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Futur immédiat Los Angeles 1991  (1989)

Alien Nation

Kritzerland (3 octobre 2013) | Réédition


 

le score, malgré ses faiblesses de moyens et ses synthés datés, ne manque cruellement pas d'idées. Au contraire, on y retrouve avec plaisir le style du Goldsmith du début des années 90, et quelques expérimentations électroniques étonnantes. Ce n'est pas toujours de très bon goût, mais la démarche reste louable.



[© Texte : Cinezik] •
Futur immédiat Los Angeles 1991

Tracklist (de la BO en CD ou Digital)


Disque 1 : Musique de Curt Sobel

1. Tug Killed / Drug Attack
2. Main Title
3. Jumped
4. Chicken
5. Swimming Lesson
6. Coming Home
7. Quarantine
8. Hold Up
9. Methane Foreman
10. Sykes Chases Harcourt
11. To the Beach
12. Sweet Indulgence2
13. Harcourt OD's
14. Eternity
15. Monster Lives
16. Searching
17. Driving
18. Prelude to Trouble
19. Bathroom Fix / Breach
20. Water Rescue
21. Platinum Bomb / Main Title Revised
22. Tell Him the Rest
23. Chase and Fight
24. Drug Intro
25. Bathroom Fix
26. A Serious Breach
27. Platinum Bomb
28. Slag Bar Rag
29. Wedding Song
30. Here Comes the Bride

Disque 2 : Musique de Jerry Goldsmith

1. Alien Landing
2. Out Back
3. Are You All Right?
4. Take It Easy
5. The Vial
6. Jerry's Jam
7. Alien Dance
8. Are You There?
9. The Beach
10. Tow Truck Getaway
11. 772 - I Shall Remember
12. Tell Them
13. A Game of Chicken
14. Overdose
15. Got a Match?
16. A Nice View
17. Just Ugly
18. The Wedding

 

Nos articles sur cette BO

Alors qu'une éventuelle édition complète de la mythique partition de Jerry Goldsmith pour le ALIEN de Ridley Scott était davantage attendue (et ce n'est toujours pas programmé), le prestigieux label américain Varèse Sarabande nous propose en ce mois de mai 2005 ce titre étonnant du même Jerry Goldsmith, pour un obscur film de science-fiction intitulé FUTUR IMMÉDIAT en français, sorti dans les salles en 1988, et réalisé par Graham Baker (qui mettra également en scène, une dizaine d'années plus tard, le pathétique BEOWULF avec Christophe Lambert...).

Il ne s'agit pas de la musique du film, mais du score rejeté. En effet, la bande originale finale du film sera composée par un certain Curt Sobel (qui n'a oeuvré par la suite que pour la série TV des Aventures du jeune Indiana Jones), laissant la partition de Jerry Goldsmith dans l'ombre pendant près de 17 ans, jusqu'au jour où Robert Townson, directeur de Varèse Sarabande, se décide à publier ce score au grand jour, via la série d'éditions limitées de son label, la série des CD Clubs.
Le disque de ALIEN NATION n'a donc été pressé qu'à 3000 exemplaires, ce qui, au regard du titre (assez peu connu), et du contenu du disque (100 % électronique des années 80) paraît raisonnable.

Après écoute de ce nouveau Varèse Club, force est de constater que ce disque méritait d'exister, malgré toutes les réserves émises ici et là quand au contenu excessivement "daté" et "kitsch" des synthétiseurs utilisés par Jerry Goldsmith sur cette partition.
Car le score, malgré ses faiblesses de moyens et ses synthés datés, ne manque cruellement pas d'idées. Au contraire, on y retrouve avec plaisir le style du Goldsmith du début des années 90, et quelques expérimentations électroniques étonnantes. Ce n'est pas toujours de très bon goût, mais la démarche reste louable. Parfois même, le maestro parvient a susciter une émotion toute particulière, une certaine mélancolie, une chaleur qu'on ne soupçonnait pas dans une partition 100 % électronique comme celle-ci. La chaleur du talent, sans doute.

Bref, sûrement pas une oeuvre phare du compositeur de ALIEN ou de GREMLINS, mais un disque intéressant pour tous ceux qui apprécient ce compositeur, qui fût souvent inspiré malgré le manque de moyens, ou la pauvreté des films qu'il mît en musique. Cette édition prend alors le sens d'un hommage au talent d'un homme qui croyait en son métier, et ne s'arrêtait pas à de simples a priori ou des considérations matérielles pour exercer son art. D'ailleurs, Robert Townson ne s'y est pas trompé en intégrant en ghost track, à la fin du dernier morceau, une petite phrase simple de feu Jerry Goldsmith lui-même, à l'attention de son monteur, Ken Hall : le compositeur lui suggérait verbalement, au début de chaque piste, des idées ou des commentaires concernant les morceaux enregistrés. Un petit bonus pour les fans, mais surtout, un petit moment d'émotion poignant (le commentaire se termine par un "Goodbye" bourré de sens), en mémoire de l'un des plus grands compositeur hollywoodiens ayant existé, au travers d'une partition mineure, mais qui en dit long.

Sylvain Rivaud

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