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Phone Game  (2002)

Phone Booth

Superb Records (2002) | Original Score [musique originale]


 

Le score de ce Gregson-Williams est entièrement écrit pour synthétiseurs, une partition électronique atmosphérique à souhait. Le problème, c'est que le score n'apporte pratiquement rien au film et se contente de " paraphraser " le suspense du film sans essayer de le renforcer d'une façon quelconque.



[© Texte : Cinezik] •
Phone Game

Tracklist (de la BO en CD ou Digital)

1-First Call 1.25
2-Trapped 3.40
3-NYPD 4.28
4-The Rifle 2.04
5-Confession 2.45
6-Times Square 2.04
7-Stu's Secret 2.42
8-Publicist Talk 0.51
9-Last Booth In NYC 3.35
10-It's Me You Want? 1.38
11-Center Of Attention 5.28
12-Telephone Users 1.20
13-Is He Coming Out? 2.15
14-Phone vs. Gun 2.38
15-Just Say The Word 1.30
16-It Could Be Anyone 2.53

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'First Call' débute le score pour la séquence du premier appel téléphonique, Gregson-Williams utilisant des sonorités électroniques évoquant un univers urbain et technologique. Le morceau affirme dès le début l'ambiance atmosphérique du score, une musique qui ne décollera qu'à très peu de reprises, une musique plutôt statique, à l'instar du film (qui, paradoxalement, bouge beaucoup en même temps - d'où le talent de metteur en scène de Schumacher). Le compositeur évoque ensuite le piège tendu à Stu dans 'Trapped' où il utilise son motif principal, quelques notes de piano soutenues par une rythmique électronique à la fois lente et tendue, amorce d'une tension qui ne cessera d'aller crescendo tout au long du film. La police arrive dans 'NYPD', toujours soutenu par des sonorités électroniques sombres, un peu étouffées, comme si Gregson-Williams cherchait à retranscrire le calme blanc, proche d'une certaine angoisse silencieuse. Le problème, c'est qu'il se dégage à l'écoute du score un certain ennui. La musique a parfois du mal à s'intégrer dans le film, non pas parce qu'elle ne lui convient pas, mais parce qu'elle semble parfois être inutile dans le film tant son efficacité est mise en retrait. Trop discrète, peut être?

 

'The Rifle' évoque la menace qui pèse sur Stu (rythmique plus énergique ici) tandis que 'Confession' accompagne la séquence poignante des confessions de Stu avec un piano plus mélancolique et quelques sonorités électroniques étranges qui semblent flotter dans l'air de manière envoûtante. Rien d'original, mais un des rares moments assez efficace à l'écran. 'Times Square' et 'Telephone Users' (début du film) sont quant à eux des morceaux plus techno dans le style de 'Spy Game', tandis que 'Publicist Talk' accompagne sur un style très cool les séquences du début où Stu est en train de faire son boulot de publicitaire en marchant dans la rue aux côtés de son jeune assistant dont il se moque éperdument. Le compositeur donne ici un ton 'frimeur' au personnage de Stu. Ces deux petites 'pauses détentes' vont très vite laisser la place à l'atmosphérique sombre de 'Last Booth In NYC' ou de 'Center Of Attention', là où le compositeur reprend le motif principal sur un ton encore plus sombre et tendu. A noter un 'It's Me You Want' plus énergique et agité, pour une séquence finale du film. 'Is He Coming Out?' reprend le style atmosphérique de 'Spy Game' en mettant plus l'accent ici sur la rythmique, alors que Ramey tente d'arranger la situation avec ses hommes. Harry Gregson-Williams poursuit sans histoire la voie de l'atmosphérique avec 'Phone Vs.Gun', le rythmique 'Just Say The Word' et le sombre 'It Could Be Anyone', reprenant le motif principal, flottant mystérieusement dans l'air.

Le côté finalement répétitif et ennuyeux du score de 'Phone Booth' risque fort d'en décevoir plus d'un, même certains fans de Media-Ventures. Le score d'Harry Gregson-Williams manque clairement de conviction, d'inspiration. Le problème ne vient pas de l'utilisation du synthétiseurs mais plutôt d'un certain manque d'idées, le compositeur alignant cliché sur cliché afin de produire à l'écran un score atmosphérique lent et mou, une sorte de 'silence' musical qui ne décolle qu'à de très rares moments. A force de trop se faire discrète dans le film, la musique finit par devenir inutile, voire inexistante alors qu'elle est pourtant très présente. Peut être est-ce du à une exigence du réalisateur ou du production...voilà donc un score atmosphérique assez décevant et qui ne rend pas vraiment hommage à la qualité du film de Schumacher!

Quentin Billard

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