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Speed Racer  (2008)

Varèse Sarabande (6 mai 2008) - 1:00:27 | Import


 

Les frères Wachowski reviennent 5 ans après la fin de la saga Matrix et changent de compositeur : c'est Michael Giacchino (Ratatouille) qui succède à Don Davis.



[© Texte : Cinezik] •
Speed Racer

Tracklist (de la BO en CD ou Digital)

1. I Am Speed (0:37)
2. World’s Best Autopia (1:15)
3. Thunderhead (3:07)
4. Tragic Story of Rex Racer (4:49)
5. Vroom and Board (3:38)
6. World’s Worst Road Rage (2:41)
7. Racing’s In Our Blood (1:52)
8. True Heart of Racing (4:05)
9. Casa Cristo (4:02)
10. End of the First Leg (2:20)
11. Taejo Turns Trixie (1:37)
12. Bumper to Bumper, Rail to Rail (3:07)
13. The Maltese Ice Cave (2:04)
14. Go Speed, Go! (1:24)
15. He Ain’t Heavy (1:45)
16. 32 Hours (3:49)
17. Grand Ol’ Prix (6:13)
18. Reboot (3:08)
19. Let Us Drink Milk (4:33)
20. Speed Racer (4:21)

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On pourrait s'attendre un score électro-techno du plus mauvais goût (si l'on s'en tient aux images du film, plutôt laides). Ce serait mal connaître Michael Giacchino. Le bonhomme est un amoureux du genre orchestral et délivre ici un nouveau tour de force 100 % symphonique (comme Ratatouille était 100 % accoustique !). Il n'y a guère plus que lui et un certain John Williams pour oser pareille hérésie sur un film d'action hollywoodien à gros budget d'aujourd'hui ! Une petite exception tout de même : un poil de guitare électrique (mais John Williams en avait mis lui aussi dans Star Wars Episode II !). Mais finalement, c'est dans la logique des Wachowski : souvenez-vous, la musique de la saga Matrix signée Don David était déjà une belle oeuvre orchestrale, bourrée d'idées et d'innovations d'écriture (avec un orchestre symphonique parfois aidé d'effets électroniques).

Inévitablement, la recette fait mouche ici aussi, même on est reste loin des grands thèmes héroïques des partitions symphoniques à l'ancienne. Giacchino privilégie la frénésie de l'orchestre, la puissance des cuivres, et la vivacité des cordes, pour suggérer la vitesse et les cascades hallucinantes du film. Ce score est visiblement un pur délire de gosses (comme le film), un bonbon tout rose qui se déguste avec un plaisir coupable. Giacchino n'a pas d'autre prétention que divertir et cela s'entend (la musique est souvent légère, parfois même easy-listening - comprendre avec un orchestre de 80 musiciens tout de même !). D'ailleurs le dernier morceau (le générique de fin ?) est un bel hommage aux génériques rétro des séries des années 60 (avec cuivres et petit choeur). Autre curiosité : la présence de voix féminine délicate (en solo ou en choeurs) dans cet univers de bagnoles reluisantes. Est-ce vraiment la musique du nouveau film des Wachowski ?

Avec des morceaux d'action bien troussés, une orchestration massive soignée et très Golden Age dans l'esprit, Michael Giacchino se fait pas dans la dentelle mais surprend une fois de plus. Après le délicieux Ratatouille, exemple absolu de finesse orchestrale et de raffinement dans la musique d'animation, et la claque Cloverfield, où son générique recyclait brillament tous les standards du film catastrophe, Giacchino se positionne définitivement comme un technicien hors pair aux idées musicales variées et à la maîtrise impressionnante. Il lui manque sûrement encore ce petit quelque chose qui fait qu'on se souvienne de sa musique après l'écoute du CD ou après avoir vu le film. Il faut croire que ça viendra avec l'expérience, et nul doute qu'au point où il en est, ça ne prendra pas longtemps pour arriver.

Sylvain Rivaud

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