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Interview Hit’N’Run (LA NOUVELLE VIE DE PAUL SNEIJDER) : Toute une souffrance intérieure à définir.
Rencontre

Propos recueillis à Paris le 6 juin 2016 par Benoit Basirico - Publié le 09-06-2016
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Le groupe électro français Hit'n Run signe pour le nouveau drame de Thomas Vincent (4 films en 17 ans depuis "Karnaval" - 1999) une partition d'ambiance électrique, que l'ajout d'une guitare et d'une voix humaine rendent singulière et céleste. On y entend aussi des titres du groupe canadien Timber Timbre qui scandent les déambulations désabusées à Montréal du personnage de Thierry Lhermitte. Rencontre avec Lionel Flairs et Benoît Rault dans le cadre de la participation mensuelle de Cinezik à l'émission "Vive le cinéma" de Aligre FM.

 Ecoutez l'interview au sein de l'émission de radio :

Cinezik : Comment vous-êtes vous retrouvés sur LA NOUVELLE VIE DE PAUL SNEIJDER qui marque le grand retour de Thomas Vincent ?

Lionel Flairs (à droite sur la photo) : Le monteur Mike Fromentin qui travaille avec Jeanne Trellu (de Creaminal, supervision musicale) nous a recommandé. Ça a collé très rapidement. Quand on fait de la musique de film, le moment très important est de voir le film une première fois sur un premier montage, et là, à la première vision on a aimé tout de suite !

Votre partition mêle les éléments électroniques et organiques, comment avez-vous ajusté ces deux paramètres ?

Benoit Rault : En effet, la musique est composée à la fois avec un synthétiseur Korg et des chœurs, des vraies guitares, des percussions... Les éléments modernes amenés par les machines sont mélangés à de la matière assez classique. Il y a de la flûte traversière, deux chœurs, du Ukulélé, et des guitares.

L.F : Il fallait faire une synthèse, fabriquer un tout avec cela. Benoit est multi-instrumentiste, il joue de la flûte, de la guitare, des percussions, du clavier et chante. Moi je vais plutôt faire les séquenceurs, les boîtes à rythme, les basses... Pour Philippe Deshayes, c'est la batterie et la guitare. Il est entre nous deux. Quand on écrit on mélange nos pistes, on s'échange les morceaux, puis on joue les uns avec les autres... cela provoque beaucoup de surprises, tout en développant une base commune assez forte.

Quelles étaient les intentions musicales du réalisateur Thomas Vincent ? Avait-il des références ?

L.F : Ce qui était bien avec Thomas Vincent, c'est que puisqu'il a beaucoup d'expérience, il s'y est pris très longtemps à l'avance, il savait vers quoi il voulait aller. Il y avait deux références principales au départ : « Utopia » (série de Dennis Kelly, musique de Cristobal Tapia de Veer - 2013) et « Gone Girl » (film de David Fincher, musique de Trent Reznor et Atticus Ross - 2014). Il y avait aussi les chansons de Timber Timbre qui apparaissent 5 fois dans le film. La musique devait rentrer dans la tête de Paul Sneijder (Thierry Lhermitte) qui vient d'avoir un accident d'ascenseur et qui a perdu sa fille. Il y avait toute une souffrance intérieure à définir, différents degrés de langage à souligner en musique.

L'instrumentation de votre partition semble instaurer une transition avec celle des chansons de Timber Timbre...

B.R : On a repris les mêmes instruments que Timber Timbre, d'autant que je suis très séduit par leur musique, donc ce n'était pas très compliqué de les prolonger... Il était assez évident de se rapprocher d'eux en utilisant des Mellotron, des flûtes traversières, des voix...

En effet, on entend des voix dans votre musique, des choeurs célestes et aériens...

B.R : Ce sont des vraies voix, même si certaines ont été enregistrées puis rejouées sur des claviers. On a fait aussi intervenir une chanteuse, Kate Stables, qui est aussi une artiste que j'aime beaucoup.

Votre composition permet de ressentir l'émotion du personnage... mais sans pathos, dans un juste équilibre...

B.R : On a cherché à faire une musique sensible, sans appuyer fortement les émotions, en trouvant des chemins de traverse. Le Ukulélé et le vieux synthé analogique apportent ainsi une tonalité assez absurde.

 

Propos recueillis à Paris le 6 juin 2016 par Benoit Basirico - Publié le 09-06-2016

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