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Compositeurs

John Powell  
Né au Royaume-Uni le 18 septembre 1963.

John Powell

Issu du studio MEDIA VENTURES créé par Hans Zimmer, John Powell s'est construit en moins de 10 ans une solide réputation dans le genre électro-orchestral. Que ce soit pour des films d'action hollywoodiens, des comédies légères, ou des films d'animation, il a su développer un univers délirant et original.

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Bio/Portrait

John Powell a commencé dans la musique en jouant du violon classique, dès 7 ans, avant de s'intéresser durant son adolescence à toutes les autres formes de musique, en passant par le rock'n roll et le jazz. A 18 ans, il parvient à rentrer à la Trinity College of Music de Londres grâce à ses talents de violoniste, et y étudie la composition. C'est là qu'il remporte ses premiers prix et rencontre un certain Gavin Greenaway.

Pendant leurs années d'université, John Powell et Gavin Greenaway produisent des bandes pour des installations artistiques créés par l'artiste Michael Petry, qui ont été montées et exposées dans plusieurs galeries à travers l'Europe, les Etats-Unis, et le Japon, avant de recevoir leur diplôme en 1986. En 1988, Powell & Greenaway se retrouvent à travailler pour des spots publicitaires et pour la télévision dans le studioAir-Edel de Londres. C'est là qu'ils rencontrent les compositeurs Patrick Doyle et Hans Zimmer. John Powell devient alors assistant de Doyle sur Into The West, puis de Zimmer sur White Fang.

Alors qu'en 1990 Hans Zimmer s'en va fonder son studio MEDIA VENTURES à Los Angeles, John Powell et Gavin Greenaway restes à Londres et continuent à composer de nombreuses musiques pour la pub et la télévision. Powell compose notamment les musiques de quelques documentaires de la BBC, et pour un film français intitulé Les Escarpins Sauvages, qui lui vaudra une récompense au Festival du film de Villeurbanne.

En 1995, John Powell et Gavin Greenaway quittent Air Edel et fondent leur propre studio de création musicale, Thinking Music (ITM) où tous deux composeront les musiques d'une bonne centaine de spots publicitaires, pour Coca-Cola, Ford, Sega, BMW, etc..., ainsi qu'un opéra : An Englishman, Irishman and Frenchman. ITM collaborera également avec le studio parisien Vol De Nuit à des spots publicitaires et à des films indépendants.

Enfin, en 1997, John Powell et Gavin Greenaway décident d'aller rejoindre Hans Zimmer aux Etats-Unis au sein du studio MEDIA VENTURES. Greenaway devient alors assistant-compositeur auprès de Zimmer sur LE PACIFICATEUR, tandis que John Powell se voit carrément confier la mise en musique du film d'action VOLTE/FACE, de John Woo.
Cette chance est la conséquence de la déferlante de demandes qui a submergé le studio Media Ventures pour mettre en musique les films d'action hollywoodiens du moment, après les succès de Hans Zimmer sur USS ALABAMA en 1995, puis ROCK etBROKEN ARROW en 1996. Ne sachant plus où donner de la tête, Zimmer recrute donc une grande quantité de nouveaux talents pour mettre en musique tous ces films et ainsi propulser sur le devant de la scène hollywoodienne les petits nouveaux de MEDIA VENTURES.

Avec VOLTE/FACE, John Powell signe une BO d'action très inspirée, classique mais extrêmement efficace, dans la style de Hans Zimmer ; c'est tout ce qu'on lui demandait ! On y décèle cependant un début de style, bien à lui, qu'il aura justement l'occasion de développer plus tard grâce à ce tremplin de premier choix vers Hollywood.

En 1998, il travaille avec Hans Zimmer sur LA LIGNE ROUGE, de Terrence Malick, et compose l'un des morceaux du CD. Le même Terrence Malick lui propose alors de créer la musique d'un documentaire qu'il produit, intitulé ENDURANCE, qui raconte l'histoire vraie du champion olympique éthiopien Haile Gebreselassie. Le résultat est une musique encore une fois très inspirée, dans lequel il mélange les sonorités africaines, arabes et européennes, et où il est donc bien loin des percussions et des violons deVOLTE/FACE.

En 1999 et 2000, John Powell s'allie avec Hans Zimmer pour composer deux BO radicalement différentes : la première est destiné à un film policier qui est presque passé inaperçu intitulé CHILL FACTOR. Un score introuvable dans le commerce, mais que l'on peut apprécier dans le film comme une suite du style d'action de Volte/Face, allié à quelques thèmes très beaux dont on ne sait pas vraiment s'ils sont de Zimmer ou de Powell.
Enfin, le second projet issu de la collaboration Zimmer/Powell n'est autre que le film d'animation de Dreamworks du moment : LA ROUTE D'ELDORADO. Un score plein d'idées et bourré de thèmes sympathiques, mais malheureusement peu aisé à écouter en CD car la proportion de score publié sur l'album officiel est ridicule : 3 pistes seulement, contre 10 chansons signées... Elton John !

Cependant, dès 1998, John Powell entame une autre collaboration (bien plus longue et fructueuse) avec Harry Gregson-Williams, également nouvelle recrue de MEDIA VENTURES depuis ROCK (1996). Ensemble, il se voient proposer la mise en musique deFOURMIZ, le premier film en images de synthèse des studios d'animation Dreamworks (créé par Spielberg), dont Hans Zimmer est désormais le directeur musical.

Ce duo de choc va presque révolutionner la musique de film d'animation, en enchaînant par la suite avec CHICKEN RUN en 2000 et SHREK en 2001. Des partitions toutes aussi inspirées les unes que les autres, où le talent mélodique de Powell se complète à l'orchestration délirante de Gregson-Williams. De véritables bijoux d'humour et d'émotion sont nés de ce duo qui n'est déjà plus qu'un souvenir, sauf grosse surprise. Les deux compères continuent chacun leur carrière solo en composant séparément pour le cinéma d'animation. Tandis que John Powell a mit en musique ROBOTS de Chris Wedge (le réalisateur de L'Âge de Glace), en 2005, Harry Gregson-Williams, après avoir assuré seul la BO de SINBAD en 2003, a également composé en solo le score de SHREK 2en 2004.

Mais entre temps, John Powell n'a pas attendu pour faire cavalier seul en commençant dès 2001 à écrire pour plusieurs genres du cinéma traditionnel, et notamment la comédie (satirique, romantique, et dramatique). Il compose d'abord le score d'EVOLUTION pour le film délirant et léger d'Ivan Reitman, qui s'avère être un énorme délire musical tout aussi déjanté que le film, puis JUST VISTING, qui n'est autre queLes Visiteurs en Amérique...
Dans le même esprit, il compose ensuite le score délirant de RAT RACE (une comédie satirique sur l'appât du gain), musique très rythmée et pleine d'humour et de clins d'oeil en tout genres.
Toujours en 2001, il écrit également le score de I AM SAM (Sam, je suis Sam), comédie dramatique avec Sean Penn, où il déploie tout son talent pour évoquer l'émotion sans pour autant tomber dans le sentimentalisme. On retrouve dans cette BO son instrument favori : la guitare sèche, utilisée parfois même de manière assez expérimentale, ce qui est assez sympathique.

En 2002, il signe une partition électro assez expérimentale pour THE BOURNE IDENTITY(La Mémoire dans la peau), où il charcute les notes et les rythmes pour symboliser l'amnésie du personnage incarné par Matt Damon. Assez décousu, donc, mais c'est logique, et le résultat demeure assez intéressant.

En 2003, John Powell continue d'explorer plusieurs genres cinématographiques, comme le film d'espionnage (THE ITALIAN JOBBraquage à l'italienne) ou la comédie romantique (L'AMOUR SANS PRÉAVISAMOUR TROUBLE...), avant de retrouver John Woo sur PAYCHECK (avec Ben Affleck et Uma Thurman, d'après une nouvelle de Philip K. Dick). Un certain retour aux sources, avec une score d'action bien ficelé, qui ne délaisse pas pour autant le côté plus étonnant et expérimental de ses précédents travaux, qui mêlaient déjà orchestre et sonorités synthétiques. Dans la même lignée, il signe en 2004 le score de THE BOURNE SUPREMACY (la suite de La Mémoire dans la Peau), en introduisant des mélodies toujours plus inspirées au coeur d'une partition bourrée de sons électroniques étonnants. A vrai petit bijou !

Il ne fait désormais nul doute que John Powell est l'un des compositeurs phares du genre "électro-orchestral", sachant parfaitement "marier" le gros orchestre et les mélodies faciles avec des sonorités électroniques sourdes et brutes, et des rythmes synthétiques divers. A suivre de très près, donc !

Sylvain Rivaud


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