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Harry Potter & la Coupe de Feu   (2005)

Harry Potter and the Goblet of Fire • Mike Newell • En salle le 30-11-2005

• Musique composée par Patrick Doyle

L’orchestration lumineuse et épique du maître ne pouvait plus convenir au quatrième opus, dont l’atmosphère sinistre tranche radicalement avec les trois premiers livres. La psychologie des personnages est troublée par les sentiments qui caractérisent l’adolescence : l’amour sans retour, la jalousie, le sentiment d’être différent et l’exclusion.

 Interview B.O : Patrick Doyle, HARRY POTTER & LA COUPE DE FEU & NANNY MCPHEE (2005)

[© Texte : Cinezik] •

Harry Potter & la Coupe de Feu

Sortie de la BO

Warner Bros Records (8 novembre 2005)

Tracklist (de la BO en CD ou Digital)

1. The Story Continues (1:32)
2. Frank Dies (2:16)
3. The Quidditch World Cup (1:56)
4. The Dark Mark (3:28)
5. Foreign Visitors Arrive (1:31)
6. The Goblet of Fire (3:23)
7. Rita Skeeter (1:34)
8. Sirius Five (2:00)
9. Harry Sees Dragons (1:54)
10. Golden Egg (6:11)
11. Neville's Waltz (2:11)
12. Harry Potter's Love (2:54)
13. Potter Waltz (2:19)
14. Myrtle's Move (2:28)
15. The Black Lake (4:37)
16. Hogwart's March (2:46)
17. The Maze (4:44)
18. Voldemort (9:39)
19. Cedric (1:59)
20. Another Year Ends (2:22)
21. Hogwart's Hymn (2:59)
22. Do The Hippogriff (3:41)*
23. This Is the Night (3:24)**
24. Magic Works ()***


*Ecrit par Jarvis Cocker & Jason Buckle
Interprété par Jason Buckle, Steve Claydon
Jarvis Cocker, Jonny Greenwood, Steve Mackey
et Phil Selway
**Ecrit par Jarvis Cocker
Interprété par Jason Buckle, Steve Claydon,
Jarvis Cocker, Jonny Greenwood,
Steve Mackey, Phil Selway
***Ecrit par Jarvis Cocker
Interprété par Jason Buckle, Steve Claydon,
Jarvis Cocker, Jonny Greenwood,
Steve Mackey, Phil Selway.
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Autour de cette BO


Nos articles sur cette BO

Critique 1: Thèmes plus torturés, plus lyriques et plus majestueux

Les musiques de Harry Potter sont attendues par le béophile comme le Messie. De toute manière, qui au monde n’attend pas les livres Harry Potter, le films Harry Potter, les produits dérivés Harry Potter ? Echapper aujourd’hui au personnage le plus célèbre de toute la littérature enfantine relève de la gageure. Et pour cause, l’œuvre puissante et très structurée de J.K. Rowling a bouleversé l’imaginaire de toutes les générations, brouillant les frontières, unissant les enfants et leurs parents dans une seule et même communion.

Si les adaptations cinématographiques d’Harry Potter peuvent décevoir (deux premiers films trop enfantins et un troisième opus trop vite expédié), John Williams, le seul maître incontesté de la musique de film orchestrale encore vivant, a néanmoins marqué le mythe de sa personnalité musicale hors du commun. En témoignent le thème modal, raffiné mais très difficilement chantable et les orchestrations spectaculaires du compositeur américain, qui ont trouvé leur apogée dans l’exceptionnel « Harry Potter and the Prisonner of Azkaban », partition d’un électisme délirant et presque testamentaire, vision géniale d’un homme qui à 73 ans est encore capable de surprendre, en composant de partitions d’une envergure d’autant plus impressionnante que même ses cadets ne sont pas capables d’un tel tour de force.

Le choix de Patrick Doyle, compositeur de Branagh, sur ce projet titanesque, a donc surpris tout le monde. Mais le choix d’une telle collaboration a des raisons plus profondes que le seul désir d’un renouvellement – John Williams semblait avoir déjà tout dit – ne peut pas expliquer. L’orchestration lumineuse et épique du maître ne pouvait plus convenir au quatrième opus, dont l’atmosphère sinistre tranche radicalement avec les trois premiers livres. La psychologie des personnages est profondément troublée par les sentiments qui caractérisent l’adolescence, que Rowling amplifie de façon parfois très cruelle: l’amour sans retour, la jalousie, le sentiment d’être différent et l’exclusion. Avec pour terminer la renaissance de Lord Voldemort, prémisses d’une guerre qui s’annonce douloureuse et difficile. Quoi de plus logique que de faire appel à un compositeur qui a passé une grande partie de sa carrière à illustrer d’une musique dense et sombre les tragédies shakespeariennes adaptées au cinéma par Kenneth Branagh, ou de grandes fresques tout aussi tragiques (Indochine, Frankenstein)?

Dès l’ouverture et la reprise sinistre, légèrement atonalisée du thème de Williams, on sait que Patrick Doyle a réussi son coup… Les béophiles peuvent être soulagés : le compositeur britannique a composé une partition exceptionnelle à la mesure de notre attente.

La musique de la Coupe du Monde de Quidditch révèle à elle seule à quel point on a gagné au change : d’abord une introduction joyeuse et majestueuse qui rappelle les gigues irlandaises suivie d’un développement halluciné et impressionnant, à bases de stacatti au cordes, de cuivres éblouissants et de clameurs gutturales. On reste abasourdi par la solennité grisante et presque irréelle de cette musique qui évoque à la fois la magie du monde sorcier et les vociférations de « moldus » supporters de football…

L’écoute du score promène l’auditeur de surprises en surprises. Le « Hedwig’s Theme » de Williams rapidement évoqué (dans « The Story Continues » bien entendu and « Foreign Visitors Arrive »); Patrick Doyle peut conduire la musique d’Harry Potter 4 vers autre chose. Il développe ses propres thèmes, thèmes plus torturés, plus lyriques et plus majestueux (beaucoup de marches et de valses qui rappelent Elgar). Les orchestrations sont souvent chaotiques, violentes et percussives. Nombreux chromatismes, tremolos, clusters, persistance du registre grave, soli de timbales, cuivres sinistres : le registre typique du film d’horreur. On dénombre aussi de nombreuses pièces à la solennité magistrale, qui à certains égards peuvent rappeler Goldsmith: la « Golden Egg » en est le meilleur exemple avec son thème grandiose aux cuivres, martelé par les cymbales, qui revient comme un leitmotiv angoissant. On remarquera aussi la rapidité virtuose et grisante de « The Black Lack », qui s’achève par un crescendo jouissif avant de reprendre le nouveau thème composé par Doyle pour Harry Potter.

Mais les morceaux peuvent aussi être plus légers. On relevera sur des textures aériennes des soli bouleversants aux bois dans « The Dark Mark » et « Harry Sees Dragon » et de longues pièces dont le lyrisme tranche beaucoup avec la musique de Williams : « Harry in Winter ».

Dans « Underwater secrets », Patric Doyle évoque l’eau avec des des longues cascades de notes à la harpe, des perles de célesta, des nappes aux cordes. Le mystère des eaux profondes est évoqué par une musique hispanique, avec des rythmes sautillants au tambourin et une mélodie au cor anglais. Cette musique est interrompue au bout d’une minute par le chant de sirènes, chant envoûtant et étrange, avec de nombreux échos et réverbérations qui perturbent la perception de l’harmonie, comme l’eau diffracte la mélodie de enchanteresses.

Respiration dans la partition, Patrick Doyle a composé avec une habilité deux très belles valses dans la tradition Viennoise: la « Potter Waltz » (valse agile et rapide) et la « Neville Waltz » (plus lente mais loin d’être aussi maladroite que son inspirateur). L’humour n’est pas en reste. Ainsi « Rita Skeeter », pièce moqueuse qui singe la superficialité et la cruauté de la journaliste et « Hogwart’s March », une marche anglaise très ironique pour fanfare. On reconnaît dans cette écriture le Patrick Doyle que l’on avait connu sur les films de Branagh.

Après cette marche, le drame doit se nouer. « The Maze » , qui accompagne la progression d’Harry dans le labyrinthe, prépare la tragédie. La musique hésite un peu et s’achève avec un accord aux cuivres très doux mais sinistre, tocsin annonçant le retour de Celui-Dont-On-Ne-Doit-Pas Prononcer-Le-Nom.

« Voldemort » commence donc par un thème très grave aux cordes. Des trémolos, puis des coups brutaux aux timbales, suivis par des clusters aux cuivres, plongent l’auditeur dans les ténèbres. Le morceau alterne entre ses séquences stridentes à bases de clusters et de percussions (on remarquera des glissandi ascendants aux flûtes assez typiques de Williams) et des séquences plus mystérieuses, toujours hantées par ce thème sinistre, dans un crescendo général qui accentue au fur et à mesure l’horreur de cette Renaissance redoutée, qui tue Cedric Diggory (le morceau déchirant « Deah Of Cedric »).

Après « Another Year Ends », Patrick Doyle achève le score avec « Hoghwart’s Hymn », une marche solennelle aux accents funèbres qui reprend le nouveau thème d’Harry Potter. Un morceau magnifique qui couronne avec maestria cette partition grandiose qui peut rappeler les musiques des grands compositeurs de film d’horreur comme James Bernard mais qui témoigne d’une personnalité très riche : thème grandiose, ingéniosité dans l’orchestration, grande élégance mélodique, majesté de l’ensemble : la démesure de ce score est à l’image de celle qui caractérise la partition de Shore pour le Seigneur des Anneaux. On jubile à l’écoute de ce CD qui augmente notre impatience à l’approche de la sortie du film…

Pour la première fois, le CD d’Harry Potter contient trois morceaux rock qu’on aurait tort de ne pas écouter, même s’ils tranchent radicalement avec l’esprit de la saga. Ils rappellent une chose qu’on a tendance à oublier : Harry Potter est un mythe moderne, ancré dans la réalité d’aujourd’hui. Un mythe qui n’est d’ailleurs pas prêt de s’effacer de nos mémoires.

Damien Deshayes

Critique 2 : On avait encore jamais entendu ce genre de musique auparavant dans la saga

Lorsqu’il fut annoncé que John Williams ne rempilerait pas une quatrième fois sur Harry Potter & The Goblet of Fire, les fans de la saga frémirent. Envisager un film d’Harry Potter sans la musique de Williams paraissait inconcevable. C’est finalement Patrick Doyle qui a été choisi pour mettre en musique ce film, le compositeur écossais ayant déjà collaboré à deux précédents films de Mike Newell, Donnie Brasco et Into the West. La production a heureusement décidé que le compositeur devrait réutiliser les thèmes originaux de John Williams, mais à l’écoute de la musique sur l’album, il semblerait bien que seul le "Hedwig’s Theme" ait survécu, n’apparaissant qu’à seulement deux reprises dans l’album, et sous une forme inédite, totalement débarrassé du pourtant indispensable célesta, qui contribua à donner une signature musicale indissociable de l’univers de la saga. Mais cette première mauvaise surprise ne doit néanmoins pas fausser notre jugement, car quoique l’on pense de l’absence de John Williams sur ce nouvel opus, la partition de Patrick Doyle est une véritable réussite sur toute la ligne. Le compositeur nous livre sans aucun doute ce qu’il a fait de meilleur à ce jour, retrouvant sa verve d’antan qu’il n’a jamais vraiment perdu, quelque part entre le côté ‘british’ des films ‘Shakespeariens’ de Kenneth Branagh (Henry V, Hamlet, etc.) et la fougue orchestrale d’un Frankenstein ou la poésie d’un Secondhand Lions.

L’introduction, "The Story Continues", s’ouvre au son d’un ostinato de percussions étonnant sur fond d’orchestre dense dévoilant un premier motif mystérieux et une reprise inédite aux cordes du "Hedwig’s Theme", à la sauce Patrick Doyle. Mystérieuse, cette introduction mouvementée annonce une aventure bien plus sombre que les autres. Même le célèbre thème principal de John Williams semble avoir radicalement changé, à l’instar d’Harry Potter, qui est devenu un adolescent hanté par les problèmes de son âge, à la fois d’ordre psychologique, sentimental, etc. Mais c’est véritablement avec l’impressionnant "Frank Dies" que la musique annonce clairement la couleur. Sombre, tendue, dissonante, la musique fait planer une ombre de menace dans laquelle "celui-dont-on-ne-doit-pas-prononcer-le-nom" semble n’être en rien étranger. Doyle dévoile discrètement le motif associé à Lord Voldemort, petit motif chromatique ascendant mystérieux évoquant le côté maléfique du personnage. La fin du morceau se conclut de façon extrêmement brutale et chaotique pour la mort de Frank, le jardinier des Jedusor, au début de l’histoire. On a clairement l’impression d’avoir à faire ici à une musique de thriller/horreur bien loin de ce que l’on a put entendre auparavant dans les trois précédentes partitions de Williams, hormis peut-être certains passages très sombres de The Prisoner of Azkaban. Cette tonalité obscure se confirmera tout au long de l’œuvre avec des passages souvent atmosphériques, brutaux et intenses comme "The Dark Mark", le chaotique "The Maze" ou l’intense "Voldemort", où culmine le thème du sorcier maléfique durant plus de 9 minutes d’une noirceur et d’une violence rarement égalée chez le compositeur. Au passage, on regrettera l’absence totale du thème de Voldemort composé par John Williams, présent dans les deux premiers épisodes, The Philosopher’s Stone et The Chamber of Secrets, un thème pourtant fabuleux qui aurait mérité de revenir dans ce quatrième opus, ne serait-ce que pour des questions de continuité musicale et de cohésion générale (d’autant que le nouveau thème conçu par Patrick Doyle paraît bien plus banal et peu inspiré, alors qu’il aurait au contraire du être impressionnant et mémorable).

L’écoute globale du score sur l’album nous promet une série de surprises qui risquent fort d’en surprendre plus d’un, à commencer par le génial "The Quidditch World Cup", accompagnant la scène du tournoi de Quidditch au début du film par une première partie s’apparentant à une sorte de danse celtique pour cordes et percussions, suivie d’une seconde partie plus guerrière d’esprit à l’aide de percussions "action" plus sauvages et de cris d’hommes guerriers, du jamais entendu dans la saga des Harry Potter ! Un morceau comme "Foreign Visitors Arrive" (qui débute au son d’une reprise aux cordes du "Hedwig’s Theme") surprend aussi par son côté solennel et vibrant pour l’arrivée officielle des participants au tournoi des trois sorciers. On y retrouve ici le côté ‘british’ et cérémonial de partitions comme Hamlet ou Henry V, apportant un souffle épique au film et à la musique de Patrick Doyle. Idem pour The Goblet of Fire, qui nous dévoile un thème majeur du score, le magnifique et poignant "Hogwart’s Hymn", hymne solennel associé à Poudlard, symbolisant l’espoir que représente l’école dirigée par le grand Dumbledore pour assurer la relève de la nouvelle génération des sorciers de demain. Au passage, le compositeur nous donne un petit indice musical au sujet du secret de la coupe de feu, à travers l’utilisation d’un thème particulier dans ce morceau en question... à vous de trouver !

Mais si toute cette première partie ne vous a pas encore convaincue, attendez d’écouter l’énorme et épique "Golden Egg", accompagnant fièrement la scène de la première épreuve, celle du dragon, accompagnée par un pupitre de cuivres impressionnant, des percussions agressives et des envolées héroïques absolument magnifiques. Là aussi, on avait encore jamais entendu ce genre de musique auparavant dans la saga, en dehors peut-être de certaines scènes de Quidditch dans le premier et le second opus, et encore, la comparaison s’arrête là tant la musique de Doyle pour cette première scène de tournoi paraît encore plus massive, intense et épique, avoisinant quand même les 6 minutes, avec, au passage, un premier énoncé d’un magnifique thème aux cuivres associé par la suite à Harry dans le "Harry Potter’s Love", pour l’intrigue sentimentale avec Cho Chang. Dans le même ordre d’idée, "The Black Lake" (scène de la deuxième épreuve, dans le lac aux sirènes) s’avère être lui aussi proprement impressionnant, clairement orienté action comme "Golden Egg" avec un côté encore plus sombre, aboutissant ici aussi à une coda héroïque et épique du plus bel effet, typique du symphonique flamboyant à l’ancienne que Patrick Doyle affectionne tant.

Le compositeur s’est fait particulièrement plaisir en nous offrant deux valses raffinées à l’ancienne, "Neville’s Waltz" et "Potter Waltz" pour la scène du bal de noël au milieu du film, sans oublier l’amusante et inattendue habanera de "Myrtle’s Move" (scène avec Mimi Geignarde, l’esprit qui hante les toilettes de l’école), qui se conclut sur une sorte de 'folk song' chantée par un choeur féminin a capella : superbe, tout simplement ! Doyle nous offre même une petite marche simple et enjouée interprétée par la fanfare dans "Hogwart’s March" qui, si elle n’apporte pas grand chose à l’écoute, s’avère être très distrayante et étonnante dans le contexte de la musique de ce quatrième opus. On notera au passage une reprise du nouveau thème associé à Harry que le compositeur nous dévoile enfin dans le sublime et poignant "Harry Potter’s Love", thème qui s’avère être le ‘Love Theme’ de la partition, porté par un souffle romantique flamboyant à l’ancienne, à en donner la chair de poule, partagé entre des cordes chaleureuses sur fond de harpe et célesta du plus bel effet. Là aussi, dans la saga des Harry Potter, c’est de l’inédit, preuve que l’histoire et les personnages ont tous bien changés depuis le début des premières aventures et que la saga ne cesse de mûrir à chaque film. D’un point de vue de l'émotion, la partition atteint des sommets dans "Harry Potter’s Love", bien qu’il faille aussi signaler le magnifique et dramatique "Cedric" entièrement porté lui aussi par des cordes au classicisme d’écriture raffiné. L’aventure touche à sa fin avec l’émouvant "Another Year Ends" et le non moins magnifique "Hogwart’s Hymn" qui reprend l’hymne de Poudlard de façon vibrante, symbole de l’espoir d’un avenir meilleur pour tous, qui conclut cette superbe partition sur une ultime touche d’émotion elle aussi inédite dans la saga musicale des Harry Potter.

Au final, que de surprises dans ce nouvel opus qui apporte un sang neuf à la saga des aventures du jeune sorcier ! Patrick Doyle nous livre une composition orchestrale inspirée, portée par un classicisme d’écriture flamboyant et un mélange entre émotion et noirceur qui fait de cette quatrième aventure un épisode bel et bien riche et passionnant dans l’univers des Harry Potter. On ne pourra cependant que regretter la quasi absence sur le CD des précédents thèmes de John Williams, à commencer par le thème de Voldemort ou celui de "A Window To The Past" ou "Double Trouble" du troisième opus, que l’on aurait bien aimé retrouver dans ce film. Reste maintenant à savoir si les nombreux morceaux absents du CD incluront ces thèmes dans le film, sachant que l’album ne contient que 75 minutes de musique, dont moins d’une dizaine de minutes sont consacrées aux chansons de Jarvis Cocket (chanteur du groupe PULP), alias "Les Bizarr’ Sisters", interprétées dans le film durant la scène du bal de noël, alors que le film dure 157 minutes, avec environ 140 minutes de musique originale écrite par Patrick Doyle pour le film (ce qui laisse un sacré paquet de musique inédite à découvrir dans le film uniquement !). En attendant de voir le film, ruez-vous les yeux fermés - mais les oreilles ouvertes - sur la bande originale de la quatrième aventure de Harry Potter signée Patrick Doyle. Le compositeur écossais succède avec brio à John Williams et ne nous déçoit pas, et même si l’on regrette par moment l’absence d’éléments des précédentes oeuvres de Williams, le résultat final est tout bonnement magnifique, une musique inspirée de bout en bout, signée de main de maître par l’un des meilleurs compositeurs officiant à l’heure actuelle à Hollywood !

Quentin Billard

Autres BO de Patrick Doyle


Patrick Doyle a également écrit la musique de : Beaucoup de bruit pour rien (1993) • Pars vite et reviens tard (2007) • Nanny McPhee (2005) • Henry V (1989) • Wah Wah (2005) • Eragon (2006) • As You Like It (2007) • The Last Legion (2007) • De Grandes Espérances (1998) • Sleuth (2007) • L'impasse (1994) • L'île de Nim (Nim's island) (2008) • Le Bazaar de l'épouvante (1993) • Igor (2008) • Thor (2011) •

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