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Une vie ailleurs  (2017)

Cristal Records (17 mars 2017) | Original Score [musique originale]


Nicolas Kuhn retrouve Olivier Peyon sur ce drame familial après le documentaire "Comment j'ai détesté les maths" (2013) avec une musique solaire, tendre, toujours généreuse, qui évite le pathos face au sujet dramatique de cette mère (Isabelle Carré) en quête de son fils en Uruguay. L'amérique du Sud est convoquée par la présence d'un bandonéon rappelant le tango et d'une guitare acoustique, sans pour autant jouer le folklorique, en restant près de l'émotion de son personnage.

Une vie ailleurs

Tracklist

1. Ailleurs I 1'44
2. No pasaporte 1'01
3. Arrivée à Florida 1'19
4. Mehdi trouve Felipe 1'16
5. Sylvie attend 0'45
6. Retrouver mon fils en Uruguay 1'53
7. Felipe disparaît 1'43
8. Norma inquiète 1'10
9. Preocupación 0'55
10. Respuesta al miedo 2'59
11. Ailleurs II 2'15
12. Maria enlève Felipe 0'41
13. Commissariat 1'07
14. Felipe 3'03
15. Gare routière 1'25
16. Douleur 1'57
17. N'aie pas peur 1'24
18. Ailleurs III 2'07
19. Florida 3'12

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Autour de cette BO

Propos du compositeur

L'intensité des émotions qui traversent Une vie ailleurs, la force de la narration, la sensibilité des personnages : tout emmenait dès la lecture vers une musique tendre, douce, autant que tendue, pulsée. Les instruments capables d'insuffler toutes ces dimensions se sont imposés assez vite : quintet à cordes, guitare classique, bandonéon, quelques sonorités électroniques, et les résonances métalliques si particulières du «hang».
Mais plus que les instruments pour eux-mêmes, c'est par la rencontre et la fusion des sonorités et des modes d'expression que j'ai cherché à construire un univers musical évocateur et sensible.

Olivier Peyon fait partie de ces réalisateurs pour lesquels la musique est consubstantielle au langage cinématographique. Son cinéma est musical dans l'écriture, dans le développement de la ligne narrative, dans le déploiement des personnages et de ce qui les relie, dans le rythme des images. Pour Une vie ailleurs, la composition a débuté très tôt dans l'élaboration du film, les morceaux « Ailleurs », « Respuesta al miedo » ou « Retrouver mon fils en Uruguay » donnant très vite des directions et des paysages sonores possibles pour l'ensemble du film. Petit à petit, avec l'avancement du montage, la narration musicale s'est mêlée aux images, aux dialogues et aux sons du film.

C'est toujours étonnant pour un compositeur de voir et d'entendre les effets de la musique sur la perception des images, mais aussi bien-sûr, les effets des images sur la musique. Quand tout est bien dosé et cohérent sur la durée du film, la musique enrichit les images, et à l'inverse celles-ci enrichissent la musique. Elles se projettent dans les notes et donnent l'impression que les mélodies et les accords sont une incarnation sonore de ce que l'œil voit...

Au final, j'espère avoir suivi la quête du film : une expression profondément humaine, intime et familière, mais aussi et parfois en même temps, si c'est possible, étrangère, voire étrange, pour que cette musique soit aussi un pas vers cette Vie ailleurs.

Nicolas Kuhn 

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