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The Spiderwick Chronicles  (2008)

Lakeshore (US : 5 février 2008,
FR : 14 avril 2008) - 1:11:30 | Original Score [musique originale]



James Horner revient sur un film familial dans le style de Jumanji qu'il avait auparavant composé. Rien de très original (à quoi bon ? Le film le merite-il ?), mais on retrouve ici la plume de James Horner qui fit son succès dans les années 80 dans le genre du film d'aventures/fantastique familial.

[© Texte : Cinezik] •

The Spiderwick Chronicles

Tracklist (de la BO en CD ou Digital)

1. Writing the Chronicles (3:03)
2. So Many New Worlds Revealed (5:12)
3. Thimbletack and the Goblins (5:15)
4. Hogsqueal's Warning of a Bargain With Mulgarath (5:16)
5. Discovering Spiderwick's Secret Workshop (3:24)
6. Dark Armies from the Forest Attack (3:06)
7. Burning the Book (2:43)
8. A Desperate Run Through the Tunnels (4:47)
9. Lucinda's Story (6:01)
10. The Flight of the Griffin (6:55)
11. Escape from the Glade (4:44)
12. The Protective Circle Is Broken...! (2:07)
13. Jared and Mulgarath Fight for the Chronicles (4:17)
14. Coming Home (6:17)
15. Closing Credits (8:23)

Nos articles sur cette BO

James Horner convoque un orchestre puissant et imposant, utilisant avec minutie et subtilité chaque pupitre (cordes, bois, cuivres), avec des volutes de cordes qui rappellent l'ambiance mystérieuse et onirique de Willow, tandis que certains morceaux d'action (rythmés par des enclumes) évoquent Aliens, avec des plages qui, comble du luxe, prennent de temps de se développer sur parfois six minutes...

Pas de doute, Horner est bien revenu vingt ans en arrière. Faut-il s'en réjouir ? Oui, car il a oublié au passage ses thèmes (trop) récurrents, et même si au final l'inspiration est loin d'être au top (aucun thème vraiment formidable), on se délecte à écouter cette musique de film symphonique à l'ancienne qui fait figure d'exception aujourd'hui où l'écriture pour grand orchestre se fait rare, ainsi que les mélodies classiques et classieuses. "Burning the rock" est pourtant un bel exemple de la forme du père Horner au pupitre, et le très hornerien "Coming Home" est une conclusion rêvée pour une partition qui ne manque pas d'âme par ailleurs. James Horner se positionne ainsi en digne survivant du genre "tout orchestral" à l'instar de John Williams qui revient la même année avec un certain Indiana Jones... Qui a dit que la musique de film symphonique hollywoodienne était morte ?

Sylvain Rivaud

The Spiderwick Chronicles » est une bien belle surprise de la part d'un James Horner que l'on n'avait pas entendu aussi inspiré depuis près d'une décennie maintenant. Les dernières partitions du compositeur étaient bien loin de faire l'unanimité, à tel point que l'on se demandait même si James Horner n'était plus qu'un has been bon à mettre à la retraite. « The Spiderwick Chronicles » inverse ainsi la tendance pour une partition ô combien fraîche, intense, riche et inventive. Certes, le compositeur s'inspire du style classique des musiciens russes du 19ème siècle (ses sources d'inspiration habituelles) et reprend une mélodie qu'il avait déjà écrite pour un autre film (« Casper »), mais la musique apporte une telle vitalité et une telle énergie au long-métrage de Mark Waters que l'on peut qu'apprécier l'effort fourni par le compositeur qui, sans chercher à se renouveler, parvient encore à nous étonner avec une partition qui respire la magie, le mystère et le frisson. Sans être un grand chef-d'oeuvre du genre, « The Spiderwick Chronicles » s'apparente pourtant à un véritable double exploit : réussir enfin à faire sortir James Horner de la léthargie musicale dans laquelle il s'est englué depuis ces dix dernières années, et renouer avec un grand style symphonique classique savant, riche et raffiné, c'est un record pour un compositeur extrêmement critiqué, à qui on reproche aujourd'hui de tout faire pour éviter de se remettre en question. C'est fort possible, et pourtant, le résultat est là : James Horner nous livre une partition d'aventure magique, sombre et féerique, une partition symphonique à l'ancienne qui devrait réconcilier les béophiles avec un compositeur qui, décidément, n'a pas dit son dernier mot !

Quentin Billard

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