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Critiques BO

BO des Palmes d'Or #3 : LES PARAPLUIES DE CHERBOURG (1964), un film chanté
Les Parapluies De Cherbourg (Michel Legrand)

Par Benoit Basirico - Publié le 09-05-2019
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Voici le 3e épisode de notre série consacrée aux B.O des Palmes D'Or dans l'histoire du Festival de Cannes, avec celle des PARAPLUIES DE CHERBOURG (1964) de Jacques Demy.

Le compositeur Michel Legrand retrouve son cinéaste fétiche Jacques Demy pour leur première comédie musicale après "Lola" et "La Baie des anges". On devrait plutôt dire "film chanté", c'est ainsi que le réalisateur définissait son film, avant de se retrouver sur un vrai "Musical" avec le plus joyeux "Les Demoiselles de Rochefort" (1967). Car en effet, la nature entièrement musicale de ce film n'était pas le projet de départ (c'est Michel Legrand qui proposa de faire chanter les dialogues). Ainsi, la musique n'est pas l'objet du film (comme souvent dans les comédies musicales hollywoodiennes) mais il s'agissait de transformer chaque dialogue dans le scénario en chanson. Chaque morceau était ainsi enregistré en amont et les comédiens (Catherine Deneuve au premier chef), doublés, devaient se synchroniser.

Non seulement ces chansons brisent le réalisme des situations dramatiques, ajoutent de la poésie, mais par leur nature insouciantes entretiennent un contraste avec l'histoire tragique de ce couple divisé par la guerre d'Algérie. Chaque personnage est affublé de son thème, comme à l'opéra, et la musique souligne la structure dramatique du film en proposant des motifs liées aux enjeux narratifs. Un thème pour le bonheur précède celui de la séparation. A cet effet, le caractère musical de ce film provoque un double mouvement, à la fois de distanciation et d'amplificateur d'émotions.

Tous les épisodes : 

BO des Palmes d'Or #1 : LE TROISIÈME HOMME (1949), la cithare alter ego du héros

BO des Palmes d'Or #2 : LA DOLCE VITA (1960), une ritournelle qui mène à l'ivresse 

BO des Palmes d'Or #3 : LES PARAPLUIES DE CHERBOURG (1964), un film chanté

BO des Palmes d'Or #4 : UN HOMME ET UNE FEMME (1966), quand la musique embrasse le visuel 

BO des Palmes d'Or #5 : CONVERSATION SECRÈTE (1974), le dénuement du piano

BO des Palmes d'Or #6 : TAXI DRIVER (1976), le saxophone de la nuit

BO des Palmes d'Or #7 : PARIS TEXAS (1984), une guitare contemplative et spectrale

BO des Palmes d'Or #8 : MISSION (1986), réconcilier les antagonismes

BO des Palmes d'Or #9 : BARTON FINK (1991), le chemin de l'inspiration

BO des Palmes d'Or #10 : LA LEÇON DE PIANO (1993), l'instrument d'une expression 

BO des Palmes d'Or #11 : L'ETERNITE ET UN JOUR (1998), un thème romanesque et nostalgique

BO des Palmes d'Or #12 : LA CHAMBRE DU FILS (2001), sur le fil de l'émotion 

Par Benoit Basirico - Publié le 09-05-2019

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