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Rock the Casbah  (2013)

Pathé Production (13 septembre 2013) - En digital | Original Score [musique originale]



Rob (GRAND CENTRAL) travaille pour la première fois avec la réalisatrice marocaine Laïla Marrakchi. L'artiste electro Laurent Garnier s'est chargé du choix des chansons (Anthony & The Johnsons, Bing Crosby, ...).

[© Texte : Cinezik] •

Rock the Casbah

Tracklist (de la BO en CD ou Digital)

1. Secrets I
2. Gnaza
3. Layla's Letter
4. Pillows
5. Secrets II
6. Tanger
7. Zakaria
8. Last Letter
9. Secrets III

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Autour de cette BO

Propos de ROB

Quand Laïla Marrakchi préparait son film, elle était à la recherche d'une musique originale. Alors que pour MAROCK elle n'avait utilisé que des musiques préexistantes, cette fois elle désirait collaborer avec un compositeur qui puisse traduire ses envies. Alexandre Aja nous a fait nous rencontrer. Il se trouve également que Stéphanie Carreras, la productrice de ROCK THE CASBAH, est non seulement une voisine, mais également une amie de ma femme. Tout convergeait pour que j'hérite de cette bande originale.

J'aime être sentimental dans la musique. Soutenir l'action ne m'intéresse pas vraiment. Si je dois composer quelque chose pour une scène gore, j'essaye toujours de traduire ce que les personnages ressentent. C'est ce qui me passionne. On s'est complètement retrouvé sur ce point, Laïla et moi. Ici, je voulais restituer en musique ce temps suspendu dans lequel vit cette famille réunie dans le deuil. Dans le film, Laïla montre combien les moments de tristesse sont aussi accompagnés d'instants de bonheur très forts. Mon objectif était de créer un climat qui restitue cet état hors du temps et de l'espace, déconnecté du quotidien et de la réalité. C'est pour cette raison qu'on a très vite décidé qu'on n'utiliserait pas d'instruments orientaux et qu'on n'irait pas puiser dans la musique marocaine. Au contraire : on a privilégié une musique qui soit comme une sorte de bulle dans laquelle se déroule des choses intenses.

Je suis intervenu quand le montage était presque achevé. J'ai eu la chance de voir le film, avant de me mettre à travailler. C'était assez facile d'être inspiré, puisque le film est très prenant. Quand je me suis mis au piano, je n'ai pas cherché une mélodie, mais un climat harmonique. Il fallait que ce ne soit ni trop lourd, ni trop fin. Comme lorsqu'on cherche la bonne épaisseur de matelas ! Les premières maquettes présentaient un piano seul. Mais comme on baigne dans une maison très luxueuse, envahie par la végétation, j'ai pensé qu'il fallait une instrumentation plus sophistiquée. Je désirais des cordes, des bois, des tonalités chaudes, des éléments qui restituent le confort qu'on ressent lorsqu'on voit le film. On sent que les canapés sont moelleux, que les draps sont soyeux, que la nourriture est délicieuse. Il fallait que la musique soit elle aussi délicieuse, en quelque sorte.

Quand on s'est rencontrés, Laïla et moi, on était tous deux dans une période Michael Nyman. C'est la seule référence dont on ait jamais parlé. J'ai composé au piano d'abord, pour étoffer un peu après, puis j'ai fait écouter les étapes successives à Laïla. Ça lui a plu. Par conséquent, on n'a pas eu à argumenter, à débattre ou bien à se faire écouter des choses.

Propos issus du dossier de presse

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