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X-Men Origins : Wolverine  (2009)

Varèse Sarabande (28 avril 2009) - 0:45:34 | Original Score [musique originale]



Harry Gregson-Williams compose la musique de ce spin-off de la saga "X-Men" sur Wolverine. Il succède ainsi à Michael Kamen, John Ottman et John Powell sur cette saga de super-héros. Le score de « X-Men Origins : Wolverine » repose essentiellement sur le style synthético-orchestral cher au compositeur, agrémenté de quelques choeurs épiques pour la dimension héroïque du score.

[© Texte : Cinezik] •

X-Men Origins : Wolverine

Tracklist (de la BO en CD ou Digital)

1. Logan Through Time (4:19)
2. Special Privileges (1:57)
3. Lagos, Nigeria (5:10)
4. Wade Goes to Work (1:28)
5. Kayla (2:53)
6. Victor Visits (2:06)
7. Adamantium (4:16)
8. Agent Zero Comes for Logan (3:08)
9. Logan Meets Gambit (4:34)
10. To the Island (3:46)
11. Deadpool (4:10)
12. The Towers Collapse (3:22)
13. Memories Lost (3:01)
14. “…I’ll Find My Own Way” (1:24)

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« Logan Through Time » dévoile ainsi le thème principal de la partition, thème associé à Wolverine dans le film et qui se caractérise par son côté majestueux et sombre (évoquant la bestialité du héros aux griffes acérées). Le morceau repose essentiellement sur un mélange de cordes, de cuivres massifs, de chœurs épiques apportant une dimension quasi religieuse au morceau et un lot de percussions électroniques en tout genre (avec les samples électro chers à Harry Gregson-Williams). On reste néanmoins un peu déçu par le côté extrêmement quelconque du thème principal - dans un style similaire, John Powell s’en était bien mieux tiré sur « X-Men The Last Stand ». Dès lors, HGW met en place dans le film une série d’ambiances musicales alternant entre atmosphérique sombre et action tonitruante. Hélas, les parties atmosphériques que l’on peut entendre dans « Lagos, Nigeria » remplissent bien leurs fonctions à l’écran (soutenir la tension et les dangers omniprésents pour Logan/Wolverine) mais lassent à l’écoute, HGW faisant bien souvent du remplissage avec quelques lignes de rythmes synthétiques hyper fonctionnels et pas vraiment trépidants.

Fort heureusement, le compositeur nous offre un éclairage plus intime et humain dans « Kayla », pour lequel il nous livre un Love Theme poignant pour Logan et la belle Kayla. Soutenu par des synthétiseurs discrets avec quelques cordes et un piano, le thème romantique de Kayla rappelle la motivation de Logan, prêt à tout pour venger la mort de sa bien-aimée, et apporte un peu d’émotion fort bienvenue dans un score somme toute très sombre et assez musclé (on pense ici à certains motifs similaires qu’HGW avait écrit pour « Man on Fire »). Néanmoins, la musique demeure hyper fonctionnelle et sans grand relief, Harry Gregson-Williams apportant une certaine intensité et une excitation à ces scènes d’action sans jamais réussir à trouver le petit plus qui permette à l’auditeur/spectateur de retenir quelque chose de sa musique.

Harry Gregson-Williams applique donc toutes les recettes d’un genre qui semble déjà bien vieillot dans l’écurie Media-Ventures, sans jamais réussir à dépasser ce style fonctionnel qui pourrait presque avoir été écrit par n’importe quel collaborateur de la bande à Hans Zimmer (Steve Jablonsky, Geoff Zanelli ou même Ramin Djawadi !). Après la surprise du grandiose et symphonique « X-Men The Last Stand » de John Powell, la nouvelle partition d’Harry Gregson-Williams pour « X-Men Origins : Wolverine » déçoit par son manque d’inspiration flagrant, une absence totale de renouvellement d’idées et une application très simpliste de toutes les recettes habituelles des scores d’action standards de chez Media-Ventures/Remote Control : hormis quelques passages qui semblent s’élever au dessus de la masse (autant sur l’album que dans le film), la musique de « X-Men Origins : Wolverine » échoue à laisser un quelconque souvenir, se contentant uniquement d’apporter action et tension à un film sans aucune surprise particulière. Dommage, surtout lorsqu’on sait qu’Harry Gregson-Williams est pourtant capable d’écrire des choses bien plus ambitieuses lorsqu’il s’en donne réellement les moyens !

Quentin Billard

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