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L'Illusionniste  (2007)

The Illusionnist

Rykodisc (16 janvier 2007) - 0:51:24 | Original Score [musique originale]



Philip Glass compose pour ce second film du réalisateur américain Neil Burger (avec Edward Norton et Paul Giamatti), qui à l'instar du PRESTIGE de Christopher Nolan, évoque la rivalité entre un magicien du début du XXème siècle et le prince héritier d'Autriche, qui convoite sa popularité. Une musique répétitive comme toujours chez Glass, envoûtante et enivrante, même si le compositeur se renouvelle peu.

[© Texte : Cinezik] •

L'Illusionniste

Tracklist (de la BO en CD ou Digital)

1. The Illusionist (02:24)
2. Do You Know Me? (02:48)
3. Chance Encounter (03:23)
4. The Locket (02:54)
5. The Orange Tree (01:47)
6. The Mirror (01:27)
7. Wish I Could See You Again (01:26)
8. The Sword (00:36)
9. Meeting in the Carriage (01:09)
10. Sophie (02:50)
11. The Secret Plot (02:53)
12. Sophie's Ride to the Castle (02:05)
13. The Accident (01:30)
14. The New Theater (01:39)
15. Frankel Appears (03:26)
16. A Shout from the Crowd (02:02)
17. Eisenheim Disappears (02:07)
18. The Search (03:00)
19. The Missing Gem (03:03)
20. The Chase (04:11)
21. Life in the Mountains (04:31)

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"The Illusionist" débute sur un profond accord de cordes, avec un thème dramatique et dense : ici l'emphase remplace l'atmosphère mystérieuse du Prestige (musique de David Julyan) : en effet, si le sujet et l'époque sont comparables, les deux films n'ont pourtant rien à voir, puisqu'ici la magie est un dispositif qui vise à rivaliser et à séduire, et n'est pas à proprement parler le coeur même du film (contrairement au film de Nolan où le principe de l'illusion était le sujet même du film). La partition se fait malgré tout légère par moments, avec des bois (comme "Do You Know Me?" et sa valse aux allures de grotesque). Philip Glass verse aussi dans le lyrisme avec "Chance Encounter" et sa mélodie gentillette, joli thème d'amour qui n'échappe pourtant pas aux clichés. "The Orange Tree" est un beau morceau qui synthétise les principales idées de Glass dans ce score, avec délicatesse et grandeur, même si rien n'est très original, tandis que "Life In The Mountains" clôt le disque en reprenant l'ensemble des thèmes entendus.

Comme l'explique le réalisateur Neil Burger dans le livret du CD, la musique a une place narrative très importante dans le film, notamment pour les séquences sans dialogue : c'est ici le principal atout de la musique de Philip Glass à l'image, malheureusement absente en écoute isolée sur le CD, qui s'avère parfois ennuyeuse pour les non-initiés au style répétitif de Glass : inévitablement, le score n'évolue presque pas, et chaque piste est assez semblable à la précédente, même si certains morceaux comportent parfois de belles envolées lyriques impressionnantes mais furtives.

Si la partition capte l'attention du spectateur avec une forme d'hypnose musicale bien connue chez Philip Glass (et qui fonctionne presque toujours parfaitement à l'image, quitte à avoir été copié de nombreuses fois), ce score parvient néanmoins difficilement à se démarquer en écoute isolée sur le CD : pas de thème réellement inspiré, pas beaucoup de rythme, une orchestration conventionnelle et beaucoup de déjà vu chez le compositeur. Il serait peut-être temps pour Glass de se renouveller, comme par exemple tenter d'approcher de nouveaux genres de cinéma : l'une de ses meilleures partitions était Candyman pour le thriller de Bernard Rose (1992), peut-être qu'il serait bon pour lui de retrouver ce type de film pour se renouveller de manière plus radicale.

Sylvain Rivaud

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