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Compositeurs / Compositrices

Neal Acree  
Né en 1974 (Californie, USA)

Neal Acree

Jeune compositeur montant à Hollywood, pour le moment il travaille fidèlement avec le réalisateur Jim Wynorski sur des films de séries B, et compose des musiques additionnelles pour Joel Goldsmith ("Helen of Troy" ou "Stargate SG-1").

Interview "découverte"

Quelles sont les raisons qui vous ont conduit vers la musique de film ?

Je me suis intéressé à la musique de film dès le plus jeune âge. Je devais avoir à peu près 5 ou 6 ans quand j'ai acheté mes premiers albums comme ‘L'empire contre attaque”, “Superman 2” et “Les aventuriers de l'Arche perdue”, pour ne citer qu'eux…Je voulais prolonger ces expériences émouvantes et excitantes que j'avais ressenti en voyant les films, au-delà des salles de cinéma. Je connaissais le travail de John Williams par rapport à certaines séquences de Star Wars, mais mon véritable plongeon dans la musique de film ne s'est présenté que quelques années plus tard.

Ce n'était pas avant que j'aille au collège pour étudier l'art et c'est là que la musique a commencé à prendre une grande place dans ma vie. J'ai joué de la guitare depuis mes 14 ans et j'ai toujours écris et enregistré des morceaux, en expérimentant différents styles musicaux ou instruments afin de créer de l'émotion au travers de la musique, mais là encore l'idée de devenir compositeur ne m'a pas traversé l'esprit jusqu'au jour où j'ai su que je voulais écrire pour un orchestre. Après avoir interrompu mon cursus et commencé à étudier la musique, j'ai récupéré quelques morceaux de musique électronique de Mike Wats, qui joue du piano et du synthé sur des sessions pour des compositeurs comme John Debney, Carter Burwell et a beaucoup travaillé pour la regrettée Shirley Walker. Mike m'a ouvert à ce monde et m'a même amené à quelques sessions d'enregistrement. Si je me souviens bien, c'était pour les sessions de “Liar, Liar” de John Debney, le regardant diriger tout un orchestre, et c'est là que j'ai compris que c'était ce que je voulais faire.

Qui sont vos “mentors” (ceux qui vous ont inspiré) ?

C'est toujours une question délicate pour moi parce que j'ai été influencé par tellement de compositeurs et de styles musicaux différents. Tout le monde dit “John Williams” pour une raison, il est tout simplement le meilleur compositeur présent et passé en terme de musique de film à mes yeux. Je dois admettre que sans lui, la musique de film n'aurait probablement jamais eu autant d'impact sur moi quand j'étais jeune. J'ai toujours admiré James Horner également. Ou encore, James Newton Howard, Thomas Newman, Christopher Young, Howard Shore…J'apprécie aussi le mouvement de compositeurs post-moderne comme Elliot Goldenthal et Phillip Glass. Probablement plus que quiconque, je devrais nommer également Jerry Goldsmith, et pas seulement pour sa musique mais aussi pour tout le processus qu'il a développé autour de son approche musicale. J'ai eu l'opportunité d'échanger quelques mots avec lui et j'ai toujours aspiré à partager son dévouement pour son art.

Quelle est votre façon de procéder pour composer ? Est-ce que vous utilisez des rushs en premier lieu ou est-ce que vous regardez directement les plans-séquences des films…?

J'essaie de faire en sorte, dans la mesure du possible, d'avoir une vision globale du film, idéalement un montage définitif. Dans ce sens, toutes les scènes sont dans leur contexte et je peux, en tenant compte de l'allure et du style de chaque film, commencer à composer le score. J'ai eu, à de très rares occasions, à écrire la musique uniquement à partir du scénario, mais il y a presque toujours des 'éléments qui ne sont pas écrits ou développés dans le script, comme l'aspect ou le ressenti du film, les performances des acteurs et le montage qui m'inspire et me guide pour trouver la meilleure approche générale.

Si un réalisateur vous imposait de travailler en collaboration avec un autre compositeur, accepteriez-vous ? Et si oui, qui serait l'heureux élu ? (non, vous n'avez pas le droit de choisir Joel Goldsmith avec qui vous avez déjà travaillé) (rires)

Comme vous le savez sûrement, beaucoup de collaborations entre compositeurs sont le fruit de “programmations” conflictuelles, quand il faut changer de direction musicale, ou parfois deux compositeurs se retrouvent rattachés à un film, simplement pour des raisons contractuelles et il arrive bien souvent qu'ils ne se croisent jamais tout au long du processus d'écriture et d'enregistrement. Je serais probablement ouvert à une collaboration avec un compositeur qui se rapproche dans son style de ma conception musicale mais qui puisse tout autant s'en éloigner pour la compléter ou lui apporter une dimension inexplorée. Le but étant que ni l'un, ni l'autre, ne puisse s'enorgueillir d'avoir accompli, seul, le fruit du résultat…je ne pense pas vraiment à quelqu'un en particulier, je ne suis même pas sur d'ailleurs que ce serait forcément avec un compositeur de musique de film, que j'aimerais collaborer…

Au fait, en parlant de Joel, comment s'est passée votre première rencontre et votre collaboration sur les projets de séries "Helen of Troy" et "Witchblade" ?

Juste après être sorti du Collège, j'ai travaillé pour une petite société de camionnage qui transportait, entre autres, du matériel et des instruments lourds à destination des studios où avait lieu des sessions d'enregistrements. Ce n'était pas vraiment le travail le plus facile, ni le plus glorieux, mais j'ai ainsi eu l'opportunité d'assister à de nombreuses sessions et y ai rencontré de nombreuses personnalités. Je crois que la première semaine, j'y ai croisé Jerry Goldsmith, James Horner et Marc Shaiman et également toute une partie de compositeurs orchestrateurs qui travaillaient de concert avec les réalisateurs. C'est le genre d'expériences, pour lesquelles de jeunes compositeurs comme moi étaient prêts à payer cher pour les vivre.

Durant cette période, Joel était en plein déménagement de son studio, et nous l'y avons aidé, j'en ai profité pour lui demander s'il avait besoin d'un assistant. A ses côtés, j'ai beaucoup appris au fur et à mesure des années, sur l'orchestration et aussi sur le business, ce qui m'a permis petit à petit de m'émanciper et de commencer à développer mes propres projets musicaux. J'ai commencé à écrire de mon côté pour Joel sur les projets “Witchblade” et “Helen of Troy” parmi d'autres et je suis devenu un membre actif du groupe de musiciens qui travaillent sur les séries “Stargate SG-1” et actuellement sur “Stargate Atlantis”.

Est-ce que vous travaillez à l'ancienne avec un stylo et du papier ? Ou bien, est-ce que vous préférez utiliser un synthétiseur ou directement sur ordinateur ?

Malgré le fait d'avoir appris à travailler, “à l'ancienne”, j'ai toujours été plus souple à développer mes approches musicales en les enregistrant sur ordinateur par l'intermédiaire d'un clavier Midi. Je compose occasionnellement avec une guitare, quand ça me semble approprié. J'essaie d'incorporer la partie “papier et crayon” autant que possible dans ce que je compose sur ordinateur, j'essaie de l'adapter au style musical en rapport avec le genre de film que l'on me propose. Sachant que pour le moment, je n'ai pas encore eu la chance de diriger un grand orchestre, ça viendra. J'ai toujours aimé ces opportunités de laisser la musique évoluer de façon organique par rapport à ce que je ressentais, mais quand le sujet du film nécessite une approche musicale plus traditionnelle et orchestrale, je fais de mon mieux pour simuler un orchestre même si celui-ci n'est pas présent.

Vous êtes souvent associé aux films de série-B, mais est-ce que vous êtes attiré par les paillettes d'Hollywood ?

Bien sur (rires). Je pense que tous les compositeurs sont motivés, surtout au début de leur carrière, par le désir d'atteindre un degré de succès dans cette industrie pour pouvoir avoir la chance et la liberté de choisir des projets pour lesquels ils se sentent investis. J'ai eu la chance de m'être construit une réputation en apportant toujours plus à chacun des films sur lesquels j'ai travaillé, en espérant toujours tomber sur le bon projet qui développera ma notoriété vers un public plus large et des projets plus conséquents. Je suis très reconnaissant de pouvoir vivre de ma passion musicale et de rencontrer des gens qui apprécient mon travail, mais il est vrai que j'aimerai pouvoir être associé à un projet de plus grande envergure, et passer la seconde, pour voir ma carrière décoller un peu.

Les films de série-B sont considérés comme des films à petit budget qui s'inspirent des succès commerciaux. Quelqu'un comme Jim Wynorski [l'un des réalisateurs avec lequel Neal a le plus collaboré] vous demande de composer pour des types de film spécifiques (action, horreur, fantastique...), est-ce que vous travaillez tout de même avec un esprit libre sans références aucunes ou bien avez-vous déjà écouté tout ce qui a été composé sur le sujet ?

A chaque genre, il existe un langage musical spécifique reconnaissable et certaines conventions doivent être respectées pour “combler” les espérances du spectateur. Comme vous le faisiez remarquer, ces films s'inspirent de succès commerciaux, il est donc approprié pour ces petits films qu'ils reprennent également une sorte de trame musicale, mais il y a toujours des pièces du puzzle qui restent à explorer pour créer quelque chose d'unique, et j'essaie de faire mon possible pour aller dans ce sens. J'essaie toujours d'introduire des éléments qui n'ont rien à voir avec les codes d'un genre, afin de les détourner de leur registre et d'apporter quelque chose d'inattendu au film.

Malgré le fait que vous travailliez sur des films à petits budgets, vous trouvez toujours des thèmes intéressants, sur lesquels vous développez un tissu musical, comme Brian Tyler (qui lui a la chance de diriger de vrais orchestres). Où est-ce que vous cherchez cette inspiration ?

C'est difficile de dire d'où peux me venir mon inspiration sachant que la plupart du temps, compte tenu de ces petits budgets, je peux rarement m'offrir le luxe de prendre mon temps pour composer. De temps en temps, je dois puiser dans toutes mes ressources et dans mon expérience pour essayer de trouver quelque chose d'exploitable et parfois la musique coule de source, elle me vient sans vraiment y réfléchir, parfois même tellement vite que je n'ai pas le temps de l'enregistrer. Je suis assez souvent confronté à la peur de la page blanche, plus souvent connue pour les artistes peintres ou dessinateurs. La musique doit exister par-delà le simple fait de correspondre à une scène, elle doit avoir sa propre existence, et c'est en regardant le film lui-même, que mon esprit vagabonde et trouve son inspiration.

Est-ce que vous réutilisez des samples ou des morceaux extraits de vos partitions rejetées pour composer ?

Non, je n'ai jamais réutilisé une séquence ou un thème parce que chaque film est suffisamment différent pour que je puisse apporter une approche originale. Je ne pense pas que ça fasse gagner du temps, si l'on prend en considération le fait de devoir écouter ces vieux morceaux et tenter de définir lequel est le mieux pour telle ou telle partie d'une scène de film. Il m'est plus facile de composer quelque chose de nouveau.

Vous êtes un grand cinéphile, est-ce que vous êtes prêt à franchir un nouveau cap en dirigeant un film, comme John Ottman l'a déjà fait ? Et si oui, sur quel genre de film ?

C'est une question intéressante. J'ai toujours été fasciné par tous les aspects du processus cinématographique et j'ai un passif dans l'univers des arts, Je pense que j'aurais plongé dans l'univers du cinéma à déférents niveaux même si je n'avais pas été compositeur. J'aime bien aussi le fait d'écrire, mais je fais ça plutôt pendant mes temps libres. Je ne pourrais pas dire que j'ai un profond désir de poursuivre une carrière de réalisateur avec toutes les tribulations que cela comporte surtout quand on commence avec un budget de trois fois rien, mais si quelqu'un est assez fou pour me proposer une telle opportunité, comment pourrais-je refuser ? Si j'ai à choisir un type de film à réaliser, ce serait quelque chose de plutôt visuel, peut-être dans le fantastique ou la science-fiction. Mais quoi qu'il en soit, je ne pense pas que je renoncerai pour autant à continuer de composer.

Mikael Carlsson (journaliste sur le site "musicfromthemovies.com") a dit de vous, que vous aviez un grand sens de l'orchestration, en dépit du fait qu'il n'y ait aucun orchestre ; et je partage cette opinion… Quelle est la chose qui vous manque, qui pourrait vous permettre de composer pour un véritable orchestre ?

Une autre question intéressante. Je pense que si j'avais eu la chance de travailler avec un grand orchestre, j'aurais certainement bien accueilli l'opportunité de travailler plus souvent avec. L'inconvénient majeur d'être réputé dans l'utilisation de samplings afin d'apporter un côté orchestral réaliste à un film qui n'en a pas les budgets, c'est que les réalisateurs viennent te voir justement pour cette raison, à savoir qu'ils n'ont ni le temps ni les moyens pour s'offrir un orchestre. Comme je l'ai déjà dit, je favorise avant tout l'utilisation de musiciens en live lorsque l'occasion se présente, c'est simplement le meilleur moyen de se sentir impliqué dans un projet, quand on peut se le permettre. Mais ces opportunités sont rares, excepté dans l'univers des gros studios de production, là où les réalisateurs sont conscients de l'apport que peut véhiculer une musique orchestrale à un film, et pour lequel ils mettent tout en oeuvre pour trouver le prestataire qui saura répondre au mieux à leurs besoins, par rapport à ses références.

Quels sont les outils informatiques que vous utilisez pour composer ?

J'utilise les logiciels “Logic”, “Pro Tools”, “Gigastudio” et “Kontakt”, pour ne nommer que les plus connus.

Quels ont été vos scores les plus enthousiasmant et les plus compliqués à composer ? Et pourquoi ?

J'ai été plutôt chanceux jusqu'à présent, en ayant travaillé avec des réalisateurs qui comprenaient l'importance que pouvait avoir une partition sur leur film, donc je n'ai pas eu, pour ainsi dire, d'histoire cauchemardesque. Chaque score est pour moi un nouveau challenge, parce que j'utilise ma modeste expérience pour me pousser et me motiver à devenir chaque jour un peu plus, un véritable compositeur.

On remarque depuis quelques temps que de nombreux compositeurs issus de l'univers du jeu vidéo se tournent vers le cinéma (Chris Lennertz, Michael Giacchino…) et inversement, des compositeurs pour le cinéma sont attirés par le jeu vidéo (Howard Shore, Mark Mancina…). Que pensez-vous de cette évolution ? Est-ce que vous seriez intéressé par cet univers et quelles en seraient les raisons ?

L'écart qui existait entre le jeu vidéo et le cinéma se réduit de plus en plus. Parce qu'il est évident de constater que de nombreux jeux vidéos populaires se voient adaptés au cinéma et inversement, de nombreux films de genre connaissent une adaptation ou un complément scénaristique dans l'univers du jeu vidéo.

Ce qui est séduisant dans la composition musicale pour jeux vidéos, est l'opportunité qui nous est donnée de travailler avec un orchestre, mais aussi de toucher de près à ces technologies qui permettent à la musique de changer de façon aléatoire en fonction des actions et des situations de chaque joueur. Ce niveau d'interactivité entre l'action, la musique et ses incidences séduisent de plus en plus de compositeurs, essentiellement ceux qui comme moi, aiment à générer des émotions en fonction de ce que chaque scène d'un film veut véhiculer. Un autre facteur est que la musique est indissociable du jeu vidéo aujourd'hui, parce qu'elle est un des moteurs de l'expérience sensitive du jeu. L'industrie du jeu vidéo est encore naissante au sein de la machinerie Hollywoodienne, et il y a cette perspective alléchante de vouloir briser les codes établis et de faire partie d'une nouvelle vague qui veut révolutionner certaines visions du divertissement. Je crois que c'est cette perspective séduit de plus en plus de compositeurs.

J'ai eu dernièrement la chance de composer pour l'ouverture du jeu vidéo “World of Warcraft : The Burning Crusade” avec un grand orchestre et des choeurs, et ce fut une expérience très enrichissante et motivante. Il y avait tellement d'énergie et de dévouement de la part de tous les protagonistes, qui se dégageait pour rendre le meilleur produit possible. J'aimerais vraiment renouveler cette expérience créative.

Des compositeurs comme John Frizzell, Marco Beltrami, Tyler Bates, Graeme Revell apprécient de composer pour des films de genre fantastique/horreur, parce qu'ils représentent pour un terrain de jeu musical, dans lesquels ils peuvent laisser libre court à leurs expérimentations instrumentales et sonores. Et vous, quel est votre terrain de jeu de prédilection ?

J'adore toutes les possibilités d'expérimenter de nouvelles approches sonores et instrumentales et pour moi les films fantastiques/horreur n'en sont pas les seuls viviers existants. J'adore utiliser ses sonorités dans les films dramatiques afin de créer une émotion sous-jacente. La musique la plus intéressante à mes yeux est celle qui s'immisce émotionnellement au cœur de la scène, et fait voyager le spectateur ou l'auditeur, sans utiliser forcément d'instruments ou de styles caractéristiques et conventionnels. Il y a probablement plus d'opportunités d'expérimenter de nouvelles choses dans les musiques de films d'horreur, parce qu'on te demande de malmener le spectateur dans le but de troubler son attention auditive avec des sons « parasites », pour mieux le surprendre. Je dois avouer que ce que j'adore le plus est de composer pour des films dramatiques, j'en éprouve beaucoup de satisfaction quand j'ai la chance de pouvoir expérimenter dessus.

Pouvez-vous nous donner votre vision de la direction que la musique de film a pris ces dernières années, surtout quand on pense aux immenses pertes que le monde de la musique de film a connues (Goldsmith, Bernstein, Poledouris, Kamen, S.Walker...) ?

L'industrie cinématographique et musicale a tellement changé en quelques années, et les nouvelles générations de compositeurs ne cessent d'asseoir ces brusques changements. Il est difficile de dire vers quelles directions va aller la musique de film mais une chose est sure et cela se perpétue depuis des dizaines d'années, malgré les différents changements qu'a connu l'industrie du cinéma, il y a toujours eu des compositeurs pour apporter et faire perdurer la musique orchestrale avec chacun leur richesse et leur sensibilité inimitable. Je ne pense pas que ça changera aussi souvent. Il est certain que la technologie a apporté une vision différente de concevoir la musique et de l'écouter, mais c'est le cas depuis l'invention du synthétiseur. L'approche conceptuelle de la conception musicale ainsi que ses variations stylistiques pourront changer indéfiniment, cela n'affectera en rien l'expérience que le public pourra ressentir en regardant un film au cinéma.

Quels sont vos projets à venir ?

Actuellement je travaille sur un petit film d'horreur indépendant qui s'appelle “Halloween Ground” et je continue en parallèle à composer pour l'univers “Stargate”.

Entretien réalisé par Xavier Ducamp.


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