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Cannes 2018 : Musiques au sein du Palmarès & Notre Best Of des B.O
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- Publié le 19-05-2018
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Le 71e Festival de Cannes s'achève avec la remise des prix. Même si aucun prix ne récompense la musique d'un film au sein du palmarès, cette année, à l’image de la compétition entière, la musique est bien présente dans les films primés. Contrairement à la dernière Palme (The Square), le film japonais UNE AFFAIRE DE FAMILLE propose une des musiques originales les plus délicates entendues. Quant au Grand Prix remis à BLACKKKLANSMAN, le film de Spike Lee a une B.O très énergique ! Sont ainsi associés aux lauréats les compositeurs Haruomi Hosono, Terence Blanchard, Khaled Mouzanar, Michele Braga, Piero Crucitti, Valentin Hadjadj…

PALME D'OR :
Une Affaire de famille (Hirokazu Kore-Eda)

Le compositeur japonais Haruomi Hosono fait la rencontre du compatriote Hirokazu Kore-Eda et propose une partition délicate, dont l'humilité épouse la juste mesure de cette chronique intimiste. 

GRAND PRIX :
Blackkklansman (Spike Lee )

Le compositeur Terence Blanchard retrouve Spike Lee pour la 20e fois depuis "School Daze" (1988), "Do the Right Thing" (1989), en passant par "Malcolm X" (1992), "Clockers" (1995), "La 25ème heure" (2002), "She Hate Me" (2004) jusqu'aux derniers "Miracle à Santa-Anna" (2008) et "Chi-Raq" (2015). Il propose un thème régulier avec une guitare electrique qui se mêle à l'orchestre.

PRIX DU JURY :
Capharnaüm (Nadine Labaki )


Le compositeur libanais Khaled Mouzanar retrouve sa fidèle réalisatrice Nadine Labaki après "Caramel" (2007) et "Et maintenant on va où ?" (2011) avec cette fois-ci une dose plus grande de réalisme urbain, où la musique se fait souvent absente, pour intervenir, sans pour autant retenir son lyrisme, qu'en intermèdes, avec des cordes, choeurs, piano, harmonium, celesta, vibraphone, synthé, percussions, bol tibétain...

 Interview - Khaled Mouzanar (compositeur de CAPHARNAÜM, Prix du Jury)

PRIX DE LA MISE EN SCÈNE :
Cold War (Pavel Pawlikowski )


La musique est l'un des personnages principaux du film polonais de Pavel Pawlikowski dans une combinaison de musique folklorique polonaise (par l'ensemble folklorique Mazowsze, le compositeur Tadeusz Sygietyński a fait de nouveaux arrangements, Mira Ziminska a réécrit les paroles), avec du jazz et des chansons de bars parisiens du siècle dernier (arrangés et interprétés au piano par Marcin Masecki). On y entend aussi "Rock Around The Clock" de Bill Haley & His Comets sur lequel danse dans un bar le personnage féminin.

 Article : COLD WAR, une femme polonaise chante son amour et son exil

PRIX DU SCÉNARIO :
Heureux comme Lazzaro (Alice Rohrwacher )

Le compositeur italien Piero Crucitti retrouve sa compatriote Alice Rohrwacher après "Les merveilles" (2014).

PRIX DU SCÉNARIO EX AEQUO :
3 visages (Jafar Panahi)

Ce film iranien de Jafar Panahi est dénué de musique.

PRIX D'INTERPRÉTATION MASCULINE :
Dogman (Matteo Garrone )

Le compositeur italien Michele Braga fait la rencontre de son compatriote Matteo Garrone, lequel avait fait appel au français Alexandre Desplat sur REALITY (2012) et TALE OF TALES (2015), avec une partition discrête, sous jacente.

PRIX D'INTERPRÉTATION FÉMININE :
Ayka (Sergey Dvortsevoy )

Ce film kazakh de Sergey Dvortsevoy est dénué de musique.

PALME D'OR SPECIALE :
Le Livre d'image (Jean-Luc Godard )

Jean-Luc Godard propose un nouveau collage de musiques hétérogènes mettant en scène le chao du monde, mêlant la prose et la poésie, faisant intervenir des musiques en les coupant "cut", évitant tout lyrisme et embelissement de son montage d'emprunts, à partir d'extraits d'autres films, d'archives, de reportages télé, de ­fragments textuels ou musicaux.. Dans son commentaire en voix off, le cinéaste disserte sur la différence musicale entre la mélodie et le contrepoint, évoque les différents thèmes qui se superposent, et délivre cette phrase : "Les mélodies n'ont pas besoin d'être identiques ... mais par une suite d'accords, étrangères l'une à l'autre".

CAMÉRA D'OR :
Girl (Lukas Dhont ) 

Le jeune compositeur français Valentin Hadjadj signe la musique du premier film belge de Lukas Dhont avec une partition qui gagne du lyrisme au gré de la construction féminine du personnage.

 Interview Valentin Hadjadj (compositeur de GIRL), 'On ne voulait pas stigmatiser avec la musique'.

UN CERTAIN REGARD / GRAND PRIX + PRIX DE LA CRÉATION SONORE :
Border (Ali Abbasi )

Le compositeur danois Martin Dirkov retrouve le réalisateur Ali Abbasi sur ce thriller suédois après "Shelley" (2016). Sa partition electrique et texturale se mêlent à un fort travail sonore. 

SEMAINE DE LA CRITIQUE / PRIX SACD :
Woman at War (Benedikt Erlingsson)

Davíð Þór Jónsson retrouve son compatriote islandais Benedikt Erlingsson après "Of Horses and Men" (2013).

SEMAINE DE LA CRITIQUE / PRIX FONDATION GAN :
Monsieur (Rohena Gera)

Avia (Pierre Aviat) signe la musique de cette romance franco-indienne, première fiction de Rohena Gera qui avait fait appel à Raghav Singh sur son documentaire "What's Love Got to Do with It?" (2013), avec un thème ample lié à l'histoire d'amour interdite, s'exprimant à la place des protagonistes, liant sonorités locales (Bombay) et piano.

 Interview Pierre Aviat et Rohena Gera (MONSIEUR)

SEMAINE DE LA CRITIQUE / GRAND PRIX NESPRESSO :
Diamantino (Gabriel Abrantes & Daniel Schmidt )

Le compositeur français Ulysse Klotz avec la violoncelliste et pianiste brésilienne Adriana Holtz signent la musique du premier long-métrage de Gabriel Abrantes & Daniel Schmidt.

QUINZAINE DES RÉALISATEURS / PRIX SACD :
En Liberté ! (Pierre Salvadori )

L'auteur-compositeur-interprète franco-libanais Camille Bazbaz retrouve Pierre Salvadori pour sa nouvelle comédie (la plus musicale) après "Comme elle respire" (1998), "Les marchands de sable" (2000), "Après vous..." (2003), et "Hors de prix" (2006), avec une partition pêchue de jazz-rock (guitares, batterie, cuivres) digne de John Barry, et des instants plus tendres pour la romance.

 Interview Pierre Salvadori & Camille Bazbaz / EN LIBERTE

QUINZAINE DES RÉALISATEURS / ART CINEMA AWARD :
Climax (Gaspar Noé )

Gaspar Noé situe son film intégralement dans une auberge désaffectée transformée en discothèque par la venue de danseurs et d'un DJ, le temps d'une nuit d'ivresse et de transe, où les corps s'expriment, avec une playlist continue mêlant Cerrone, Patrick Hernandez, M/A/R/R/S, Thomas Bangalter, Daft Punk, Aphex Twin, Soft Cell, Moroder, et même un instrumental des Rolling Stones.

SANGRIA et WHAT TO DO - THOMAS BANGALTER

Palme de la musique originale - Notre Palmarès / TOP 7 : 

Si jamais une Palme était remise à un compositeur de la compétition, elle ferait partie de ces 7 propositions : 

1/ Under the Silver Lake (Disasterpeace)
2/ Un couteau dans le cœur (Anthony Gonzalez)
3/ Une Affaire de famille (Haruomi Hosono)
4/ Les Eternels (Lim Giong)
5/ Blackkklansman (Terence Blanchard)
6/ En guerre (Bertrand Blessing)
7/ Heureux comme Lazzaro (Piero Crucitti)

 

- Publié le 19-05-2018

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