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Compositeurs

Alan Silvestri  
Né à New-York en 1950. Vit et travaille aux USA.

Alan Silvestri

Musicien attitré du cinéaste Robert Zemeckis, il est devenu en quelques années l'une des figures majeures de la musique de film hollywoodienne. Son sens du rythme et de la mélodie l'ont amené à visiter tous les genres (action, aventure, comédie), genres qu'il a plusieurs fois surpassés à l'étonnement de tous.

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Incontournables du compositeur

Bio/Portrait

L’alter-ego musical de Robert Zemeckis n’aurait jamais dû devenir compositeur de musique de films ! C’est en effet par un concours de circonstances que ce brillant musicien est devenu l’un des plus courtisé dans le milieu de la B.O. Aussi à l’aise dans l’action que dans l’intimiste, Alan Silvestri se forge année après année une carrière hors du commun.

Le jeune Alan se passionne très tôt pour la musique. Il rejoint donc tout naturellement la prestigieuse Boston’s Berkeley College of Music pour y poursuivre de sérieuses études… seulement voilà, Silvestri a la bougeotte et ne tient pas plus de deux ans le rythme scolaire imposé. Il s’envole pour Las Vegas afin de jouer de la guitare dans le groupe rock « Wayne Cochran and the C.C. Ryders ». Expérience non concluante. Il décide ensuite de produire un album avec sa petite amie du moment. Les tourtereaux filent à Los Angeles pour parfaire leur rêve. Nouvel échec. Le jeune homme connaît alors une période de vaches maigres qui le conduit de petits boulots en petits boulots. Dur, dur… Il rencontre le chanteur Bradford Craig qui lui demande de travailler à l’amélioration des ses chansons. Silvestri fait du bon boulot, et lui et Craig deviennent amis. Lorsqu’une compagnie de cinéma demande à Bradford de composer une musique pour l’un de ses films, il pense tout naturellement à son pote Alan. En effet, il n’est que parolier et a de plus un projet sur le feu avec le grand Quincy Jones… Et c’est ainsi que Silvestri compose sa première B.O., « The Doberman Gang », à l’âge de 21 ans !

Nanti d’une petite expérience musicale, le compositeur enchaîne les téléfilms et collabore à diverses séries télé (« Starsky et Hutch », « Chips », « Manimal ») avant de rencontrer le très talentueux Robert Zemeckis. Silvestri n’est pas tenté plus que ça par la musique de films. Il est « tombé dedans » par accident… Il compose néanmoins « A la Poursuite du Diamant Vert » sans se douter un instant qu’il vient de sceller son destin… Après un détour en France pour le navrant « Par où t’es rentré, on t’as pas vu sortir » de Philippe Clair avec le grand Jerry Lewis, où il marquera sa propension à la parodie musicale que l’on retrouvera dans « The Mexican » ou encore dans « Apparences », Alan Silvestri retrouve Zemeckis pour le cultissime « Back to the Future ». C’est définitif, il est un grand compositeur.

Outre ses travaux pour son ami Bob – citons, pêle-mêle, les superbes « Forrest Gump », « Contact » ou encore le récent « Polar Express » - Silvestri se montrera particulièrement efficace dans l’action avec l’inoubliable « Predator » ainsi que sa séquelle avec un « End Title » de folie. Une partition qui marquera durablement les amateurs, au point de réclamer à corps et à cris une édition CD pendant de nombreuses années. Ce compositeur n’hésite pas à se diversifier et enchaîne depuis pas mal de temps déjà les morceaux de bravoure avec la régularité d’un métronome. « The Quick and the Dead », « Volcano », « Mummy Returns », « Van Helsing »... Que du lourd !

Mais il ne délaisse pas pour autant les compositions plus douces et plus nuancées. C’est ainsi que Alan Silvestri est devenu un des musiciens les plus respectés de la profession. Par hasard. Ce hasard qui fait parfois si bien les choses… Du coup, « Beowulf » de Zemeckis sortira en 2007 et la B.O. sera aussi attendu que le film lui même…

Christophe Olivo (merci à Jean-Paul)

Alan Silvestri reste une valeur sure dans la musique de film américaine de nos jours. Défenseur de la musique orchestrale mais aussi amateur de jazz de temps à autre (ses BO de comédie en sont très souvent remplies !) et excellent ‘synthétiste’ (il a très longtemps travaillé sur son Synclavier depuis ‘The Clan of The Cave Bear’ en 1986), ce compositeur originaire de New York qui toucha un peu à différents instruments dans sa jeunesse (batterie, saxophone, basson, clarinette, guitare, etc…) arriva sur son premier film en 1972, ‘The Doberman Gang’, une production pour laquelle Silvestri dut écrire un peu de musique alors qu’il n’avait absolument aucune expérience dans ce domaine. Après le succès de ce film pour lequel il a écrit de la musique en moins de 2 semaines, le jeune Silvestri s’attaqua à des projets de plus en plus importants, commençant à écrire de la musique pour des séries TV et quelques téléfilms à petit budget. C’est sa rencontre en 1983 avec Robert Zemeckis qui sera déterminante pour l’avenir de sa carrière, les deux compères débutant leur collaboration fidèle sur ‘Romancing The Stone’. Depuis, de l’eau a coulé sous les ponts et Silvestri a écrit la musique pour la plupart des films de Zemeckis : Back To The Future 1, 2 et 3, Who Framed Roger Rabbit, Death Becomes Her, Forrest Gump, Contact, What Lies Beneath, Cast Away, etc…Grâce aux films de Zemeckis (généralement tous très populaires), Silvestri a put affirmer son style si reconnaissable, notamment au niveau des orchestrations (aidé de son fidèle orchestrateur, James Campbell) et de sons inné du rythme.

Spécialiste des scores d’action et des comédies (un genre dans lequel Silvestri semble s’être fait enfermer depuis quelques années), le style Silvestri a quelque fois été imité (Trevor Jones dans ‘Cliffhanger’, John Debney dans ‘My Favorite Martian’) mais jamais inégalé, preuve en est que ce compositeur a un talent sur dans la musique de film. Parmi ses grandes œuvres les plus populaires, on compte bien entendu ses partitions pour les films de Zemeckis, mais aussi les exceptionnelles partitions pour ‘Predator’ de John McTiernan et ‘Predator 2’ de Stephen Hopkins, deux films sur lequel Silvestri a montré toute l’étendue de son inspiration et de son sens implacable du rythme et de la thématique. Se rejoignent aux côtés de ses deux chefs-d’oeuvre le très épique ‘Judge Dredd’, le magnifique et claustrophobique ‘The Abyss’, le violent ‘Ricochet’, le très Herrmannesque ‘Shattered’, les très amusant ‘Mouse Hunt’, ‘Father of The Bride’ ou ‘The Mexican’, trois exemples de partitions qui prouvent que Silvestri sait aussi s’amuser tout en montrant une certaine sensibilité innocente et apaisée dans ses musiques de comédie.

Le succès de grandiose score de ‘The Mummy Returns’ lui a une fois de plus permit d’avoir l’adhésion des béophiles, même si aujourd’hui encore beaucoup de personnes doutent encore de son réel talent. Si son principal point faible est d’avoir tendance à se répéter un peu, c’est parce qu’il affirme et construit un style personnel qui ne doit rien à personne, si ce n’est son expérience dans déjà plus de 20 ans au service de la musique de film.

Quentin Billard

© Photos : Benoit Basirico / Cinezik


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