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Je suis une légende  (2007)

I am legend

Varèse Sarabande (15 janvier 2008) | Original Score [musique originale]



James Newton Howard signe le score de cette adaptation du célèbre roman de SF de Richard Matheson. Alternant piano et cordes élégiaques, sa magnifique musique, pourtant discrète à l'image, sonne comme un chant funèbre, comme un requiem.

[© Texte : Cinezik] •

Je suis une légende

Tracklist (de la BO en CD ou Digital)

1. My Name is Robert Neville (2:51)
2. Deer Hunting (1:17)
3. Evacuation (4:27)
4. Scan Her Again (1:42)
5. Darkseeker Dogs (2:17)
6. Sam's Gone (1:48)
7. Talk to Me (0:56)
8. The Pier (5:17)
9. Can They Do That? (2:09)
10. I'm Listening (2:10)
11. The Jagged Edge (5:16)
12. Reunited (7:50)
13. I'm Sorry (2:22)
14. Epilogue (4:13)

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Superbement écrite, magnifiquement orchestrée, cette musique est quasi absente à l'image, surtout dans la première heure du film où toute l'intensité de l'action est concentrée dans des scènes choc silencieuse qui permettent de capter toute l'attention du spectateur. Mais quand la musique intervient, l'effet est soufflant et provoque une vive émotion, une profonde mélancolie. Son effet est doublement plus impressionnant. Sur le disque est présenté l'intégralité de la partition composée par Howard pour le film, alors qu'à l'image seules quelques minutes ont été utilisées.

"My Name is Robert Neville" introduit le thème principal, somptueux morceau orchestral délicat et mélancolique plaçant le personnage de Will Smith dans le contexte post-apocalyptique du film. James Newton Howard y ajoute rapidement quelques samples électroniques sur les images télévisées introduisant le film pour expliquer ce qu'il s'est passé à New York, ville désormais morte et déserte. Jonglant adroitement entre motifs rythmiques électro, piano et orchestre, Howard place très rapidement l'auditeur et le spectateur dans une ambiance sombre et désespérée (le magnifique "Deer Hunting" rappelle Le Fugitif (1997) et la trompette évoquant la solitude du personnage d'Harrison Ford, lui aussi seul contre tous). L'ajout de choeurs ou de soli de voix apportent cependant une certaine humanité au film et à la partition, qui résonne comme un véritable requiem.

Avec "The Pier", hallucinante pièce orchestrale et chorale de cinq minutes, Howard touche du doigt une certaine grâce dont on ne croyait capable qu'un certain John Williams (on pense par exemple à Artificiel Intelligence). Alternant moments intimistes de pure émotion et grandes envolées orchestrales bluffantes, James Newton Howard signe ici l'une de ses meilleures musiques depuis des années, à la progression dramatique intense, dévoilant un subtil dosage entre passages d'action survoltés (rares mais chocs), nappes atmosphériques envoûtantes et lyrisime maîtrisé. L'exemple même d'une musique de film qui n'en fait jamais trop mais qui n'hésite pas à s'imposer quand l'occasion se présente dans le film, de manière à produire ce qu'une image ou un comédien ne peut apporter au film : une émotion intérieure, profonde. La grande classe. Et dire que ce score a failli ne pas être édité en CD...

Sylvain Rivaud

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