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Fair Play  (2006)

Milan Music (11 septembre 2006)
Durée : 0:47:12 | Original Score [musique originale]



Pour ce premier film français, Laurent Juillet et Denis Penot composent une musique orchestrale dense et impressionnante, qui crée un beau suspense et rend les tensions entre les personnages du film très palpables. Une très belle surprise !

[© Texte : Cinezik] •

Fair Play

Tracklist (de la BO en CD ou Digital)

1. Ouverture (3:22)
2. Poursuite Aviron (2:19)
3. Sans Merci (1:17)
4. Duel Squash (3:03)
5. Doute (1:35)
6. Duel Squash (Reprise) * (0:47)
7. Après Coup * (0:44)
8. Tension (0:38)
9. Poursuite Parcours Santé (1:08)
10. Harcèlement (1:40)
11. Défaite (2:37)
12. Golf (3:03)
13. Révélations (1:15)
14. Ouverture Canyon * (3:10)
15. Approche Difficile * (2:45)
16. Sous La Cascade (2:43)
17. Accident (1:35)
18. Avancée Canyon (2:21)
19. Canyon (7:27)
20. Défaite Finale (2:57)

* Morceaux originaux absents du film

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Le disque s'ouvre sur un morceau d'une étonnante sérénité ("Ouverture"), composé de cordes et d'un piano solo. Mais dès le seconde morceau, l'ambiance se fait plus tendue et plus opressante ("Poursuite Aviron") : la course est lancée. Pour chaque séquence, Laurent Juillet semble créer un univers, une tension différente : dans "Duel Squash", les cordes se font menaçantes, comme si les murs du terrain de squash se refermaient virtuellement sur les personnages. La musique est pourtant rythmée, l'orchestration dense (superbes cuivres et cordes), on ne s'ennuie pas un instant, la tension est permanente, la musique va toujours de l'avant.

La musique se fait encore plus menaçante et mystérieuse dans "Défaite", qui développe un motif ample et dense, qui rappelle les orchestrations subtiles d'Alexandre Desplat ou de Bruno Coulais. La pièce maîtresse du score est sans aucun doute "Canyon", morceau de plus de sept minutes qui rappelle par moments les cuivres claustros et les cordes glaciales d'un certain Howard Shore pour David Cronenberg, avec ce qu'il faut de montée en puissance et de tension pour évoquer le décor angoissant du canyon, symbole du piège et de l'enfermement.

Nul doute qu'avec Fair Play, Laurent Juillet fait partie de cette nouvelle génération de compositeurs imprégnés de musique hollywoodienne pour mieux s'en servir dans l'expression d'une musique de cinéma véritablement personnelle qui, à aucun moment, ne cesse pourtant d'être française, comme la musique d'Alexandre Desplat ou celle de Frédéric Talgorn (et avant eux Georges Delerue), Fair Play étant le genre cinématographique apte à ce genre d'expériences entre image et musique. Avec ce qu'il faut d'émotion, de lyrisme et de rythme, Laurent Juillet nous délivre un score spectaculaire mais aussi retenu et subtil, d'une qualité d'orchestration rare et préciseuse. On aurait tort de s'en priver.

Sylvain Rivaud

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