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Compositeurs

Bertrand Burgalat  

Bertrand Burgalat

Bertrand Burgalat, producteur, musicien, compositeur, arrangeur et chanteur français né en 1963, dirige le label Tricatel, défriche les talents et compose des albums de pop song. Il débute au cinéma en 1997 avec Valérie Lemercier (Quadrille) qu’il retrouve sur Palais Royal (2005). Il est le compagnon de route d’autres réalisatrices, Eva Ionesco (My little princess) et Elise Girard (Belleville Tokyo, Drôles d'oiseaux), tandis qu’il débute une collaboration avec Benoît Forgeard  sur Gaz de France (2016).

Bio/Portrait

Bertrand Burgalat l'affirme sans détour : « J'ai été heureux jusqu'à l'âge de 7 ans, après ça s'est gâté », le temps d'entendre sur un marché Puppet on a String de Sandie Shaw, un choc, le début d'une vocation… Bertrand étant né en 1963 à Bastia, on comprend alors mieux cet espèce de charme sixties rétro qui émane de ses productions : ce qui a suivi 1970 l'intéresse assez peu…

L'homme avoue d'ailleurs avoir assez peu de hobbies, assez peu de centres d'intérêts, et s'en porter pour le mieux. La musique ? Il porte un regard assez dédaigneux sur la « nouvelle vague française » à laquelle on l'associe parfois un peu vite. Le cinéma ? S'il concède quelques coups de cœur pour Fellini, Cocteau ou Duvivier, il ne s'y intéresse pas. La musique de film, alors ? Il se voit bien compositeur d'un « péplum radioactif, type Maciste et les algues tueuses »…

On le comprend donc assez vite : il y a plusieurs Bertrand Burgalat.

Celui, désinvolte et un peu mollasson, qui joue avec une image publique trop stéréotypée d'héritier vintage de Gainsbarre, et qui livre des aphorismes bien sentis à des médias ne demandant que ça, à l'instar de son ami Michel Houellebecq – il avoua ainsi à des Inrockuptibles évidemment ravis qu'un de ses rêves était de travailler avec l'ancienne ministre de la justice socialiste Elisabeth Guigou, « parce qu'elle a toujours l'air un peu triste ».

Il y a aussi celui, toujours taquin mais au contraire hyperactif, qui fonde le label Tricatel en 1996, comme pied-de-nez aux labels pseudo-indépendants des majors, et qui gambade allègrement hors des sentiers battus de la production et de la distribution nationales, en produisant le premier album de Valérie Lemercier (et son fameux Goûte mes frites ), en numérisant la voix d'Ingrid Caven ou en faisant découvrir celle d'April March, et, évidemment, en faisant chanter Houellebecq sur son album Présence humain (2000) (ou plutôt en le faisant parler, car comme le dit Burgalat, « on l'a fait chanter sur deux pistes qu'on n'a pas gardé, ça ressemblait trop à du Bachelet »).

Et puis, il y a celui, plus insaisissable peut-être, qui ne s'exprime que sur les platines, auteur, compositeur, interprète, arrangeur…

Celui-là débuta en réalisant la fameuse musique Gaumont entendue dans tous les cinémas de France (piste n°1 de l'ironique album L'âge d'or de Tricatel , sorti en 2004) ou en illustrant des pubs pour Twingo ou Saint-Laurent… Et puis, accompagné de ses excellents musiciens d'AS Dragon, lesquels ont depuis sorti des albums sans Bertrand, dont l'étonnant Spanked (2003), il livra quelques singles, puis quelques albums, le plus fameux étant sans doute The sssound of Mmmusic (2000)…

Il serait un peu réducteur de réduire le son « Burgalat » à une espèce d'easy-listening pop rétro, tant il a sa nature propre, à la fois très moderne et délibérément kitsch, au confluent finalement de ses goûts musicaux pour le moins éclectiques, puisqu'il cite aussi volontiers Maurice Ravel que Johnny Hallyday, Pierre Vassiliu que Jean Wiener, Taxi Girl que Brigitte Fontaine, Kraftwerk que Léo Ferré…

Ce style hétéroclite et farfelu avait parfaitement correspondu à la première incursion de Burgalat dans la musique de film, pour Quadrille , première réalisation de Valérie Lemercier, sorti en 1997. A l'époque, il est intronisé parmi les chefs de file de la nouvelle B.O. française et puis, l'homme, fuyant, hermétique, jamais là où il est attendu, disparaît du paysage…

Tricatel produit bien la Bande Originale du Vélo de Ghislain Lambert en 2001, par Philippe Eidel, mais Burgalat n'y participe que de loin. On le retrouve en fait en 2005, à nouveau pour Valérie Lemercier et son Palais Royal , mais sa contribution est finalement assez maigre (générique de fin, thème principal plus un projet de générique de début finalement abandonné), aux côtés d'une compilation de morceaux préexistants.

Quand on lui demande pourquoi il ne réalise pas plus de B.O., il esquive, et finalement, au détour d'une conversation, concède : « les réalisateurs ne pensent pas à moi ». Ou peut-être leur fait-il peur. Mais Bertrand Burgalat, toujours énigmatique et désinvolte, n'en semble pas plus affecté. Il suit son petit bout de chemin, avec Tricatel, qu'il conçoit toujours, malgré les succès (d'estime surtout), comme un grand terrain de jeu… Car comme il le fait dire à Ingrid Caven sur le court morceau introductif de son album Chambre 1050 , « et moi pendant ce temps là, je regarde tous ces gens là, j'écoute tous ces trucs là, et je fais la la la la ».

Texav

© Photos : Benoit Basirico, Cinezik


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