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Les Amants passagers  (2013)

Los Amantes pasajeros

Quartet Records (4 mars 2013) - CD + Digital - 0:53:34 | Original Score [musique originale]


 

Le compositeur Alberto Iglesias retrouve son fidèle compatriote espagnol Pedro Almodóvar.



[© Texte : Cinezik] •
Les Amants passagers

Tracklist (de la BO en CD ou Digital)

1 I'm So Excited (3:58) The Pointer Sisters / Anita Pointer, June Pointer et Ruth Pointer
2 El Bello Durmiente (1:29) Alberto Iglesias
3 Blanco (2:17) Alberto Iglesias
4 Las Confidencias del Estafador (2:25) Alberto Iglesias
5 Esto Es Cosa del CNI (3:25) Alberto Iglesias
6 Für Elise (2:47) Ludwig van Beethoven, par Los Destellos
7 El Hijo de Ariadna (4:02) Alberto Iglesias
8 Malagueña Salerosa (3:29) Pedro Galindo et Elpidio Ramirez / par Luiz Bonfa
9 El Cielo Sobre Toledo (0:50) Alberto Iglesias
10 ¿Qué Le Pasa a Hugo? (1:43) Alberto Iglesias
11 La Hija Pródiga (2:39) Alberto Iglesias
12 Skyes Over Cairo (3:33) Django Django
13 Piano Bar (4:00) Alberto Iglesias
14 Aterrizaje Inminente (6:33) Alberto Iglesias
15 Pasarela de Tripulantas (2:00) Alberto Iglesias
16 The Look (4:36) Metronomy
17 Extra I (1:43) Alberto Iglesias
18 Extra II (2:05) Alberto Iglesias

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Autour de cette BO

Propos du réalisateur sur la musique

Les chansons

Lorsque j'écrivais le scénario, j'ai découvert les cumbias psychédéliques péruviennes, légèrement inspirées de la cumbia colombienne, interprétées par une formation de guitares électriques typique des années 60. Il existe plusieurs disques, celui que j'ai découvert s'appelle The Roots of Chicha. Les groupes réunis sur cette compilation ont le charme des groupes modernes primitifs des années 60, avec une délicieuse touche exotique. J'adore !

Dès l'écriture du scénario, je savais que j'inclurais la version de Para Elisa des Destellos. Depuis longtemps, je voulais ajouter à la discographie de mes films le nom de Luiz Bonfá, interprète brésilien exquis de la pré-­bossa.

Pour le début des Amants passagers, j'ai choisi le morceau très connu Malagueña salerosa qui, grâce à la guitare de Luiz Bonfá, a une sonorité délicate, subtile et envoûtante de lounge sophistiqué, qui nous entraîne avec élégance dans l'univers du film. À la moitié du film, juste au moment où la narration remonte après avoir traversé une vallée, j'ai eu l'idée de mettre en scène le play‐back chorégraphié de I'm So Excited des Pointer Sisters. Avec la danse des trois stewards, exécutée d'un bout à l'autre de la Classe Affaire, non seulement la vallée disparaît, mais la narration atteint l'un de ses sommets les plus hilarants.

«Je vais perdre le contrôle et je crois que ça me plaît», disent les Pointer Sisters. Cette phrase convient parfaitement à ce qui se passe ensuite. C'est Blanca Li qui a conçu cette amusante chorégraphie. Pour la scène paroxystique de la catharsis érotique, je me montre tarantinien en choisissant le rythme endiablé de Skies Over Cairo du groupe révélation britannique Django Django. Et pour finir avec une touche de comédie pop, The Look de l'album "The English Riviera" de Metronomy me semblait tout à fait approprié.

Alberto Iglesias

La musique qu'Alberto Iglesias a composée pour ce film a été une révélation pour moi, même si cela fait près de vingt ans que nous travaillons ensemble. Alberto Iglesias s'est inspiré du «lounge haute couture», d'ambiances jazz voluptueuses, de rythmes de bossa nova, de musique électronique, d'orchestrations big band, et pour la dernière partie du film, il a composé des thèmes propres au thriller psychologique.

Dans un morceau qui dure six minutes (six minutes pendant lesquelles les dialogues dévoilent différents secrets des personnages et où l'émotion change en permanence), Alberto a créé un thème changeant qui fournit un contrepoint aux dialogues des personnages et à leurs états d'âme, en une progression continue (je veux parler de la situation jouée par Lola Dueñas, Cecilia Roth et José María Yazpik). Dans cette scène, Iglesias n'a pas adapté la musique aux changements de plan, comme cela se fait habituellement, mais aux pulsions des personnages. J'ai même du mal à l'expliquer.

J'adore l'aisance avec laquelle il a assimilé Bernard Herrmann : ces cordes tremblantes, qui accompagnent le ralentissement ou l'accélération de l'action et qui provoquent un si grand malaise, renvoient au maître du suspense. Parmi ses autres trouvailles, il y a l'ensemble de saxos (rien à voir avec la lamentation du saxo nocturne, devenu banal), parfait pour une comédie, audacieux et envoûtant. Il y a une référence à Mancini, mais très légère.

Pedro Almodovar

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