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Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne  (2011)

The Adventures of Tintin: Secret of the Unicorn

Sony Classical (24 octobre 2011) - 1:05:26 | Original Score [musique originale]


John Williams retrouve Steven Spielberg après INDIANA JONES 4 et un mois avant WAR HORSE. Il s'agit étonnamment de la première musique du maître pour un film d'animation !

[© Texte : Cinezik] • 0886443177178
Les Aventures de Tintin : Le Secret de la Licorne

Tracklist (de la BO en CD ou Digital)

  1. The Adventures of Tintin (3:04)
  2. Snowy’s Theme (2:10)
  3. The Secret of the Scrolls (3:13)
  4. Introducing the Thompsons and Snowy’s Chase (4:08)
  5. Marlinspike Hall (3:59)
  6. Escape from the Karaboudjan (3:21)
  7. Sir Francis and the Unicorn (5:05)
  8. Captain Haddock Takes the Oars (2:17)
  9. Red Rackham’s Curse and the Treasure (6:10)
  10. Capturing Mr. Silk (2:58)
  11. The Flight to Bagghar (3:33)
  12. The Milanese Nightingale (1:30)
  13. Presenting Bianca Castafiore (3:28)
  14. The Pursuit of the Falcon (5:43)
  15. The Captain’s Counsel (2:10)
  16. The Clash of the Cranes (3:48)
  17. The Return to Marlinspike Hall and Finale (5:51)
  18. The Adventure Continues (2:58)

Autour de cette BO

Texte de Steven Spielberg à propos de la musique de TINTIN :
(Livret du CD) 

Considérant le nombre de films d'aventure qu'il a mis en musique, de STAR WARS à INDIANA JONES jusqu'aux AVENTURES DE TINTIN, je suis sûr que l'on peut dire que "si l'aventure a un nom, ça doit être John Williams". Lorsque j'ai entendu pour la première fois sa musique pour TINTIN, je me sentais comme si John n'avait pas pris une ride depuis son travail sur JAWS et STAR WARS. Cette nouvelle musique a la même énergie et la même exubérance, et elle est si étroitement imbriquée dans l'histoire, les personnages et les images qu'elle me fait sentir jeune à nouveau - et vous allez l'être aussi, si vous ne l'êtes pas déjà !

Dans le cas présent, un score traditionnel fut le meilleur parti pris pour créer un nouveau classique, à partir des bandes dessinées cultes que l'auteur belge Hergé a créé en 1929.

TINTIN a été le premier film d'animation que j'ai réalisé et le premier que John a mis en musique. Mais quand il a vu mon premier montage, il a immédiatement compris ce qu'il fallait faire, et nous nous sommes retrouvé en terrain familier. Le thème vif de Tintin que l'on entend au générique de début est parfaitement adapté à un jeune journaliste dont la vie devient toujours une aventure. Le deuxième personnage le plus important dans la saga d'Hergé est le toujours ivre capitaine Haddock, et pour lui, John a créé un thème qui sonne comme s'il venait du fond d'une bouteille - jusqu'à la rédemption de Haddock - puis quand son thème dessaoule, il devient beau et noble.

Les deux détectives d'Interpol, Dupont et Dupond, sont des sosies qui ne peuvent être différenciés que par l'orthographe de leur nom. Ils donnent toujours l'impression de ne rien comprendre, et John les a parfaitement saisi dans son morceau "Introducing the Thompsons". Et puis il y a Milou, le chien de Tintin, son fidèle compagnon, dont le thème est vivace, amusant et délirant à couper le souffle. Au coeur de notre aventure il y a la quête de l'honneur et de l'identité, comme le capitaine Haddock va le découvrir à travers ses souvenirs détrempés, et un secret de famille qui remonte au 17ème siècle. Pour cela, John a retrouvé ses origines et a composé un thème de pirates qui rivalise avec les motifs de Max Steiner et Erich Wolfgang Korngold.

Personnellement, je ne peux pas écouter ce score trop souvent... que ce soit dans ma voiture, sur mon téléphone ou quand je vois les magnifiques images du film crées par les génies de la compagnie de Peter Jackson, Weta Digital, en Nouvelle-Zélande. Tintin a réuni tellement d'artistes doués qui ont créé une percée dans l'animation photoréaliste. Et accompagnés par la brillante partition de John, nous pouvons tous retourner à nos racines à travers le genre des films d'action/aventure de divertissement, remplis de personnages inoubliables, de rires et d'évasion totale.

Profitez-en.

- Steven Spielberg
(traduction : Sylvain Rivaud pour Cinezik)

Thème de Tintin composé par John Williams (générique de fin) :

"Je veux vivre" extrait de Romeo & Juliette de Charles Gounod, interprété par Renée Flemming (Bianca Castafiore dans le film) :

Nos articles sur cette BO

ANALYSE PISTE PAR PISTE DE LA BO DE JOHN WILLIAMS

Attention : cet article comporte quelques légers spoilers ! A lire de préférence après avoir vu le film.

Introduction

Nous ne reviendrons pas sur la musique dans son ensemble puisque déjà évoquée (ci-dessous). Il est intéressant cependant de revenir sur chaque morceau car la construction de la partition de John Williams, l'apparition et la citation des thèmes au fil du score, permettent de cerner toute l'intelligence et le génie du compositeur. On remarquera que si les thèmes et motifs sont peut-être moins évidents que ceux d'il y a 20 ou 30 ans (période STAR WARS et INDIANA JONES) l'architecture du score est la même qu'à cette période, de même que l'utilisation des leitmotivs. En gros, rien n'a changé dans le fond, mais la forme est plus subtile, plus légère, comme le ton du film.

1. The Adventures of Tintin (Les aventures de Tintin)

Clavecin et saxo jazzy, John Williams nous capte en quelques secondes dans le générique animé qui inaugure le film, dans un morceau qui cite CATCH ME IF YOU CAN (2002). Sonorités rétros qui évoquent l'Europe des années 30-40, quelques touches d'accordéon, et première apparition du thème de la saga, motif vivace qui évoque la tête chercheuse, le jeu de piste. On retrouve des sonorités et rythmes pas entendus depuis le réjouissant WITCHES OF EASTWICK (1987). C'est l'un des morceaux les plus dingues composés par Williams, dans l'esprit du « Knight Bus » de HARRY POTTER & THE PRISONER OF AZKABAN (2004).

2. Snowy's Theme (Thème de Milou)

Orchestration plus traditionnelle. Williams caractérise Milou avec un motif de quelques notes montantes et descendantes, très rapides, qui évoquent un animal vivace et fonceur. Notes de piano en pagaille, qui suggèrent le dynamisme du chien, sa rapidité physique et intellectuelle. Un thème simple mais d'une efficacité redoutable, qui rappelle le génie de Williams pour caractériser en quelques notes un personnage.

3. The Secret Of The Scrolls (Le secret des parchemins)

Introduction du mystérieux thème de la Licorne, suggérant un secret enfoui. C'est un thème de quatre notes montantes, plus une descendante, dans une tonalité modale et sombre qui rappelle le thème de HARRY POTTER. Rappel du thème de Milou.

4. Introducing The Thompsons And Snowy's Chase (Introduction des Dupondt et poursuite de Milou)

Apparition du thème des Dupondt, motif dandinant sur deux notes, qui suggère évidemment le duo, autant que la marche synchronisée des deux policiers. Une clarinette suggère la naïveté des personnages, qui ne comprennent rien à rien. C'est un motif à la fois lourd et simple, caustique et plein d'humour. Retour de l'accordéon et du piano, pour planter le décor. Roulement de percussions et de cuivres : Tintin se fait enlever, Milou part au quart-de-tour, Williams décolle : traits de cordes aériens, entrecroisés avec le thème de Milou : le chien vogue entre air et terre pour retrouver son maître. Le compositeur évoque la légèreté de l'animal avec brio, dans un morceau d'action classique mais à la construction redoutablement professionnelle et à l'impact à l'image jouissif.

5. Marlinspike Hall (Le château de Moulinsart)

Ambiance sombre et inquiétante pour cette séquence où Tintin explore le château de Moulinsart (on retrouve l'atmosphère de la forêt de Poudlard, avec de la harpe). Première apparition du thème de Rackham le Rouge, avec ses cuivres beuglants dans les aïgus, qui mettent mal à l'aise : attention à la malédiction ! Citation du thème de la Licorne, à l'apparition d'une nouvelle maquette du navire.

6. Escape From The Karaboudjan (Evasion du Karaboudjan)

Premier morceau d'action, introduit par le thème de Tintin, motif assez discret mais pur, qui rappelle le thème d'Indiana Jones en version juvénile, avec des notes modales qui symbolisent la jeunesse du personnage : c'est un héros jeune mais aussi un héros en devenir. Le thème n'est pas évident pour cette raison. Grandes scandées de cuivres, en-dessous desquelles Williams glisse des cordes mouvantes et grinçantes, pour évoquer le piège, le danger : on nage en plein TEMPLE MAUDIT !

7. Sir Francis and The Unicorn (Le chevalier François et la Licorne)

Intro au synthé, sonorités mystérieuses et caverneuses, atmosphère oppressante qui rappelle le thème du crâne de crystal d'INDIANA JONES 4. Nouveau développement du thème de la Licorne dans un style qui n'est pas sans rappeler le thème de l'Arche dans RAIDERS OF THE LOST ARK. Développement du thème de Rackham le Rouge, motif d'aventure cuivré et enlevé, majestueux, sans doute l'un des plus beaux de ce score. Les cuivres scandés rappellent l'écriture virtuose de Williams sur LA REVANCHE DES SITH (2005). Il s'agit d'un pur morceau d'aventure qui nous rappelle joyeusement que Williams reste le maître absolu du genre.

8. Captain Haddock Takes The Oars (Le Capitaine Haddock prend les rames)

Apparition du thème du capitaine Haddock, discret motif pataud à la clarinette et au basson, qui ne va jamais bien loin car le personnage est constamment ivre, ou en passe de l'être. C'est clairement un thème d'ivrogne, avec un côté touchant cependant, et même noble. Très brève citation du thème de Tintin (qui accompagne ici le capitaine dans une barque).

9. Red Rackham Curse And The Treasure (La malédiction de Rackham le Rouge et le trésor)

Ce morceau est le plus long de l'album (six minutes). Retour du thème de Rackham le Rouge, motif de 4 notes répétées deux fois. Toujours chez Williams, le personnage est caractérisé avec trois fois rien, mais avec des motifs forts qui marquent l'inconscient du spectateur (souvenez-vous de RENCONTRES DU TROISIEME TYPE : 5 notes ; JAWS : 2 notes répétées). Retour du thème principal dans toute sa splendeur, on ne l'avait pas entendu en entier depuis le générique de début. Williams cite aussi le thème de la Licorne bien sûr, et introduit le motif arabisant pour Bagghar, la cité nord-africaine qui va devenir la nouvelle destination des héros. Encore une fois c'est un thème modal qui nous rappelle au bon souvenir de RAIDERS OF THE LOST ARK ou de LAWRENCE D'ARABIE (de Maurice Jarre, évidemment - mais dont Williams et Spielberg sont de grands admirateurs).

10. Capturing Mr. Silk (Capture de M. Filoselle)

Retour en Europe avec les Dupondt : retour de l'accordéon. Les deux policiers font une filature : clarinette basse malicieuse et hésitante. Williams esquisse un thème pour M. Filoselle, le pick-pocket. Retour du thème des Dupondt. Williams s'amuse, lance des fausses-pistes, manipule le spectateur, retrouvant brièvement quelques accents jazzy.

11. The Flight To Bagghar (Le vol pour Bagghar)

Un morceau virevoltant (comme il se doit), avec de constants changements de rythmes, c'est délirant et ça ne s'arrête pas. Rappel du thème de Tintin, et plus brièvement celui de Haddock, en version accéléré. Williams est à fond dans l'action mais la virtuosité de son orchestration et la légèreté de sa palette font de cette poursuite dans les airs un moment de grâce, aérien, toujours vif. Un morceau typique de ce TINTIN : pas vraiment de thème facile à retenir, mais tout est fait pour rehausser et enrichir le film, lui apporter une légèreté.

12. The Milanese Nightingale (Le Rossignol Milanais)

Intro au violon, très romantique et rétro, pour caractériser la Castafiore, seul personnage féminin du film et même de toute la saga d'Hergé. Retour de l'accordéon. On est à fond dans l'ambiance music-hall des années 30, dans le raffinement suranné.

13. Presenting Bianca Castafiore (Présentation de Bianca Castafiore)

Dans la BD, la Castafiore chante toujours le thème des Bijoux du « Faust » de Gounod. Spielberg choisi une autre œuvre de Gounod, « Roméo & Juliette » : la valse « je veux vivre », interprétée ici par Renée Fleming, qui s'en donne à cœur joie. Ce morceau inclus également des passages du « Barbier de Séville » de Rossini et se termine joyeusement avec une surprise qui en dit long sur l'humour du film (tout à fait dans l'esprit d'Hergé).

14. The Pursuit Of The Falcon (La poursuite du faucon)

Nouveau morceau d'action qui commence avec Rossini et se poursuit avec du pur Williams en mode fou-fou : le compositeur illustre cette séquence d'action (la plus impressionnante du film) avec des violons qui ne s'arrêtent pas et des percussions tonitruantes : on pense parfois à JURASSIK PARK, et à INDIANA JONES bien sûr, avec une citation du « Scherzo For Motorcyle and Orchestra » pour la scène du side-car, clin d'oeil de Spielberg à Spielberg, et de Williams à Williams. Une flûte s'immisce dans le morceau pour illustrer le vol du faucon que poursuit Tintin, qui a droit bien sûr à un rappel de son thème, plus en avant que jamais. La musique fait de lui un nouveau héros.

15. The Captain's Counsel (Le conseil du capitaine)

Un morceau très doux et classique qui illustre l'amitié entre Tintin et Haddock, avec une variation solennelle du thème de Haddock qui précède un rappel discret du thème de Tintin. Retour des Dupondt.

16. The Clash Of The Cranes (L'affrontement des grues)

Le début du morceau est un remake de « Desert Chase » de RAIDERS OF THE LOST ARK : rythme syncopé, grosses caisses et cuivres, la musique annonce un gros clash. Williams réutilise ensuite le thème de Rackham le Rouge, puisque celui-ci est en scène, puis ceux de Milou et de Tintin, pour finir sur le motif des Dupondt.

17. The Return To Marlinspike Hall and Finale (Retour à Moulinsart et Finale)

Dernière citation du thème de la Licorne pour introduire Moulinsart, puis le thème de Milou enchaîne : le chien découvre un secret, suspense... On entend les cordes grinçantes typiques du Williams en mode mystère (INDIANA JONES mais aussi HARRY POTTER), les mélodies, qui ne se finissent jamais vraiment, introduisent plein de fausses pistes. Citation du motif de Bagghar puis à nouveau le thème de la Licorne, plus posé et solennel : l'intrigue touche à sa fin. Touches de piano et de hautbois qui rappellent ouvertement la fin de LA DERNIERE CROISADE.

18. The Adventure Continues (L'aventure continue)

Reprise du thème principal dans toute sa splendeur et sa plénitude. C'est un thème d'aventure classique mais virevoltant. John Williams réaffirme ici le thème de la nouvelle saga qu'il vient d'introduire. Après STAR WARS, INDIANA JONES et HARRY POTTER, on assiste ici à la naissance d'un nouveau thème de cinéma appelé à devenir culte, s'il est repris (ce que l'on souhaite) dans les deux prochains films. Un thème qui reste dans les esprits, et qui résume parfaitement tout l'esprit du film. Bref, du grand art !

Sylvain Rivaud

 

Premier avis après écoute de la BO dans le film :

Depuis une dizaine d'année, le cinéma de Steven Spielberg a changé et avec lui, la musique de John Williams associée à ses films. Souvent plus sombre et mélancolique (MINORITY REPORT, LA GUERRE DES MONDES, MUNICH) elle a su aussi se faire plus discrète et raffinée sur les comédies du cinéaste (ARRETE-MOI SI TU PEUX, LE TERMINAL) confirmant que les grandes envolées lyriques et les thèmes héroïques du John Williams des années 80-90 sont du passé. Le style du musicien a évolué, et s'il n'abandonne bien sûr par les thèmes, mélodies et motifs qui ont fait son succès, ceux-cis se font plus discrets, subtils, complexes. Il faut donc aller voir TINTIN dégagé de toute attente : il n'y a pas de thème à la STAR WARS ou même à la HARRY POTTER, simple et facile à mémoriser. Cependant, tout l'héritage de la carrière de Williams est bien présent et on constate que le compositeur est en forme, et n'a rien perdu de sa fougue et de son intelligence.

Il est à noter qu'après 50 ans de carrière, et des partitions pour presque tous les genres de films, TINTIN est la première musique de John Williams pour un film d'animation. Il faut un début à tout !

Le générique du film rappelle ouvertement celui (animé, lui aussi) de ARRETE-MOI SI TU PEUX, avec des graphismes en aplats qui évoquent les enquêtes et aventures précédentes de Tintin : Williams introduit un thème pour le reporter aventurier, un motif vivace et fougueux, virvoltant, qui évoque la jeunesse à l'instar du thème (jazzy et cuivré) de ARRETE-MOI SI TU PEUX ou du personnage de Mutt dans INDIANA JONES 4. L'instrumentation est légère, mais les mélodies courtes, cassées, sans long développement, comme pour suggérer le jeu de piste, et la jeunesse (au contraire d'un thème ample et développé qui aurait suggéré une certaine sagesse). Ce motif étonne par sa simplicité mais demeure efficace, il reste dans la tête après le générique de fin, et appelle d'autres aventures.

L'autre thème principal de ce score est associé à la Licorne et à l'affrontement entre le capitaine François de Haddock et le pirate Rackham le Rouge. Il est évoqué plusieurs fois lorsqu'interviennent ces personnages et les flash-backs montrant le navire, au cours de scènes de combat particulièrement épiques (Spielberg ridiculise toute la saga PIRATES DES CARAIBES en seulement deux séquences navales). C'est aussi un thème très dynamique, fait d'ostinatos de cordes et de cuivres qui montent en crescendo. On décèle aussi un motif dramatique pour les séquences de suspense, qui évoque assez distinctement les premières notes de HARRY POTTER (on pense aussi à HOOK et aux SORCIERES D'EASTWICK), un motif modal tout à fait caractéristique de Williams, à l'instar des 4 fameuses notes de James Horner !

Les morceaux d'action sont d'un niveau ébourriffant. Il est difficile de les apprécier à leur juste valeur dans le film, car ils sont naturellement noyés sous l'action et les effets sonores, mais ils prouvent une fois de plus que Williams est à son plus grand niveau, avec des accélérations de notes et des ruptures de ton d'une virtuosité inimitable, qui rappellent les meilleurs morceaux d'INDIANA JONES.

Parfois très proche du style "mickey mousing" hérité des films d'animation hollywoodiens de la grande époque, ce score est, comme on pouvait s'y attendre, d'une immense richesse thématique et harmonique, très rythmé, qui devrait dévoiler de nombreuses subtilités au fil des écoutes. Pas de thème lyrique à la JURASSIC PARK donc, mais bien mieux : un trésor à redécouvrir au fil du temps.

Sylvain Rivaud

 

tintin_musique

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La musique du TINTIN de Spielberg décortiquée

John Williams compose sa première BO d'animation ! Entendue dans le film puis sur CD, cette partition espiègle et rythmée évoque le jeu de piste et l'action. Analyse.

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