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Cashback  (2007)

Silva Screen (8 décembre 2008) | Import



Première collaboration entre Guy Farley et Sean Ellis, pour ce film sorti en janvier 2007. Un score qui a révélé la sensibilité du compositeur... Le disque comporte également quelques chansons entendues dans le film.

[© Texte : Cinezik] •

Cashback

Tracklist (de la BO en CD ou Digital)

1. Casta Diva - Jeni Bern (soprano) *
2. Break Up *
3. Photos *
4. Suzy *
5. Inside - The Bang Gang
6. Frozen *
7. Sharon *
8. Drawin *
9. The Challenge *
10. Someone There *
11. Saturday School *
12. Pittsburgh *
13. Dust *
14. The Proud Gallery *
15. She - Grand Avenue
16. Enchanted April +
17. Jerk It - The Gypsies
18. You Can't Hurry Love - The Concretes
19. Snack Bar Lounge - Evil 9
20. You Are Not Through - Evil 9
21. Funk The Rich - Malente

* The London Metropolitan Orchestra conducted by Guy Farley

+ The Slovak Radio Symphony Orchestra conducted by Andrew Penny

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Cette musique intimiste révèle surtout l'intériorité du personnage principal, un ado au peu paumé qui fantasme sur une fille tout en étant pris d'insomnies. La musique de Guy Farley se veut par moments quasi chorégraphique avec les images de Sean Ellis, notamment lors de ces fascinantes séquences où le temps s'arrête et où tout se fige.

Après une ouverture d'opéra ("Casta Diva" de Bellini), "Suzy" est l'occasion pour Farley de donner une ampleur quasi épique à sa partition, avec des cordes somptueuses qui lorgent (explicitement d'ailleurs) vers La Ligne Rouge de Hans Zimmer (rappelant ici sans doute possible "Journey to the Line"). Un petit excès sans doute désiré par le réalisateur (qui vient du clip). Ce qui n'empêche pas Guy Farley de délivrer des morceaux plus personnels, notamment au piano, décrivant la mélancolie du personnage du film. "Drawing" délivre à ce titre une jolie mélodie romantique, qui deviendra en quelque sorte le thème principal du film, tandis que "Saturday School" évoque, avec la sensibilité d'un Thomas Newman, la solitude de l'adolescent, et "Dust" le temps suspendu...

Malgré les influences évidentes (ici, Hans Zimmer), la faute encore (sans doute) à une musique temporaire très présente, et malgré le fait que l'écriture de Guy Farley prend ici peu de risque, on se réjouit d'entendre une musique ambitieuse sur un film tel que celui-ci (également ambitieux visuellement, bien que bancal). Une chose est sûre : Sean Ellis et Guy Farley fonctionnent bien ensemble et ont tous deux de réelles ambitions de cinéma, même si pour le moment ni l'un ni l'autre ne semble avoir atteint le niveau espéré (et il faut le dire, le disque est un peu ennuyeux, surtout si on n'a pas vu le film). Patience : ceci est le premier long-métrage d'Ellis, et l'une des premières musiques de cinéma pour Guy Farley (qui avait auparavant surtout travaillé pour la télévision). Car en 2008, The Broken sera la confirmation d'un réel souci de la présence de la musique à l'image pour ces deux-là, et cela fait plaisir à voir.

Sylvain Rivaud

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