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The Wild  (2006)

Walt Disney Records (11 avril 2006) - 00:47:28 | Album



The Wild contient toutes les recettes habituelles chères au compositeur, un gros score symphonique qui ravira tous les amateurs de partitions orchestrales à l’ancienne, énergiques, enjouées et déchaînées à la fois. Alan Silvestri s’en est donné ici à coeur joie, et même si l’on regrettera l’absence totale d’originalité et l’influence flagrante d’anciens scores du compositeur.

[© Texte : Cinezik] •

The Wild

Tracklist (de la BO en CD ou Digital)

1. Real Wild Child (03:16)
Performed by Everlife
2. Good Enough (05:11)
Performed by Lifehouse
3. Big Time Boppin' (Go Man Go) (02:59)
Performed by Big Bad Voodoo Daddy
4. Really Nice Day (02:20)
Performed by Eric Idle and John Du Prez
5. Tales From The Wild (03:56)
Composed by Alan Silvestri
6. You Can't Roar (03:54)
Composed by Alan Silvestri
7. Lost In The City (03:31)
Composed by Alan Silvestri
8. To The Wild (04:15)
Composed by Alan Silvestri
9. Alien Shores (02:59)
Composed by Alan Silvestri
10. The Legend In Action (03:32)
Composed by Alan Silvestri
11. The Mythology Of Nigel (03:22)
Composed by Alan Silvestri
12. The Ritual (03:24)
Composed by Alan Silvestri
13. Found Our Roar (02:47)
Composed by Alan Silvestri
14. Really Nice Day (Finale) (02:02)
Performed by Eric Idle and John Du Prez

Nos articles sur cette BO

Alan Silvestri signe pour The Wild sa seconde collaboration à une production Disney après Lilo & Stitch en 2002. Le score de The Wild s’apparente simplement à tout ce que Silvestri a déjà pu faire auparavant dans le registre des musiques de film d’animation/action/aventure : un orchestre puissant de 94 musiciens, des morceaux d’action frénétiques et déchaînés, des sempiternels passages de mickey-mousing, des thèmes sympathiques (on peut au moins en compter quatre : un thème héroïque, un thème dramatique, un thème sautillant et espiègle pour Samson et ses amis, et un thème d’action plus sombre) et des parties plus intimistes et émouvantes. Mais c’est la qualité des morceaux d’action qui attire ici toute notre attention.

Pour un film d’animation produit par Disney, on ne se serait pas attendu à un score aussi percussif et survolté ! Si dans le film la musique semble constamment noyée, comme toujours, sous des tonnes d’effets sonores, l’album permet de retranscrire l’essentiel de la musique de The Wild à travers ces morceaux d’action frénétiques dans la lignée des précédents scores action de Silvestri. ‘Tales from the Wild’, qui accompagne la séquence du récit introductif de Samson à son fils Ryan, est un premier morceau d’action aux rythmes trépidants typiques du compositeur. On retrouve ici l’héritage symphonique de partitions telles que The Mummy Returns ou bien encore le récent Van Helsing, avec ses traditionnels martèlements percussifs chers au musicien et ses cuivres massifs ascendants et martiaux, associés ici aux exploits héroïques décrits dans l’histoire de Samson. Quelques petites touches de mickey-mousing viennent nous rappeler que nous sommes ici dans un Disney pure souche, tandis que la seconde partie du morceau met en avant le thème principal, mélodie héroïque et cuivrée qui ressemble pas mal au thème héroïque qu’avait composé Silvestri pour Lilo & Stitch, et qui rappele par moment par son côté sautillant certains passages du score de Super Mario Bros. Aucun doute possible, on est ici à fond dans du Silvestri à 100% qui semble s’être bien amusé en écrivant la musique de ce film d’animation.

La facette plus intime de la musique transparaît pleinement dans le doux et léger ‘You Can’t Roar’ lorsque Ryan s’aperçoit qu’il n’arrive pas à rugir comme un vrai lion. Le morceau oscille ainsi entre mickey-mousing, passages enjoués d’une grande fraîcheur et moments plus tendres. Silvestri continue de s’amuser avec sa musique en variant les ambiances, conservant tout au long du film ce même fun, cette énergie constante qui nous rappelle à quel point le compositeur est plus que jamais au sommet de son inspiration, de son art. Le morceau nous permet d’entendre le superbe thème héroïque dans toute sa splendeur, glorieux et entraînant comme il se doit, à l’instar des thèmes héroïques de Van Helsing’, Lilo & Stitch ou The Mummy Returns, et qui accompagne dans le film les exploits de Samson et de ses amis (cf. scène sur le bateau en direction de l’Afrique par exemple, qui nous donne droit à une superbe envolée du thème héroïque). ‘Lost in the City’ continue de prolonge ce même fun orchestral dans un registre sautillant qui rappelle par moment certains anciens scores comédie de Silvestri. Puis, très vite, on retourne dans l’action pure et dure avec un nouveau déchaînement orchestral 100% Silvestri durant la séquence où Samson et ses amis sont perdus en plein coeur de New York. A noter l’utilisation de percussions exotiques typiques du compositeur (Predator 2 n’est pas très loin !) pour rythmer la poursuite avec les chiens en ville, un passage d’action agressif assez sombre pour une musique d’un Disney !

‘To The Wild’ opère de la même façon, s’ouvrant sur un passage sombre à la Judge Dredd marquant l’appréhension de la découverte du continent africain totalement étranger aux héros. L’action pointe rapidement le bout de son nez avec les rythmes martiaux martelés à la Van Helsing et une énergie orchestrale toujours intacte. ‘The Legend in Action’ nous offre quand à lui un nouveau morceau de bravoure, car après une ouverture mystérieuse, le thème sautillant et espiègle associé à Samson et ses compagnons refait son apparition (à noter l’utilisation de saxophones dans l’orchestre) suivi d’un nouveau morceau d’action et de brèves envolées héroïques. Le score contient aussi un thème dramatique associé au sauvetage de Ryan, thème mélancolique aux cordes que l’on retrouve au début de ‘The Mythology of Nigel’, probablement l’un des morceaux les plus sombres du score pour évoquer les déboires de Samson face au sombre Kazar. ‘The Ritual’ accompagne la séquence du rituel des gnous et l’affrontement final contre Kazar pour un nouveau morceau d’action aux rythmes trépidants. Idem pour ‘Found Our Roar’ et la défaite finale du méchant, accompagnée par des nouvelles percussions exotiques excitantes à souhait et un choeur synthétique qui rend la scène encore plus massive. Le morceau se conclut de façon plus paisible pour les retrouvailles entre Samson et Ryan et le retour au calme, permettant à Silvestri de conclure sa musique sur quelques dernières touches de mickey-mousing du plus bel effet!

The Wild contient donc toutes les recettes habituelles chères au compositeur, un gros score symphonique qui ravira tous les fans d’Alan Silvestri et tous les amateurs de partitions orchestrales à l’ancienne, énergiques, enjouées et déchaînées à la fois. Silvestri s’en est donné ici à coeur joie, et même si l’on regrettera l’absence totale d’originalité et l’influence flagrante d’anciens scores du compositeur (The Mummy Returns, Van Helsing, Lilo & Stitch, Judge Dredd, etc.), l’ensemble n’en demeure pas moins très convaincant, offrant au film de Steve Williams son lot d’action, d’aventure, d’humour et d’émotion. On regrettera une fois encore le fait que la musique soit constamment noyée tout au long du film sous une avalanche d’effets sonores, le score étant bien mal mis en valeur dans le film, d’où l’importance de posséder l’album publié par Walt Disney Records pour apprécier pleinement le score à sa juste valeur. Si Silvestri ne signe pas là un nouveau chef-d’oeuvre, il nous offre néanmoins une nouvelle partition de qualité débordante d'énergie, qui nous prouve à quel point le compositeur reste plus que jamais au sommet de son art à Hollywood !

Quentin Billard

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