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Kamikaze  (1986)

Moleskin Records (1986) - 0:40:09 | Original Score [musique originale]


 

Kamikaze est un album entre deux eaux, tout comme le film… Le scénario est original mais la mise en scène l’est peu ; au niveau musique le fond est plus pauvre mais l’enveloppe s’affine considérablement.



[© Texte : Cinezik] •
Kamikaze

Tracklist (de la BO en CD ou Digital)

01. The Kabuki Plan (5:30)
02. Temple Works (2:10)
03. Does Everybody Love Somebody (5:00)
04. The Emperor Fields (2:00)
05. So Hard To Admit (:45)
06. Procession In The Shakuachi Temple (3:50)
07. Full Powers (1:32)
08. O Konpyuta (2:40)
09. Start To Tremble (:46)
10. The Parade Of The Pink Eproms (2:35)
11. Edge Of Madness (4:37)
12. Must Find Alone (1:08)
13. Apollo Jazz (2:30)
14. Empty Cage (4:23)
15. Make Up (:43)

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Certaines plages trahissent un manque d’inspiration évident : dans "The Emperor Fields", Eric Serra tourne en rond, ne sait trop comment s’en sortir, si ce n’est par une fin cut assez abrupte (ou, dans d’autres plages, des fondus) ; "Start to Tremble", lui, est assez fade, c’est typiquement le genre de morceau qui semble avoir été écrit en dernière minute pour combler un trou...

Les chansons sont très datées années 80, et si "The Kabuki Plan" présente un intérêt par l’utilisation des voix asiatiques, "Does Everybody Love Somebody" tombe un peu à plat.

Mais à côté de cela, l’album renferme quelques moments brillants, comme "Procession in the Temple", où l’excellente ligne de basse est bien soutenue par des synthés bien dosés et enfin exploités pour eux-mêmes (et non plus comme des ersatz acoustiques, ce qu’on pouvait reprocher au Dernier Combat ou à certaines parties de Subway). L’univers asiatique à la Serra est emballant, jonglant de manière inventive avec le cliché pentatonique… et cela donne naissance à l’un des morceaux les plus originaux de toute sa discographie.

"Edge of Madness", quant à lui, annonce ouvertement Le Grand Bleu tout en conservant les prémices de "Alcool" du Dernier Combat. L’ambiance est magnifiquement planante, avant de céder place à un crescendo-decrescendo parfaitement maîtrisé ; les sons synthétiques sont parfaitement choisis et agencés, et les harmonies sont recherchées…

C’est évident, le Grand Serra est en train de naître.

Et rien que pour s’en rendre compte, l’album vaut le coup d’oreille…

David Reyes

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