Calendrier des films Interviews  • Sorties de B.OCoups de coeurCritiques de B.O ActusCannes 2019

EN

VOIR

PLUS

De l'ombre à la lumière  (2006)

Cinderella Man

Decca Records (24 mai 2005) - Total : 46:49 | Original Score [musique originale]



Musicalement parlant, Thomas Newman a fait le minimum syndical : ce nouveau score n'est pas plus original que ses précédents, plutôt consensuel, même (à l'image, certainement, du film de Ron Howard). On y retrouve ses habituelles nappes de cordes ses mélodies subtiles et aériennes, la même utilisation du piano et de la guitare...

[© Texte : Cinezik] •

De l'ombre à la lumière

Tracklist (de la BO en CD ou Digital)

1. Inside Out (1:20)
2. Shim-Me-Sha-Wobble (1:03)
Mole, Miff and his Molers
3. Mae (1:16)
4. Change of Fortune (1:15)
5. Weehawken Ferry (2:43)
6. Cold Meat Party (0:40)
7. All Prayed Out (2:38)
8. Tillie's Downtown Now (2:19)
Freeman, Bud and his Windy City Five
9. Three Bucks Twenty (1:01)
10. Corn Griffin (1:12)
11. Shoe Polish (0:48)
12. Londerry Air (0:27)
Paul Giamatti
13. Hope of the Irish (0:52)
14. Hooverville Funeral (2:54)
15. Fight Day (3:39)
16. Good as Murder (0:51)
17. We've Got to Put That Sun Back in the Sky (1:27) - Roane's Pennsylvanians
18. No Contest (1:08)
19. Pugilism (1:06)
20. Bulldog of Bergen (1:42)
21. Big Right (2:50)
22. 9, 4, 2, Even (1:27)
23. Cinderella Man (4:48)
24. Turtle (3:21)
25. Cheer Up! Smile! Nertz! (4:02)
Eddie Cantor

 

Nos articles sur cette BO

Après avoir collaboré avec Hans Zimmer (BACKDRAFT), mais surtout James Horner (COCOON, WILLOW, APOLLO 13, UN HOMME D'EXCEPTION, LES DISPARUES), le réalisateur Ron Howard a cette-fois confié la musique de son nouveau film, DE L'OMBRE A LA LUMIERE en VF, à Thomas Newman, coqueluche de la nouvelle vague hollywoodienne, reconnu depuis ses subtiles partitions pour AMERICAN BEAUTY et ROAD TO PERDITION.

Un choix très pertinent de la part de Ron Howard, dont la mise en scène déjà un peu lourde de pathos nécessite davantage de subtilité dans la bande sonore (ce que n'arrivait que difficilement à faire James Horner, spécialiste des effets à lourdeur). Si le style de Thomas Newman est désormais ancré dans les esprits, et devenu, en quelque sorte, "respectable" et même, parfois, à la limite du consensuel, sa musique n'en demeure pas moins subtile et très largement adaptée à l'image, et particulièrement aux films intimistes, comme CINDERELLA MAN. Aucune chance donc que la musique alourdisse inutilement les images, au contraire.

En revanche, ceux qui trouvaient déjà AMERICAN BEAUTY ou THE GREEN MILE ennuyeux ou répétitif ne seront sûrement pas davantage emballés par CINDERELLA MAN. Musicalement parlant, Thomas Newman a fait le minimum syndical : ce nouveau score n'est pas plus original que ses précédents, plutôt consensuel, même (à l'image, certainement, du film de Ron Howard). On y retrouve ses habituelles nappes de cordes ses mélodies subtiles et aériennes, la même utilisation du piano et de la guitare, véritables "marques de fabrique" du compositeur. De même, les passages plus mouvementés sont développés par des percussions rythmées au son un peu étouffé, comme on avait pu l'entendre dans THE GREEN MILE. L'album comporte également plusieurs chansons d'époque (année 30) qui amènent le compositeur sur le terrain connu de la partition précédemment citée, mêlant instruments folk à l'orchestre.

Le score comporte néanmoins de très beaux passages, et même quelques envolées orchestrales magnifiques (Big Right, Cinderella Man), qui nous rappellent que nous avons bel et bien affaire à une musique purement hollywoodienne, avec ses côtés spectaculaires et larmoyants. Une belle musique au final, probablement efficace et profondément émouvante sur les images, agréable à écouter sur le disque, mais peu inventive et qui ne se renouvelle pas. Réservé aux amateurs purs et durs du Thomas Newman qui caresse dans le sens du poil, où à ceux qui ne le connaissent pas du tout.

Sylvain Rivaud

Autres BO du compositeur

Vos avis