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La Planète Sauvage  (1973)

Superior Viaduct (24 novembre 2014) - en Vinyl | Réédition


Le disque est une formidable fusion de styles entre rythmes funk, jazz, rock psychédélique dans l'esprit des partitions de Lalo Schiffrin période Bullitt, des jerks de Michel Colombier, ou de François de Roubaix pour l'éclectisme sonore… L'instrumentation est très riche, les flûtes sont souvent mises en avant… Un score envoûtant incontournable…

[© Texte : Cinezik]
La Planète Sauvage

Tracklist (de la BO en CD ou Digital)

1. Déshominisation (II)
2. Déshominisation (I)
3. Générique
4. Le Bracelet
5. Ten Et Tiwa
6. Maquillage De Tiwa
7. Course De Ten
8. Ten Et Medor
9. Ten Et Tiwa Dorment
10. Ten Est Assome
11. Abite
12. Conseil Des Draags
13. Les Hommes-La Grande Co-Existence
14. La Femme
15. Mira Et Ten
16. Mort De Draag
17. L'oiseau
18. La Cité Des Hommes Libres
19. Attaque Des Robots
20. La Longue Marche-Valse Des Statues
21. Les Fusées
22. Générique
23. Strip Tease
24. Méditation Des Enfants
25. La Vieille Meurt

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Autour de cette BO

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Pianiste de Jazz à la base et accompagnateur de Boris Vian, Goraguer est un touche à tout… arrangeur très demandé dans les années 60/70, il travaille entre autres avec Gainsbourg sur l'album Gainsbourg Percussions , Jean Ferrat ou Bobby Lapointe. Il a composé des musiques de films comme Les loups dans la bergerie , Sur un arbre perché , l'Affaire Dominici , Auto-stoppeuses en chaleur (eh oui !) et le fameux générique Gym Tonic pour l'émission de Véronique et Davina (rhaaaa! l'inoubliable scène de la douche !)

 

Tiré d'une nouvelle de Stefan Wul, (Pierre Pairault de son vrai nom, auteur entre autre du très beau livre "Niourk"), le film est un véritable défi à l'empire Walt Disney. Il a été achevé en 1973 aux studios Jiri Trnka à Prague (Les Tchèques ont beaucoup contribués à la partie animation) après un travail de plus de cinq ans dû principalement à des problèmes de production liés aux événements de Prague de 1968. Le scénario très métaphysique, assez proche de La planète des singes de Pierre Boulle parle en des termes imagés de la domination et de la supériorité des races… Sur la planète Ygam, les Oms sont devenus les animaux domestiques des géants Draag, à la civilisation très avancée… Les dessins aux couleurs superbes (peints sur papier découpé et non sur celluloïds) sont signés par le fantastique Roland Topor.

Le bestiaire animalier voisine avec les tableaux apocalyptiques de Jérome Bosh… on pense aussi aux surréalistes pour le décor futuriste de la planète (certaines perspectives évoquent Giorgio De Chirico) et aux fameuses animations de Terry Gilliam chez les Monty Python… On y croise également des animaux étranges comme Le Mang-Om, croisement improbable entre le hibou et le Tamanoir ! Topor, artiste pluridisciplinaire, créateur entre autres du pittoresque dessin animé Téléchat cultive un humour noir assez particulier. Dans La Planète Sauvage on retrouve le style foncièrement angoissé de son premier roman Le Locataire Chimérique adapté par Polanski en 1979 ; on pense aussi à son scénario pour La Maladie de Hambourg , un film aux passages mélancoliques superbes très pessimiste sur le devenir de l'humanité…

Si en regard des Dessins Animés actuels l'animation (très minimaliste) a prit un sacré coup de vieux, la musique est un régal et s'est formidablement bien bonifiée avec le temps ! Très utilisé par les D.J., le motif principal "déshominisation (I)" est devenu aussi très populaire dans la musique électronique "French Touch" (cf aux nappes planantes du groupe Air dans Virgin Suicides .)

Le disque est une formidable fusion de styles entre rythmes funk, jazz, rock psychédélique dans l'esprit des partitions de Lalo Schiffrin période Bullitt , des jerks de Michel Colombier, ou de François de Roubaix pour l'éclectisme sonore… L'instrumentation est très riche, les flûtes sont souvent mises en avant… on y rencontrent aussi des marimbas, des guitares wah wah, des bongos, un orgue Hammond, des cordes et même un Theremin ! On notera également dans le film les paysages sonores particuliers de Jean Guérin (synthétiseur E.M.S). Le thème principal revient de manière quasi-obsessionnelle sous diverses formes, accompagné d'une voix féminine sensuelle, de cordes seules, à la flûte… Toute la structure musicale de l'œuvre semble s'articuler sur l'emblématique thème " déshominisation (I) " et donne ainsi l'impression que tous les morceaux ne forment qu'une seule et même pièce… Un score envoûtant incontournable…

Julien Mazaudier

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