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Le Couperet  (2005)

Naîve (avril 2005) | Réédition


 

Deux ans après AMEN, Armand Amar retrouve le réalisateur franco-grec Costa-Gavras sur LE COUPERET, sompteux polar social mené tambour battant par un José Garcia pétrifiant, dans la peau d'un cadre nouvellement au chômage qui se décide à éliminer ses concurrents directs pour retrouver un poste à la hauteur de ses ambitions.


 Armand Amar, le Grand Entretien (2005-2006)


[© Texte : Cinezik] •
Le Couperet

Tracklist (de la BO en CD ou Digital)

AMEN + LE COUPERET

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Sur les images de ce film désespérément noir et malsain, Armand Amar développe des nappes de cordes profondes et inquiétantes, avec des motifs répétitifs et rythmés qui rappellent les effets des meilleures musiques de suspense de Morricone, ou les morceaux les plus prenants de Mychael Nyman ou de Philip Glass (sans jamais avoir la froideur de la musique sérielle pour autant). Tout au long du film, la musique est le reflet des états d'âme de Bruno (le personnage de José Garcia), en complémentarité de la voix off. Elle exprime ses doutes, ses peurs, mais aussi ses ambitions et ses pulsions. Car il s'agit bel et bien d'un personnage malade qui, voulant retrouver sa vie d'avant quels qu'en soient les moyens, devient un criminel. Cette lente progression est sens cesse suggérée par la musique d'Armand Amar, tantôt latente, tantôt impulsive, à l'image des actions de Bruno, qui piste ses concurrents minutieusement afin de les éliminer.

Quasi-exclusivement interprétée par des cordes, cette partition magistrale fait honneur au film de Costa-Gravas. Le thème principal, alliant violons et piano, ouvre et clôt le film avec une subtile mélodie légèrement amère, qui laisse pantois. L'ensemble de la partition demeure très impulsive, et jamais intellectuelle : de fait, elle marche à merveille sur les images et on ne s'en lasse pas. A la fois torturée et atmosphérique, la musique du COUPERET est un incournable de Armand Amar, l'une des meilleures musiques pour un polar français entendue depuis des années. Un véritable bijou musical, aussi bien efficace dans le film qu'agréable en écoute isolée sur le CD, d'autant plus que le disque est proposé avec celui d'AMEN, autre grande musique du même compositeur pour le même réalisateur. Deux partitions qui se répondent dans le style comme dans le propos, l'un étant un peu la suite de l'autre.

Sylvain Rivaud.

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