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1er Festival Soncinemad
Madrid (Espagne), Du 30 juin au 1er juillet 2006

soncinemad2006 - Publié le 03-07-2006
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En 2006 avait lieu la première des deux éditions du festival Soncinemad à Madrid, consacré à la musique de films et à ses compositeurs. Nous y étions. Voici nos reportages et entretiens publiés à l'occasion de cet événement. Nous avons aussi couvert la seconde édition, en 2007.

Après quatre jours intenses à Madrid (dont deux de festival), voici enfin venu le moment de faire le point sur cette première manifestation madrilène autour de la musique de film, qui s'annonçait grandiose : un concert de Harry Gregson-Williams, un autre de Trevor Jones, des conférences de compositeurs américains prestigieux comme Hans Zimmer ou Christopher Young, et de quelques espagnols influents comme Roque Banos et Lucio Godoy... bref, de quoi alimenter pour quelques mois la soif du béophile avide de rencontres avec ses maîtres, et l'occasion rêvée pour quelques rédacteurs bénévoles d'un petit site internet français de les interviewer. Nous ramenons donc à cette occasion pas moins de sept interviews de compositeurs et musiciens présents sur le festival, et pas des moindres : mais pour vous garder le suspense, vous ne les découvrirez qu'au fur et à mesure de ces prochaines semaines.

En attendant, voici d'ores et déjà le compte-rendu des conférences et concerts auxquels nous avons assisté (avec beaucoup de plaisir), en espérant pouvoir vous transmettre une partie de l'immense enthousiasme que nous avons vécu pendant ces jours à Madrid.

NOS ARTICLES :

- Conférence de Christopher Young

- Table ronde : Hans Zimmer et Harry Gregson-Williams

- Concert de Harry Gregson-Williams

- Entretien avec Harry Gregson-Williams

- Entretien avec Lisbeth Scott

- Concert de Trevor Jones

- Rencontre avec Trevor Jones

- Deux questions à Trevor Jones

- Entretien avec Roque Banos

NOS PHOTOS DE SONCINEMAD 2006 :

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NOS PHOTOS DU CONCERT DE TREVOR JONES :

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NOS PHOTOS DU CONCERT DE HARRY GREGSON-WILLIAMS :

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VIDEO DU FESTIVAL SONCINEMAD 2006

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Table ronde : Harry Gregson-Williams et Hans Zimmer

Madrid - 30 juin 2006

La conférence qui suit celle de Christopher Young concerne alors le duo Hans Zimmer / Harry Gregson-Williams. Les deux complices paraissent relativement détendus, même si Gregson-Williams semble légèrement plus distant que Zimmer (qui, soit dit en passant, a pris pas mal d’embonpoint !). Assis tout deux dans des fauteuils aux côtés de l’un des organisateurs du festival, ils répondent aux diverses questions du public. Zimmer et Gregson-Williams parlent alors de leurs collaborateurs (Lisbeth Scott, Martin Tillman, etc.) et précisent au passage que tout ceux qui travaillent avec eux sont aussi des amis (c’est la "Media-Ventures family" pourrait-on dire). Puis, Harry Gregson-Williams se souvient de ses débuts lorsqu’il rendit visite pour la première fois à Hans Zimmer dans son studio à l’époque où il commençait déjà à écrire des musiques de film. Il se souvient du plaisir que semblait prendre Zimmer au moment où il composait ses œuvres, ce qui l’a finalement décidé à écrire à son tour des musiques de film pour le compte de Media-Ventures. Pour eux, tout n’est qu’un processus de collaboration, sans aucun doute le mot qui est revenu le plus fréquemment durant cette conférence. Il y a ainsi la collaboration entre le compositeur, le réalisateur, l’équipe du film, les producteurs, etc.

Harry évoque alors sa formation classique (à l’inverse de Hans, en partie autodidacte) et souligne la différence de points de vue musicaux entre les différents compositeurs, une différence propice aux échanges et aux débats selon les deux compères. Gregson-Williams en profite ainsi pour nous parler brièvement de sa participation à THE PRINCE OF EGYPT de Zimmer, pour lequel il a écrit un morceau à partir des mélodies de Hans. Pour lui, c’est toujours une collaboration, dans laquelle il apprécie échanger des idées, confronter différents points de vue et s’inspirer des autres. Hans prend le relais en évoquant à son tour sa façon de composer, travaillant la plupart du temps à l’instinct, à partir de démos réalisées sur des synthétiseurs ou ordinateurs. Il se souvient qu’à ses débuts, la communication avec les réalisateurs n’était guère aisée et qu’il était loin de posséder la maîtrise d’une collaboration idéale comme celle de John Williams avec Steven Spielberg (exemple qu’il cite lui même). Puis, c’est l’occasion pour les deux compositeurs de parler de leurs différents projets. Ainsi, Gregson-Williams évoque sa participation au western SERAPHIM FALLS de David Von Ancken (un genre tout nouveau pour le musicien !) et au nouveau film d’animation de chez Dreamworks, FLUSHED AWAY, tandis que Zimmer parle de sa partition pour PIRATES DES CARAÏBES 2, autre gros projet pour le compositeur teuton.

Le duo répond ensuite à une question qui concerne les genres de films qu’ils préfèrent mettre en musique (action, comédie, drame, etc.). Harry Gregson-Williams précise tout d’abord qu’il apprécie écrire la musique de film d’animation et qu’il aime bien varier les genres et multiplier les défis. De son côté, Hans Zimmer explique qu’il aime bien à peu près tout, que ce soit les comédies, les films d’action ou les films d’animation. Il essaie de faire des choses différentes à chaque fois quand il en a l’occasion. Harry Gregson-Williams prend ensuite le relais et parle de sa collaboration avec Ridley Scott sur KINGDOM OF HEAVEN, collaboration qu’il met en parallèle avec celle de Tony Scott, le frère du célèbre réalisateur anglais, ce qui nous vaut au passage une petite touche d’humour au sujet de l’attitude très contrastée des deux frangins (selon Harry, Tony serait un type très direct tandis que Ridley serait beaucoup plus gentleman et retenu, du genre : "Voulez-vous un cigare ?"). Il conclut en parlant de sa participation prochaine à THE CHRONICLES OF NARNIA : PRINCE CASPIAN, toujours réalisé par Andrew Adamson.

 

Vient alors la question provoc’ la plus gratuite de toute la conférence, lorsqu’un espagnol se lève et s’adresse à Hans Zimmer en lui expliquant qu’Ennio Morricone aurait soi-disant sévèrement critiqué Media-Ventures et l’industrialisation de leurs musiques dans une récente interview. Apparemment, la question n’a pas été correctement formulée puisqu’il a fallut que ce soit un traducteur qui prenne le relais pour s’adresser quasiment en tête à tête à Hans, micro coupé, comme si le public ne devait pas entendre ce qu’il se dit. On flaire alors l’embrouille. Puis, Zimmer répond d’une façon très calme et réfléchie en expliquant qu’il connaît bien Ennio Morricone et qu’il admire son travail, et qu’il sait pertinemment qu’ils ont deux façons de travailler totalement différentes. Par exemple, Morricone dit qu’il est indispensable pour un compositeur de savoir orchestrer soi-même ses propres musiques. Hans a un profond respect pour le maestro italien duquel il admire son génie et sa maîtrise technique, mais que ce qui compte avant tout pour lui, c’est la qualité des mélodies et des musiques, peu importe la méthode de composition. En tout cas, Hans a répondu avec tact à cette question totalement gratuite, visiblement ouvert au débat. Une dernière intervention du public permet de rappeler en conclusion que Hans Zimmer a beaucoup aidé les jeunes compositeurs grâce à l’édition de ses librairies de samples (Hans Zimmer Guitars Vol 1 et 2 chez Spectrasonics).

La conférence se termine très simplement. Malgré quelques remarques intéressantes de la part des deux complices, cette conférence paraît alors bien terne en comparaison de la glorieuse intervention de Christopher Young quelques heures avant. Les deux compositeurs étaient plantés dans leurs canapés et ne semblaient pas vouloir en bouger ni même faire entendre de la musique. Christopher Young, Roque Baños et Trevor Jones ont tous fait entendre quelque chose (que ce soit en projection ou au piano), mais le duo Zimmer / Gregson-Williams est resté bien statique et extrêmement monotone. On se serait attendu à plus d’animation et de vivacité de la part des deux compères qui, bien que détendus et ouvert aux plaisanteries (surtout entre eux deux), semblaient s’ennuyer un petit peu durant cette conférence. Du coup, on en ressort alors avec une impression très mitigée, d’avoir assisté à une conférence sympathique mais somme toute plate, monotone et peu vivante. Dommage qu’il n’y ait pas eu plus d’initiatives de la part du duo, qui s’est uniquement contenté de répondre à des questions.

Quentin Billard

Interview de Lisbeth Scott

C'est la nouvelle voix d'Hollywood, celle que tous les compositeurs s'arrachent pour faire sublimer l'émotion de leurs musiques de film. En moins de six ans de carrière dans le cinéma, elle a déjà collaboré avec les compositeurs les plus prestigieux, et sur les plus grands films : avec John Williams sur MUNICH, ou John Debney sur LA PASSION DU CHRIST, avec Hans Zimmer sur LE DERNIER SAMOURAÏ, ou James Newton Howard sur DINOSAURE et KING KONG, elle était présente au festival de Madrid à l'occasion du concert de Harry Gregson-Williams, pour qui elle a interprété les soli vocaux de SINBAD, SHREK, KINGDOM OF HEAVEN et NARNIA. Rencontre express en plein festival.

Lisbeth Scott Madrid 2006

C'était un plaisir de vous entendre hier soir au concert de Harry Gregson-Williams !

J'adore Harry et sa musique, et j'adore travailler avec lui. Nous travaillons ensemble depuis plusieurs années et c'est une collaboration agréable et très facile. Il est très respectueux, très à l'écoute et attentif à l'émotion de la musique. C'est toujours un honneur de travailler avec lui.

Vous avez collaboré avec beaucoup de compositeurs à Hollywood : quel est votre meilleur souvenir de ces diverses expériences ?

J'en ai beaucoup ! Avec Harry, par exemple, j'ai d'excellents souvenirs de NARNIA, pour lequel nous avons écrit une chanson, pour la scène où les enfants entrent dans le monde de Narnia. Harry m'a appelé et m'a dit : "On a besoin de toi pour une chanson ! La production en a besoin pour dans quelques heures !". J'ai dit : "Ok" ! Je crois que je suis simplement arrivée et on a répété une fois. Il m'a dit que c'était fantastique ! J'ai écouté une fois la musique et elle s'était déjà inscrite dans ma tête. Je l'ai ensuite enregistré et on a envoyé la chanson la nuit même au réalisateur, qui a dit : "C'est très bien, on adore, mais ce ne sera pas dans le film !". Finalement la chanson est sur le CD, elle s'appelle "Where". Mais ce que je retient surtout de cette expérience c'est le côté simple avec lequel nous avons travaillé, c'était facile et agréable.

Une autre expérience marquante était celle avec John Williams, pour MUNICH. Je l'ai rencontré pour la première fois lors d'une réunion où il m'a dit qu'il avait écrit un morceau spécialement pour moi. J'ai dit : "Ah bon ? Vraiment ?". Plus tard, il m'a donné la partition et je l'ai chanté avec lui au piano. Après que nous ayons fini, il était très calme, il n'a pas levé les yeux, il fixait encore les touches du piano. J'ai pense : "Oh oh, il n'a pas aimé". J'étais prête à partir lorsqu'il a levé la tête : il pleurait. Il a dit : "Je ne sais pas comment vous faites avec votre voix, mais c'est phénoménal, vous m'avez bouleversé". Quand nous avons été aux sessions d'enregistrement pour MUNICH, quelques jours plus tard, Steven Spielberg était là, avec John évidemment. Nous avons enregistré avec l'orchestre, et après le morceau, John pleurait encore et en se retournant vers Steven, j'ai vu que Steven pleurait aussi ! J'ai une photo de ce moment sur mon site web...

Steven Spielberg Lisbeth Scott John Williams

Un autre moment fort de ces expériences était LA PASSION DU CHRIST avec John Debney : dès qu'il a eu l'opportunité d'être engagé sur ce film, il m'a appelé pour que nous fassions quelques démos. J'ai donc enregistré avec lui un superbe morceau et nous l'avons envoyé à Mel Gibson. John m'a appelé quelques jours pour tard : "J'ai le job ! Mel Gibson a écouté la musique sur les images et il en a pleuré !". Tout cela fait aussi partie des moments qui m'ont le plus touché, de savoir à quel point ma voix remue les gens.

Vous avez aussi collaboré avec Danny Elfman sur SLEEPY HOLLOW : sur quelle partie du film, précisément ?

Vous allez rire, mais je ne sais pas vraiment ! Je n'ai pas vu ce film en entier, pas plus d'ailleurs que pas mal d'autres sur lesquels je chante ! Sauf MUNICH, évidemment...

La biographie qu'on peut lire sur le programme du festival mentionne aussi BATMAN BEGINS : avez-vous travaillé sur ce film ?

Non. En fait, Hans Zimmer et James Newton Howard m'ont appelé pour me demander de travailler avec eux sur ce projet, mais je n'étais pas disponible. En revanche, j'ai travaillé avec James sur plusieurs autres film, comme KING KONG. J'adore aussi James, c'est un type formidable, sa musique est incroyable, et d'une certaine manière, c'est très facile aussi de travailler avec lui : les sessions sont très agréables. J'aime bien les sessions agréable ! (rires). Le dernier jour où nous avons enregistré pour KING KONG, je suis arrivée après que l'orchestre ait terminé, et James était épuisé. J'ai regardé la scène deux ou trois fois (il s'agissait de la scène de rencontre entre la fille et King Kong), et nous avons enregistré. James Newton Howard travaille avec le même ingérieur du son depuis quelques années, James Hill, et celui-ci m'a confié, après notre enregistrement (qui a duré à peine quelques minutes) : "C'était vraiment ce que James voulait".

Quels sont vos projets ?

J'en ai beaucoup ! Récemment, je viens de terminer un nouvel album solo, et j'ai quelques concerts pour un festival de cinéma à Londres cet été. Puis je vais commencer un documentaire avec John Debney. Et bien sûr, la suite de NARNIA avec Harry en 2008 ! Mais le reste de cette année, de juillet à décembre, est surtout consacrée aux concerts, car j'adore ça.

Entretien réalisé à Madrid par Sylvain Rivaud.
Remerciements à Lisbeth Scott pour sa disponibilité.

Deux questions à Trevor Jones

Madrid - 2 juillet 2006

Le lendemain de son concert à Madrid le 1er juillet, nous avons rencontré Trevor Jones pour lui demander ses impressions sur cette expérience, avant d'évoquer plus longuement avec lui ses débuts dans la musique de film et l'ensemble de sa carrière. En attendant le reste de cet entretien à venir très prochainement sur Cinezik ainsi que sur les pages de notre confrère TraxZone, voici les impressions du maestro sur son concert espagnol de 2006.

Trevor Jones Madrid 2006

Quelles sont vos impression du concert d'hier soir ici à Madrid ?

Nous n'avons pas eu beaucoup de temps pour répéter, car l'orchestre était très occupé. De même, j'étais moi-même à Londres auparavant et je ne pouvais pas venir plus tôt à Madrid. Les répétitions n'ont pas été faciles parce que c'était aussi pour eux leur premier festival, ils n'avaient jamais joué de musique de film. J'aurais bien aimé venir plus tôt, mais vous voyez, j'avais un meeting très important avec la reine d'Angletterre, et il était difficile de décliner l'invitation de Sa Majesté pour une répétition à Madrid ! Donc malheureusement, nous n'avons eu que deux répétitions, pour un programme chargé et avec des musiques parfois difficiles. J'aurais aimé avoir davantage de temps, mais finalement j'ai été assez prétrifié par leur interprétation, ce sont quand même des professionnels. C'était très énergique, vraiment superbe. L'enthousiasme de l'orchestre s'est ressenti dans la musique. Il y avait quelques morceaux que je n'avaient pas entendu depuis près de vingt ans ! Je ne réécoute jamais mes vieux travaux : quand j'ai fini un film, je passe au suivant. C'était donc plutôt agréable d'écouter cette musique après tout ce temps, c'était intéressant pour moi. En regardant les partitions je me suis fait la remarque : "Oh, je devrait changer ça ! Je devrais recomposer ce morceau !". J'aimerais bien avoir le temps de réécrire certains de mes morceaux... J'ai quand même passé de bons moments avec cet orchestre, qui comporte vraiment des musiciens formidables. J'ai eu de la chance, parce que peu d'orchestres peuvent rendre l'essence de cette musique complexe en aussi peu de temps. J'ai été très agréablement impressionné. Et puis, les gens ont aimé...

Vos rencontres sur ce festival ?

J'y ai retrouvé bien sûr mon ami Christopher Young, qui est un très grand compositeur. Mais c'est aussi quelqu'un d'exceptionnel. La plupart des compositeurs de musique de film sont sympathiques : dans ce milieu, c'est une qualité indispensable, et il faut avoir de la personnalité. Mais nous ne nous rencontrons jamais, à part comme ici en festival, ce qui est assez spécial et plutôt rare. C'est bien d'avoir ce genre d'occasion de se retrouver et de parler ensemble, d'évoquer les films sur lesquels on travaille... On travaille tous séparément, avec des réalisateurs différents, et on n'a jamais l'occasion de créer des liens, ou de s'organiser des dîners, puisque chacun travaille tout le temps quand l'autre est disponible, et vice-versa...

Trevor Jones et Christopher Young

 

 

A propos de l'organisation du festival :

De même que les membres de notre confrère TraxZone, nos rédacteurs n'ont pas été invités au festival et ont donc payé de leur poche le voyage, l'hôtel et le pass "pseudo-VIP" censé donner accès à toutes les conférences et concerts du festival, pour la modique somme de 120 euros. Un peu cher quand on sait que le festival d'Ubeda (dès le 20 juillet 2006 en Andalousie) fait la même chose pour 50 euros (avec des compositeurs non moins prestigieux). Au final, les conférences semblaient plus ou moins en libre accès...

Malgré l'obtention d'un "pass presse" censé nous donner accès aux compositeurs, aucun de nous n'a particulièrement été privilégié pour, précisément, accéder aux compositeurs, ce que nous avons fait de nous même quand cela était possible. En ce sens, on peut considérer que la presse n'a pas spécialement été ménagée par le festival Soncinemad, qui se désintéresse visiblement pas mal de la presse étrangère sur le terrain, du moment que celle-ci relaie efficacement les infos à l'extérieur pour permettre au festival de se faire connaître (et, par extension, de faire des entrées - payantes, évidemment). Aucun moment particulier entre la presse et les compositeurs n'a été aménagé, et la seule conférence de presse du festival était... ouverte au public ! Quel professionnalisme ! Pour le coup, l'accès à certains compositeurs tels que Hans Zimmer, véritable "star" entourée d'un garde du corps et d'un agent qui semble jouer le même rôle, a été impossible pour les équipes de Cinezik et de TraxZone, malgré la volonté apparente de l'intéressé de s'adonner à quelques interviews durant son temps libre. Nous déplorons donc cette attitude des organisateurs qui n'ont pas été capable d'accueillir convenablement la presse étrangère et encore moins d'aménager correctement l'emploi du temps des compositeurs qu'elle reçoit, et nous souhaitons qu'il en sera autrement l'année prochaine, si jamais une seconde édition de ce festival Soncinemad voit le jour.

D'ici là, vous pouvez dés à présent lire et relire les interviews des compositeurs qui ont bien voulu contourner l'organisation et nous rencontrer de leur propre gré.

Sylvain Rivaud
soncinemad2006 - Publié le 03-07-2006

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