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Jay Jay Johanson

Jay Jay Johanson

Sa musique est difficilement classifiable, elle part du jazz, passe par le trip-hop et arrive à la dance-floor notamment sur son avant-dernier album Rush. Beaucoup d'arrangements utilisent des sons électroniques, en particulier les parties rythmiques. Sa voix particulière, aiguë et caressante, androgyne, envoûtante, met parfaitement en valeur ses textes mélancoliques, d'une tristesse profonde. Sa première BO est "La confusion des genres" en 2000.

Interview

Cinezik : Vous avez déjà composé pour un film, LA CONFUSION DES GENRES de Ilan Duran Cohen. Etait-ce une bonne expérience pour vous ?

Jay Jay Johanson : Et bien, sur ce projet, j'ai participé une fois le film fini, ils voulaient juste ajouter de la musique. J'ai enregistré beaucoup de morceaux que je leur avais envoyé, et ils les ont trouvés un peu trop dépressifs, mais ils n'avaient pas le temps d'attendre plus de choses, donc certaines scènes sont au final restées sans musique, même si elles étaient destinées à avoir des sons, et même si j'avais enregistré des chansons spécialement pour ces scènes. A part ça, c'était une grande expérience.

Comment expliquez-vous que la France fasse encore appel à vous pour LA TROISIEME PARTIE DU MONDE (Lire notre critique du film)?

Bien, la France a fait appel à moi, mais il me semble faire aussi appel à la France, c'est une magnifique relation à deux. Par ailleurs, c'est le premier pays à avoir découvert ma musique, et dans les années 90, j'avais la possibilité d'y passer beaucoup de temps. Maintenant que ma carrière se joue dans plusieurs territoires, je n'ai plus le même temps à consacrer à la France, mais je fais encore l'amour chaque minute passée sur le sol français. (rires)

Quel plaisir avez-vous pris à composer pour ce film ?

Cette fois-ci, j'ai été contacté bien avant que le film ait été tourné, j'ai donc pu commencer à discuter de mes idées très tôt, dés le script, ce qui a conduit à une collaboration plus précise entre le son et l'image. Et le réalisateur Eric Forestier est très inspirant.

Comment est votre travail de composition pour le cinéma ?

Le processus d'écriture est le même que pour mes chansons : je les écris tout d'abord avec un stylo et du papier, puis je les transfères vers mon piano pour commencer à construire sa structure, et enfin commence le processus d'arrangement et de production.

Pour travailler sur ce film, vous êtes venu en France ou tout a été fait à distance ?

À la fois à Paris et chez moi, à Stockholm. Tous les matériaux ont été enregistrés dans le même studio suédois de presque tous mes albums.

Comment décririez-vous l'univers de ce film atypique ?

Spécial, mystique, et parfois doux.

Quel fut le choix des instruments ?

Beaucoup de piano, une batterie, quelques cordes, et beaucoup de bruits.
Un disque est prévu.

Quel est votre film préféré ?

Je suppose que ce doit être "Shining".

Et les compositeurs de film que vous aimez...

John Barry, Bernard Herrmann, Mychael Nyman, Krystof Komeda, Serge Gainsbourg, Michel Legrand, Francis Lai, Roy Budd, Ennio Morricone. Je pourrais en citer de nombreux autres...

Quel rôle, selon vous, la musique joue dans l'image ?

Parfois un rôle très important, parfois elle n'est pas nécessaire du tout.

Après ce film, quelle sera votre actualité ?

Mon prochain album "Self-Portrait" est déjà fait et sera publié cet automne.

Interview réalisée le 17 juin 2008 par Benoit Basirico


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