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The Shining (Wendy Carlos, 1980), atmosphère electronique oppressante pour une menace annoncée

shining,carlos, - The Shining (Wendy Carlos, 1980), atmosphère electronique oppressante pour une menace annoncée


par Benoit Basirico

- Publié le 20-09-2019




Wendy Carlos retrouve Stanley Kubrick après "Orange Mecanique" et ses sonorités electroniques pour cette adaptation de Stephen King. 

Après le film historique "Barry Lyndon" (1975), Stanley Kubrick réalise son unique film d'épouvante en adaptant Stephen King, et retrouve Wendy Carlos après "Orange Mécanique" (crédité "Walter Carlos" en 1971). L'atmosphère oppressante et mystérieuse élaborée par les notes électroniques est en cohérence avec les textures dissonantes des emprunts à la musique contemporaine de Ligeti ou Penderecki. Le travail de Carlos repose sur deux thèmes homogènes (« Dies Irae » et « Rocky Mountains »), le premier étant celui qui ouvre le film lors du fameux plan en plongée sur la montagne accompagnant la voiture jusqu'à l'hotel Overlook, évoquant dès le générique la menace qui plane sur la famille.

La musique nous invite ainsi à entrer dans le récit en installant d'emblée une angoisse, avec une ambiance lugubre dont le rythme lancinant correspond aux mouvements flottant des plans. Inspirée d'un requiem de Berlioz (La messe des morts), distordu par les sons électroniques (comme il l'avait fait subir à Rossini sur "Orange Mécanique"), la musique originale revient lors de l'entrée dans l'hotel, leur lieu de résidence, avec une pointe de lumière, par rapport à l'obscurité imparable du titre d'ouverture, marquant ainsi à l'avance une issue héroïque pour la mère et son enfant.



par Benoit Basirico


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