelle part de travail a été nécessaire pour monter ce concert ?

On met quatre semaines pour monter entre deux et trois morceaux. Pour ce qui est du chœur, on fait deux heures de répétition par semaine en alterné. On fonctionne sur un système de quatre répétitions avec deux répétitions de chœur, ensuite une d'orchestre et sur la quatrième on regroupe l'orchestre et le chœur parce qu'il faut plus de temps au chœur pour travailler.

En ce qui concerne le travail d'arrangement c'est un investissement que je ne compte pas. Je dois le taper sur logiciel, puis l'imprimer ; faire une partition pour choristes d'un côté et des partitions séparés pour tous les instrumentistes. Ça prend beaucoup de temps, mais à l’arrivée le résultat est un grand plaisir.

Quels sont les projets à venir ?

On aimerait grossir le chœur pour qu’il soit plus dense et plus compact. L'année prochaine, l'ensemble sera dirigé par trois personnes. Ça nous permettra d’interpréter plus de morceaux dans la mesure où arranger des pièces tout seul prend énormément de temps. En faisant des arrangements à trois, il se peut qu'on propose un concert entre 1h30 et 2h. Il y aura des pièces de musiques de films dans le mêmes style, pour orchestre et chœurs (*) et puis des compositions de jeunes compositeurs et arrangeurs que j'ai rencontré dans cet ensemble.

(*) Certains musiciens ont exprimé leur souhait de jouer des musiques du répertoire de Media Ventures (Hans Zimmer, John Powell, Harry Gregson-Williams, Klaus Badelt…).

Propos recueillis par Sylvain Rivaud, le vendredi 19 Mai 2006 à l’université François-Rabelais de Tours. 
Retranscription de Julien Mazaudier.

 

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