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The Town  (2010)

Silva Screen Records (20 Septembre 2010) | Original Score [musique originale]



Trois ans après GONE BABY GONE, le comédien Ben Affleck reprend la caméra avec toujours Harry Gregson-Williams à la musique. Le compositeur partage sa partition avec David Buckley, déjà son collaborateur sur SHREK 3, NUMBER 23, SOURIS CITY, et aussi GONE BABY GONE.

[© Texte : Cinezik] •

The Town

Tracklist (de la BO en CD ou Digital)

1. Charlestown 2:18
2. Bank Attack 3:38
3. Doug Reflects 1:54
4. FBI Show & Tell 1:49
5. OxyContin 2:09
6. Healing And Stealing 3:12
7. Nuns With Guns 3:41
8. The Necklace 2:19
9. The Wreath 1:24
10. Cathedral Of Boston 2:29
11. Fenway 3:09
12. Who Called 911? 3:08
13. Making The Switch 2:39
14. Sunny Days 2:28
15. Leaving 2:55
16. The Letter 2:47

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On retrouve ici la verve électronica de Harry Gregson-Williams, déjà entendue dans ses collaborations avec Joel Schumacher (PHONE GAME, VERONICA GUERIN) et Tony Scott (SPY GAME, MAN ON FIRE, DEJA VU). Beats électro, boucles, basse, guitare électrique, nappes de cordes : Gregson-Williams et son complice David Buckley travaillent surtout la texture (l'underscore) davantage que la mélodie, dans l'optique de créer une ambiance oppressante et un suspense omniscient dans ce polar inspiré de HEAT. Toujours en tension et sur le fil, la musique remplit cette fonction sans pour autant surprendre. Harry, qui parfois expérimente les sonorités de manière assez poussée (comme dans son excellent score pour THE NUMBER 23 de Schumacher), reste ici assez sage, et David Buckley, qui avait pourtant signé une bande originale plutôt efficace pour LE ROYAUME INTERDIT (2008), semble ici effacé. Le résultat est plutôt agréable à l'écoute car toujours suffisamment riche pour maintenir tension et attention, mais ne comporte guère de coup d'éclat. Citons tout de même le morceau "Nuns with Guns" et ses rythmes électro plutôt prenants qui nous rappellent que nous sommes en présence de grands professionnels de la musique pour l'image, tant pour la qualité du son que pour le rythme. Malgré tout, on aurait préféré un Gregson-Williams plus radical et intimiste, comme dans le très abstrait PHONE GAME, ou plus expérimental et mystérieux, comme dans THE NUMBER 23. Cette partition ne tend vers aucun parti pris et s'avère peu inspirée. La faute peut-être aussi à un film lui-même convenu ?

Sylvain Rivaud

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