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Laurence Anyways   (2012)

• de Xavier Dolan • En salle le 18-07-2012

• Musique composée par Eduardo Noya Schreus (Noia)

Xavier Dolan fait appel au groupe Noia pour réaliser la bande originale de LAURENCE ANYWAYS. Par ailleurs, comme il l'avait fait sur son précédent film LES AMOURS IMAGINAIRES, il convoque surtout divers artistes.

[© Texte : Cinezik] •

Laurence Anyways

Autour de cette BO

Actus

 A écouter en salle cette semaine du 18 juillet 2012

Tracklist - musiques présentes dans le film (ordre d'apparition) :

"If I Had a Heart" - Fever Ray
(En ouverture) 
 

"Bette Davis Eyes" - Kim Carnes
(dans la voiture) 

"The Funeral Party" - The Cure
(en boite de nuit puis pendant un baiser) 
 

"Tous les cris les S.O.S" - Marie-Denise Pelletier
(fête d'anniversaire de Laurence) 

"Montaigus & Capulets" - Serguei Prokofiev  

"Oxygène" - Diane Dufresne

"Symphonie n°4 IV." -Johannes Brahms

"Ouverture solennelle 1812" - Piotr Ilitch Tchaïkovsky

"Moisture (Headman Club Mix)" - Headman

"1990" - Jean Leloup

"Fade To Grey" - Visage
(Une danse lors d'une fête)  
 

"Symphonie n°5 I." - Ludwig van Beethoven

"The Chauffeur" - Duran Duran

"Enjoy The Silence" - Depeche Mode

"C'est Zéro" - Julie Masse

"Quel est l'enfant" - Mitsou

"Ni trop tôt, ni trop tard" - Patricia Tulasne
(chanson francophone entendue pendant un travelling latéral qui aboutit sur un slow de Melvil Poupaud)

"Les Quatre Saisons - L'été I." - Antonio Lucio Vivaldi

"A New Error" - Moderat
(Instants clipesques) 
 

"Pour que tu m'aimes encore" - Céline Dion

"Already Gone" - Stuart A. Staples

"7ème Gnossienne" - Erik Satie
(Laurence se fait interviewer dans le salon d'un hôtel)

"Les soirs de scotch" - Luce Dufault

"Let's Go Out Tonight" - Craig Armstrong
(Générique de fin) 
 

Sur la musique du film :

Dans un film-fleuve comme LAURENCE ANYWAYS, la musique n'est jamais une option, et certainement pas un personnage secondaire.

Les décors, les costumes, les dialogues, les coiffures, les accessoires, eux... Tout autour des acteurs est adventice et bascule en fonction du jeu, honnêtement. Du moment qu'un acteur me convainc, tout pour moi apparaît. Et disparaît, s'il est faux. Mais la musique, elle, n'est pas physique, elle ne surgit pas au moment du tournage, et n'obéit à personne, ni à aucune pression, ou circonstance. Pour moi, elle n'est pas un caprice d'artiste qui cherche à partager sa discothèque personnelle. En plus de fournir des repères spatio-temporels nécessaires, dans un film qui traverse un peu plus d'une décennie, les chansons accompagnent mes personnages dans leur vie, et ce en dépit de mes goûts intimes. Elle leur rappelle qui ils sont, et ceux qu'ils ont aimé. Elle exhume les oubliés, apaise les chagrins, rappelle les mensonges lâchés, les projets jetés...

C'est la variable constante de ces vies en mouvement. Et pour nous...

Elle arrive avec ses conditions et conséquences, comme un parfait inconnu, ou alors avec un air de famille que l'on tarde à décomposer. Elle détient ce pouvoir sur nous d'utiliser des émotions privées pour faire comprendre le message dont elle a la mission. Elle est le seul élément dont le réalisateur, l'acteur ou les opérateurs ne contrôlent pas vraiment l'impact, et qui poursuit l'écriture d'un film jusque dans une salle de cinéma, où chaque être humain possédant des souvenirs musicaux les met inconsciemment à la contribution d'une oeuvre. C'est toute la satisfaction, je pense, de voir un film fait par une personne que l'on n'a jamais rencontré, et qui soudain paraît nous causer en ami de choses secrètes, de notre enfance, de rêves tus, de moments passés à écouter une chanson en marchant dans la rue, quand on revendiquait sa propre importance, ou en courant pour attraper le feu vert, en enterrant sa mère, en pleurant un flirt d'automne.

La musique est l'âme d'un film , dit-on, pour une raison évidente : c'est le dialogue ultime avec le spectateur.

(dossier de presse)

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