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L'Interprète  (2005)

The Interpreter

Varèse Sarabande (19 avril 2005) - 0:44:42 | Original Score [musique originale]


 

James Newton Howard signe pour The Interpreter un score atmosphérique sombre et mystérieux, tout à l’image du film. A l’aide de l’orchestre habituel couplé à une bonne dose d’électronique et de sonorités africaines, il élabore une atmosphère de conspiration assez réussie, privilégiant les ambiances sombres et tendues en délaissant ses traditionnels déchaînements orchestraux.



[© Texte : Cinezik] •
L'Interprète

Tracklist (de la BO en CD ou Digital)

1. Matobo (08:20)
2. Silvia Is Followed (01:21)
3. Tobin Comes Home (02:19)
4. Silvia's Background (01:03)
5. Philippe (01:27)
6. Drowning Man Trail (Atalago) (01:44)
7. Guy Forgot His Lunch (03:02)
8. The Phonecall (01:08)
9. Simon's Journals (03:05)
10. Silvia Showers (02:50)
11. Did He Leave A Note? (03:55)
12. Zuwanie Arrival At UN (06:01)
13. Assassin (04:14)
14. End Credits (Atolago) (04:13)

 

Nos articles sur cette BO

The Interpreter marque le retour de Sidney Pollack dans un genre qu’il affectionne particulièrement, le thriller politique, genre déjà abordé dans quelques films comme Three Days of the Condor, Absence of Malice ou bien encore le fameux The Firm. Cette fois-ci, le réalisateur de Out of Africa évoque une conspiration visant à supprimer le chef d’état d’un petit pays africain lors de son passage à l’ONU, une sombre affaire dans laquelle se retrouve mêlée l’interprète Silvia Broome (Nicole Kidman) qui a découvert le complot par hasard et a décidé d’en informer les autorités avant d’être placé sous la protection de Tobin Keller (Sean Penn), agent du FBI solitaire et instinctif, qui soupçonne Silvia de lui cacher la vérité. Le film est porté par un suspense captivant et quelques scènes d’émotion toute en finesse et en retenue, le duo Nicole Kidman/Sean Penn rivalisant de charismes à travers de multiples plans serrés envoûtants et des scènes d’intimité où le réalisateur a su éviter quelques pièges en privilégiant toujours une certaine retenue.

Cette fois-ci, le réalisateur s’est adjoint les services de James Newton Howard, qui signe pour The Interpreter un score atmosphérique sombre et mystérieux, tout à l’image du film. A l’aide de l’orchestre habituel couplé à une bonne dose d’électronique et de sonorités africaines, JNH élabore une atmosphère de conspiration assez réussie privilégiant les ambiances sombres et tendues en délaissant ses traditionnels déchaînements orchestraux. Les rythmiques électroniques sont là pour renforcer la tension à l’écran et suggérer un compte à rebours implacable jusqu’à la séquence finale à l’ONU, où la musique de JNH atteint un climax d’une efficacité redoutable. Quelques passages plus intimes permettent au compositeur d’apporter un peu de relief à un score somme toute assez ordinaire et sans grande surprise, des moments d’une grande quiétude où il n’est pas rare de croiser du piano, quelques nappes de synthé ou la voix d’un chanteur africain entamant l’air d’Atolago, une mélodie populaire d’Afrique du sud associé ici à la région du Matobo.

Atmosphérique, sombre et parfois minimaliste, la partition de ‘The Interpreter’ n’a donc rien d’un nouveau chef-d’œuvre mais n’en demeure pas moins très efficace à l’écran, la musique intensifiant le suspense du film avec brio, même si l’on regrettera le côté trop fonctionnel d’une partition qui a finalement bien du mal à survivre en dehors du film. A réserver en priorité aux inconditionnels de JNH!

Quentin Billard

Remplaçant l'habituel Dave Grusin, James Newton Howard se retrouve embarqué sur le nouveau thriller de Sydney Pollack avec Nicole Kidman, Sean Penn et Yvan Attal. Nicole Kidman, l'interprêtre du titre, entends par accident une conversation où il serait question d'assassiner un président africain... La suite le 11 juin !

Et donc voilà notre ami James Newton Howard sur un thriller, genre qui l'a rendu plutôt célébre avec son Fugitif. Il faut avouer que le monsieur n'a rien fait depuis quelques temps à part son fabuleux The Village l'an dernier et quelques scores nutritifs. On pouvait s'attendre de sa part à nous surprendre mais ce n'est pas véritablement le cas. A l'image de la bande-annonce (entièrement musicalée à partir du score de John Powell pour The Bourne Identity), la musique reste assez peu originale : Jason Bourne est passé par là. Nappes de cordes, percussions électroniques, vents très présents, thème qui se construit au fur et à mesure que l'album avance.

Quelques instruments africains sont bien là pour donner une certaine couleur mais rien de bien excitant. Les morceaux d'action s'enchainent et osent devenir un peu plus intéressants que le reste du score. Rapidement (45 minutes), l'album se termine et débute alors un goût de "pas assez" dans la bouche. D'accord, ce n'est pas furieusement original, mais James Newton Howard a composé là un score propre et nickel, racé et fin comme une belle voiture qu'on aurait déjà vu ailleurs, mais qui a quand même un petit quelque chose. Une nouvelle écoute du score révèle des petites curiosités (chants africains, percussions remixées), des moments touchants et surtout des morceaux d'action extrémement bien construits ("Guy forgot his lunch" par exemple).

Au fur et à mesure des écoutes le score se révèle être une petite perle, toujours très inspirée par The Bourne Identity & cie, mais laisse tout de même ce goût de "pas assez", preuve qu'on a aimé et qu'on en veut plus. Pas un chef d'oeuvre mais un score efficace et racé !

Anthony Jauneaud

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