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Jamais plus jamais   (1983)

Never Say Never Again • Irvin Kershner •

• Musique composée par Michel Legrand

Le français Michel Legrand signe la BO de ce second James Bond non-officiel après CASINO ROYALE (1967).

[© Texte : Cinezik] •

Jamais plus jamais

Sortie de la BO

Silva Screen Records (27 octobre 2009) - En digital

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Autour de cette BO

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Nos Notes sur cette BO

James Bond non-officiel après Casino Royale (1967), cet opus marque le retour de Sean Connery dans le rôle de 007 moyennant un cachet de 5 000 000 $.

On a souvent parlé de "guerres des Bond" entre Sean Connery et Roger Moore dans la mesure où Never Say Never Again sort quatre mois après Octopussy. Il coûtera plus cher mais rapportera moins...

Pour ce remake de Thunderball, tous les ingrédients d'un 007 sont au rendez-vous, y compris le titre de la chanson générique qui correspond au titre du film. Quelques éléments diffèrent : le générique puisque la chanson est jouée sur le début du film et supprime le Gunbarrel tout autant que le "James Bond theme" pour des raisons juridiques ; le compositeur, Michel Legrand, qui propose une version jazz et pour le moins atypique (incongrue diront certains à l'époque) de l'univers propre à l'espion britannique et prend, du même coup, ses distances d'avec le son imposé depuis toujours par John Barry. Cette composition déconcerte au point qu'il n'y a aucun disque prévu en Europe ou aux Etats-Unis avant 1995. Seul le Japon effectuera un tirage de 42 minutes en 1983 !

Selon Jon Burlingame [voir bibliographie, page 165], c'est initialement James Horner (présent à Londres notamment pour Krull) qui devait musicaliser le film.

En raison de différents conflits et d'un refus catégorique de Sean Connery lui-même (c'est du moins ce qu'affirme Schwartzman, le producteur), il ne sera pas retenu. Michel Legrand est à Londres en juin 1983 et travaille pour Barbara Streisand qui l'introduit auprès du réalisateur, Irvin Kershner.

Lani Hall (femme du trompettiste Herb Alpert qui joua pour Casino Royale) est un choix suggéré par les époux Bergman qui espèrent que le contraste entre Hall et Shirley Bassey donc la possibilité de faire autrement que sur les opus officiels précédents. On trouve une autre chanson, intitulée "Une chanson d'amour" interprétée par Sophie Della et qui correspond à l'idylle entre 007 et Domino. Au-delà des pistes jazz, omniprésentes, dont je laisse à d'autres l'analyse tant l'univers musical de Michel Legrand me reste difficile d'accès, on trouve quelques pistes plus classiques et d'excellentes factures comme "Tango To The Death" ou "Largo's Waltz". Par ailleurs, l'action se déroulant notamment aux Bahamas et en Afrique du Nord, on retrouve des sonorités typiques de ces lieux ("Bahama Island", "The Big Escape"). Enfin, pour totalement se différencier des musiques précédentes, Legrand opte pour approche résolument contemporaine et ancre "Tears Of Allah" dans l'héritage de Stravinsky.

François Faucon

 

Cinezik Radio

Panorama B.O : Michel Legrand, l'américain

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Michel Legrand a également écrit la musique de : Breezy (1973) • Eté 42 (1971) • L'Affaire Thomas Crown (1968) • La Piscine (1969) • Cléo de 5 à 7 (1962) • Vivre sa Vie (1962) • Lola (1961) • Le Sauvage (1975) • Peau d'âne (1970) • Les Demoiselles de Rochefort (1967) • Yentl (1983) • Les Parapluies de Cherbourg (1964) • Une femme est une femme (1961) • La Baie des anges (1963) • L'événement le plus important depuis que l'homme a marché sur la Lune (1973) •

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