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L'homme sans âge  (2007)

Youth without youth

Deutsche Grammophon (5 novembre 2007) | Original Score [musique originale]



Le compositeur argentin Osvaldo Golijov collabore ici avec Francis Ford Coppola avant de le retrouver sur Tetro en 2009. Golijov signe une musique symphonique puissante et raffinée, étrange et déconcertante comme le film de Coppola.

[© Texte : Cinezik] •

L'homme sans âge

Tracklist (de la BO en CD ou Digital)

1. Arturo Castro - Yo Sin Ti (Me Without You) (2:44)
2. Dominic's Nightmare (1:25)
3. Love Lost: Laura (6:14)
4. Refugee (4:20)
5. Time (2:48)
6. Dr Rudolf's Dream (2:51)
7. Powers (2:15)
8. Vittorio Mascheroni - O Alba Tigareta Parfumata (2:54)
9. The Girl in Room 6 (1:44)
10. Dr Rudolf's Suicide (3:42)
11. Laura Reborn (4:05)
12. Journey to India (2:02)
13. Rupini's Cave (2:03)
14. Malta (1:52)
15. Veronica's Nightmare (2:19)
16. Farewell (3:04)
17. Love Lost: Veronica (2:41)
18. Death of the Double (2:07)
19. Ion Vasilescu - Noapte Buna Mimi aka (2:53)
20. Last Walk to Café Select (2:07)
21. The Third Rose (3:57)

Autour de cette BO

« Il y a deux aspects d'Osvaldo Golijov qui m'ont attiré : sa formation classique et son sens musical profond, ainsi qu'un sens de la vie moderne, des différences des cultures et de l'intégration du passé et du présent dans un canevas musical généreux. Et finalement il s'est avéré qu'il y avait un troisième côté - un être humain aimable, intéressant et un ami merveilleux. »

- Francis Ford Coppola -

Nos articles sur cette BO

Mêlant instruments traditionnels d'Europe de l'est (le film se déroule essentiellement en Roumanie) et orchestre symphonique, Golijov évoque le choc des cultures, des générations et du temps au cours du film. Utilisant chaque instrument de manière subtile et intelligente, il évacue tout cliché pour s'approprier réellement les sonorités et créer ainsi une atmosphère d'étrangeté magnifique sur les images de Coppola.

Une score à la fois intemporel et mouvant, fascinant et dérangeant. Superbe réussite qu'on appréciera néanmoins avec davantage de plaisir dans le film que sur le disque, un peu lourd à avaler.

 

Sylvain Rivaud

Passant d'une musique orchestrale à un tango, la musique traverse les arcanes historiques. Cette musique sans âge rappelle la collaboration de Coppola avec Rota (sur "Le Parrain"), sauf que cette fois-ci, il est allé chercher non plus un italien mais le rafinnement argentin de Golijov avec ses accents dansants, un mélange de musique savante et de musique populaire.

Cette musique s'apprécie essentiellement après la vision du film car ravive des images oniriques et poétiques, ainsi qu'un travail sur la mémoire et l'histoire assez inédit, où une simple note désigne le nazisme, et une autre la mort... plus qu'un travail thématique, il s'agit là d'un travail onirique, par évocations.

 

Benoit Basirico

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