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Compositeurs

François Peyrony  
Né en 1964.

François Peyrony
Compositeur de la musique d’IL NE FAUT JURER DE RIEN !, film d’Eric Civanyan avec Mélanie Doutey, Jean Dujardin et Gérard Jugnot. Il a aussi signé de nombreuses musique de scène et de contes illustrés pour enfants.
AUTO-BIOGRAPHIE, texte rédigé par François Peyrony


1964. Jamais autant de bébés n’étaient nés en France que cette année-là.

François Peyrony en fait partie. Il comprend très vite que s’il veut préserver sa tranquilité, et s’éloigner de cette masse grouillante de bébés, il doit choisir scrupuleusement ses activités. En plus, François aime jouer – en fait, il n’aime que ça, jouer.

Le football lui semble une bonne solution ; 22 à s’amuser sur un joli gazon, tandis que dans les tribunes la masse grouillante hurle au son des cornes de brume. Mais après une saison passée à explorer le banc de touche, François Peyrony décide de changer de plan de carrière.

Le but : toujours choisir le bon côté du terrain, si possible au calme, si possible là où on s’amuse, si possible bien éclairé (car François a peur du noir). Enfant de chœur, c’est très bien, par exemple. Mais si boire le vin de messe en cachette est un agrément, ce n’est pas un métier. Hélas.

Un jour sa mère, bien inspirée, lui annonce au goûter (il a 5 ans) : « tiens voilà ton professeur de violon ». Musicien, pourquoi pas ? On est du bon côté du rideau de scène, celui où il y a de la place pour mettre ses jambes, on est éclairé, et parfois même on vous paye pour jouer. Être payé pour JOUER ; idéal. Mais jouer de quoi ? Très vite le problème se pose pour François. Le violon ? Trop étriqué, trop exigeant. Le piano ? Pas mal. Un peu lourd à transporter. La batterie ? Ça dépote, c’est sûr, mais quand on a fini de la démonter toutes les filles sont déjà parties. La guitare ? Sympa. Un peu trop scout.

Alors François, après avoir joué de tout ça alternativement, a enfin une bonne idée : il fera jouer les autres à sa place. Profession : compositeur. Ce qui est plus facile à dire qu’à faire (essayez, vous verrez). Un compositeur, c’est quelqu’un de très sérieux, de très vieux aussi, voire de très mort. Comment peut-on, à 16 ans, envisager cela ? Ben on peut pas. On envisage pas. Alors François Peyrony passe son bac, puis s’arrête là pour ce qui est de prouver aux autres qu’on n’est pas plus crétin que la masse grouillante de ses condisciples. Ensuite, il devient spécialiste de tournage autour du pot. Jazz, musique concrète, direction de chœur, prise de son, tout l’intéresse, rien ne le fixe.

De bonnes âmes, le voyant papillonner, histoire qu’il s’arrête un peu, se disant qu’à force il va nous donner le tournis, lui demandent de composer pour le théâtre. Pourquoi pas ? se dit François ; tant qu’on est du bon côté, du côté calme, du côté où il y a de la lumière (bien qu’au théâtre on demande souvent à François de composer pour les noirs). Evidemment, papillon dans l’âme, la chanson, le cinéma, tout ça l’attire, tant qu’il y a de la lumière, des jolies filles, et qu’on ne fait pas la queue.

Alors, de fil en aiguille, de fleur en fleur, tout s’enchaîne. Et comme François, grâce au violon, a développé sans le savoir l’art de la mélodie qui rentre dans la tête et qui n’en sort pas, il trouve de plus en plus de bonnes âmes pour lui dire « compose, joue, amuse-toi, on s’occupe du reste ».

A 41 ans, François Peyrony joue toujours. Il n’a presque plus peur du noir, sa compagne écrit des beaux livres qu’il aimerait un jour mettre en musique, et ses deux enfants chantonnent parfois les notes de papa en descendant l’escalier.

Il a semé derrière lui plus de 200 chansons, 2 musiques de long-métrages, 10 de courts, plus de 30 musiques de scènes, plus de 50 musiques d’histoires pour enfants, et plein de tas de musiques que des bonnes âmes lui demandent régulièrement, espérant toujours qu’un jour, eh bien, il se pose.

Le contacter : contact@cinezik.org



ŒUVRES PRINCIPALES

- Pièces de théâtre : Richard III (Didier Long, 2005, avec Bernard Giraudeau), Théorbe (Didier Long, 2003, avec Alexandra Lamy), Nuit d’Ivresse (Josiane Balasko, 2002-2003, avec Francis Huster), Etat Critique (Eric Civanyan, 2002-2003, avec Gérard Jugnot), Le Limier (Didier Long, 2002-2003, avec Patrick Bruel), Becket (Didier Long, 2000, avec Bernard Giraudeau), Hedda Gabler (Raymond Aquaviva, 1999, avec Amira Cazar), etc…

- Comédies musicales : Embrassons-Nous Folleville (1996-1997), Peau d’Âne (avec Hubert Drac, 1996), Fric-Frac Broncville (1995), Rhapsody in Blood (avec Hubert Drac, 1994)

- Spectacles : J’m’demande (Bernard Azimuth), Métra Hurlant (Marc Métral), trois spectacles de Didier Gustin, Les Pros de la Rénos (Promotelec, 2003), Safari (Dupont de Nemours, 2004)

- Artiste interprète pour Henri Dès

- Divers habillages d’antenne (AFP)

- Divers génériques d’émission (Les Caméléons sur RMC, Mécéki sur Europe 1)


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