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Le Premier mouvement de l’immobile  (2019)

(janvier 2019) |


 

Sebastiano d'Ayala Valva réalise un documentaire musical sur le compositeur de musique contemporaine Giacinto Scelsi.



[© Texte : Cinezik] •
Le Premier mouvement de l’immobile

Autour de cette BO

Propos du réalisateur

La bande son du «Le premier mouvement de l'immobile» a été pensée comme un hommage à l'intuition musicale d'un compositeur qui fut capable en son temps d'anticiper les révolutions numériques que nous connaissons aujourd'hui. La Direction du Numérique de Radio France a été un partenaire de choix pour emmener le son du film au niveau que nous espérions. Mixée 7.1.2 sous la Direction artistique de Franck Marchal aux studio le Comptoir du Son, la bande son d film tente de révéler la force vibratoire chère à Scelsi.

Sebastiano d'Ayala Valva

 

Biographie de Giacinto Scelsi 

Né à La Spezia, Giacinto Scelsi révèle enfant déjà d'extraordinaires dons musicaux en improvisant librement au piano. Il étudie la composition à Rome avec Giacinto Sallustio, tout en gardant son indépendance face au milieu musical de son époque. Pendant l'entre-deux-guerres et jusqu'au début des années 50, il effectue de nombreux voyages en Afrique et en Orient ; il séjourne également longuement à l'étranger, principalement en France et en Suisse. Il travaille à Genève avec Egon Koehler qui l'initie au système de Scriabine et étudie le dodécaphonisme à Vienne en 1935-1936 avec Walter Klein, élève de Schoenberg. Scelsi traverse au cours des années 40 une grave et longue crise personnelle et spirituelle de laquelle il sort, au début des années 50, animé d'une conception renouvelée de la vie et de la musique. Dès lors, le « son» formera le concept-clef de sa pensée. Le compositeur, dont Scelsi refuse d'ailleurs le titre, devient une sorte de médium par lequel passent des messages en provenance d'une réalité transcendantale.

Rentré à Rome en 1951-1952, il mène une vie solitaire dévolue à une recherche ascétique sur le son. Avec les Quattro Pezzi su una nota sola (1959, pour orchestre de chambre) s'achèvent dix ans d'intense expérimentation sur le son ; désormais ses œuvres accomplissent une sorte de repli à l'intérieur du son démultiplié, décomposé en petites composantes. Suivent encore plus de vingt-cinq ans d'activité créatrice au cours desquels la musique de Scelsi n'est que rarement jouée : il faut attendre le mouvement de curiosité (et d'admiration) à son égard de la part de jeunes compositeurs français (Tristan Murail, Gérard Grisey et Michaël Levinas) au cours des années 70 et les Ferienkurse für Neue Musik de Darmstadt en 1982 pour voir son œuvre reconnue au grand jour. Giacinto Scelsi est aussi l'auteur d'essais d'esthétique, de poèmes (dont quatre volumes en français). De vives polémiques ont éclaté en Italie peu après sa disparition à propos de l'authenticité de son activité de compositeur

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