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Compositeurs

Mark Isham  
Né en 1951 à New York

Mark Isham

Ce musicien (qui compose pour le cinéma depuis le début des années 80), mondialement reconnu par ses pairs pour ses talents de trompettiste, sait faire naître des musiques originales et matures, parfois influencées par le jazz, parfois proches de la world music. Son style bien identifiable le met sans problème au service d’un art dont il est un digne représentant.

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Bio/Portrait

Avec une maman violoniste et un papa prof de musique, le petit Mark semble avoir un destin tout tracé. Dès son plus jeune âge, il étudie le piano, le violon et surtout la trompette. Fort de ce background, il intègre rapidement divers orchestres (Oakland et San Francisco) comme trompettiste. A 20 ans, Mark Isham s’est diversifié au possible. Il a découvert le Jazz et il est déjà considéré comme une « pointure » en matière de programmation de synthétiseur.

Non content de jouer de la trompette sur les albums des Rolling Stones ou du Boss Springsteen, Isham est sur tous les fronts : il compose et produit ses propres albums (6 à ce jour), aide les copains (dont la trop rare Tanita Tikaram), fait une percée remarquée dans la « World Music » (notamment avec Patrick O’Hearn) et bien sûr, investit le monde de la BO dès 1983 avec le superbe Never Cry Wolf pour Disney.

Suivront des projets différents et passionnants tels que Les Modernes en collaboration avec CharlElie Couture, un film d’Alan Rudolph dont Isham va devenir le compositeur attitré, La Bête de Guerre de Kevin Reynolds en 1988, Le mystère Von Bullow de Barbet Schroeder en 1990, Des souris et des hommes de Gary Sinise en 1992, jusqu’au récent Miracle de Gavin O’Connor en 2004.

A l’aise dans tous les styles – Les Synthés de Hitcher, le Jazz de Cool World ou encore le symphonique de Timecop - ce compositeur sympathique et attachant continue de se forger, petit à petit, une réputation de touche à tout nullement usurpée.

Christophe Olivo

Eclectisme semble être le meilleur terme pour qualifier la musique de Mark Isham. Après quelques albums solos, Isham décida de se lancer dans la musique de film au début des années 80, en pleine période de musique électronique. C’est dans cette perspective que naquirent ses premières BO électroniques/new-age telles que ‘The Hitcher’ (1986) ou ‘Never Cry Wolf’ (1983), sa première BO écrite pour le cinéma, dans la lignée des travaux new-age de Vangelis dans le milieu des années 80. Par la suite, un score tel que ‘Everybody Wins’ (1990) lui permettra d’avoir recours à une écriture instrumentale incorporé à l’orchestre. Dans ‘Point Break’ (1991), Isham nous prouvera qu’il sait aussi s’attaquer au style du thriller/film d’action. Le point fort du compositeur est d’avoir sut diversifier les projets tout au long de sa carrière de musicien de cinéma. Isham ne s’est encore jamais laissé enfermer dans un genre prédominant, et ce à l’inverse de compositeurs tels que Marco Beltrami ou Jerry Goldsmith.

Son style se reconnaît par ses ambiances atmosphériques parfois monotones et son utilisation fréquente de solistes (trompette jazzy dans ‘Losing Isaiah’, fiddle et guitare dans ‘Of Mice & Men’, flûte dans ‘Nell’, etc.). Reste que le style atmosphérique prédomine dans bon nombre de ses partitions. On trouve très rarement chez Isham des déchaînements orchestraux hollywoodiens, comme c’est le cas par exemple dans le superbe ‘Kiss The Girls’ (1997). Même un score électronique/orchestral tel que ‘Blade’ paraît assez mou et lent par rapport au sujet de ce gros blockbuster sanguinaire et explosif. Pas toujours estimé à sa juste valeur, Mark Isham est tout de même l’auteur de partitions remarquables telles que ‘Nell’, ‘Of Mice & Men’ (Des souris et des hommes) , ‘Life as a House’ ou ‘Kiss The Girls’. Maintenant, il faut vraiment être très perméable à son style atmosphérique mou et rêveur, un style qui peut vite provoquer un sentiment d’ennui chez les non initiés. Voilà quand même un compositeur fort intéressant, avec une filmographie relativement riche et variée.

Quentin Billard


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42 - Mark Isham

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