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Dos au mur  (2012)

Man On A Ledge

Summit Entertainment (7 Février 2012) | Original Score [musique originale]


Le compositeur Henry Jackman écrit une musique pour la première fiction de Asger Leth.

[© Texte : Cinezik]
Dos au mur

Tracklist

1. The Roosevelt Hotel
2. The Getaway
3. Little Miss Grim Reaper
4. Joey & Angie
5. Fly-By
6. Wire Tapping
7. The Diamond Thief
8. Make It Rain
9. Send In Tactical
10. Bird On A Wire
11. A Girl's Best Friend
12. The Monarch Diamond
13. Good Cop Bad Cop
14. Stand-Off On The Roof

Autour de cette BO

Extraits du Score - Henry Jackman : 
 

Nos articles sur cette BO

Propulsé par le succès de ses partitions récentes (« Puss in Boots », « Kick Ass », « X-Men : First Class »), le compositeur Henry Jackman, issu du studio Remote Control, se voit confier les rennes de la musique de « Man On A Ledge », pour lequel il signe une partition thriller sombre, rythmée et tendue. Suivant la mode actuelle des musiques synthético-orchestrales héritées de Hans Zimmer et ses complices, Henry Jackman renoue ici avec un style musical moderne évoquant aussi bien Harry Gregson-Williams que John Powell ou Ramin Djawadi. Présente quasi non-stop en continu tout au long du film, la musique de « Man On A Ledge » est l'élément dynamique récurrent du film d'Asger Leth, et conserve une pulsation omniprésente sur les images, comme pour élaborer l'idée d'un compte à rebours, d'un long crescendo de tension, largement entretenu à l'écran par les recettes musicales habituelles du thriller façon Remote Control : ostinati de cordes, loops électro, nappes synthétiques, percussions agressives, etc. Tout est fait pour renforcer la tension et le suspense du film, mais sans aucune imagination particulière. « The Roosevelt Hotel » prépare le décor en évoquant l'hôtel new-yorkais à l'aide de nappes synthétiques, cordes et quelques rythmes électro discrets. L'action débute dans « The Getaway » pour l'évasion de Nick Cassidy au début du film, à grand renfort de percussions/loops synthétiques rappelant les rythmes musicaux d'Harry Gregson-Williams sur les films de Tony Scott. Dans « Little Grim Reaper », la musique devient en temps plus intime lorsqu'elle évoque la relation entre Nick et la négociatrice, Lydia Mercer. Jackman utilise pour ces scènes un motif de clavier plus apaisé et calme qui laisse entrapercevoir un début de complicité entre les deux individus, malgré la tension de la situation. Dans « Joey & Angie », les rythmes électros et autres loops modernes reviennent pour évoquer aussi bien les décors urbains du film que le suspense de l'histoire lié au braquage du diamantaire. Henry Jackman expérimente ici autour de ses différentes sonorités électroniques, utilisant des effets de filtre, de saturation et autres loops chers aux musiciens de chez Remote Control : rien de bien neuf, en somme !

L'intimité de « Fly-By » sert ici à annoncer l'action à venir, plus rythmée et tendue, avec une seconde partie dominée par les percussions synthétiques, les cordes sombres et les rythmes électros modernes. On pense ici au style des musiques de séries policières tendance « C.S.I. » et compagnie, un style 100% formaté et totalement impersonnel de la part d'Henry Jackman, qui nous a pourtant déjà habitué à mieux. L'action reprend dans « Wire Tapping » avec son lot de cordes staccatos et de loops électros tendus. Même chose pour l'intense « Make It Rain » et le sombre « Send In Tactical ». L'idée du braquage est largement développée dans « The Diamond Thief », avec ses longues formules d'ostinato de cordes omniprésentes tout au long de certaines scènes d'action/suspense du film. La tension monte d'un cran dans « A Girl's Best Friend » où les sonorités synthétiques créent un sentiment d'urgence et de danger à l'écran, la musique évitant soigneusement toute approche thématique/mélodique au profit d'une série d'atmosphères à suspense plus orientées sur les rythmes intenses, les cordes ou les loops électroniques. On entame la dernière partie du récit dans le très tendu « The Monarch Diamond » et le climax d'action final réparti sur 2 morceaux extrêmement percussifs et rythmés, « Good Cop Bad Cop » et « Stand-Off On The Roof ». Pas de quoi se réjouir donc, puisque la musique de « Man On A Ledge » ne laisse aucun souvenir particulier et réussit même à faire oublier la présence d'un jeune compositeur doué comme Henry Jackman, qui s'est pourtant révélé être l'un des musiciens les plus prometteurs de la nouvelle garde Remote Control au cours de ces trois dernières années. Le compositeur américain use ici de toutes les recettes habituelles du genre avec une paresse et un manque d'idée flagrant, pour un résultat d'une pauvreté musicale assez embarrassante, même si le score, très fonctionnel, remplit parfaitement ses fonctions à l'écran. Partition écrite en mode auto-pilote, « Man On A Ledge » est la première déception majeure d'Henry Jackman pour ce début d'année 2012 : on attend beaucoup mieux de sa part pour le reste de l'année, car le compositeur est capable d'écrire de grandes choses, à condition qu'on lui offre des projets bien plus ambitieux et stimulants !

Quentin Billard

 

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