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Belle épine  (2010)

Music Box Records (10 novembre 2016) - 2 CD | Réédition



Première collaboration de ROB, guitariste de Phoenix, pour la cinéaste Rebecca Zlotowski.

[© Texte : Cinezik] •

Belle épine

Tracklist (de la BO en CD ou Digital)

CD1 • PLANETARIUM (46:16)
CD2 • BELLE ÉPINE (31:41) / GRAND CENTRAL (29:21)

CD2. BELLE ÉPINE
1. Motors (2:44)
2. Combustion (1:33)
3. Premier Circuit (3:39)
4. Triumph (1:05)
5. XY (3:52)
6. Épiphanie (1:11)
7. Cheyenne (2:13)
8. Le Rayon (1:08)
9. Rungis (2:49)
10. Deuxième Circuit (3:36)
11. Belle Épine Limited (1:32)
12. Rungis Limited (3:10)
13. Prudence (2:32) Interprété par Jeremy Jay

 

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Autour de cette BO

Propos de la réalisatrice

La musique avait dans mon scénario une place déjà très importante, pas qu'elle était dans l'histoire mais j'ai très vite eu la certitude qu'une partie de la narration ne pouvait être prise en compte que par la musique. C'est ce que j'aime dans le cinéma. J'ai tout de suite considéré la musique, et j'ai écrit au contact des musiciens.

Avec ROB on fait partis de la même génération d'artistes qui font des ponts entre les films, le graphisme, la musique électronique... Il a lu le scénario dans sa première étape d'écriture et a pu imaginer sa musique. Puis pour chaque scène, il y a une partie destinée à combler les vides narratifs (qui accompagne comme un souffle) mais on a aussi travaillé en fonction de l'introspection du personnage. Ce que je ne pouvais pas faire dire à l'actrice était exprimé par la musique. J'ai demandé à ROB de rentrer dans le corps d'une fille de 16 ans.

ROB est le claviériste du groupe Phoenix, donc il était souvent en tournée, cela rendait les choses exotiques, on correspondait par écrit, dans un rapport de scénariste. On parlait avec les mots de la musique. Ensuite il m'a proposé des morceaux qui ne fonctionnaient pas dans le film, je voulais des musiques très tendres, mais le film ne l'était pas, donc j'ai remis en cause mes premières indications. Parfois cela faisait trop chanson également...

J'avais profondément envie de faire des iris sonores dans le film. J'avais l'impression que le film était tellement axé sur le personnage de Léa Seydoux que j'avais envie de me coller à son oreille. Le film est une révélation plus sonore que visuelle. La musique arrivait à des moments d'épiphanie, lorsque des éléments dans le film n'avaient pas de logique narrative. C'était la musique qui donnait cette cohérence, qui palliait les vides du scénario. Lorsque le subjectif prenait le dessus, on mixait fortement la musique. Le son est une question d'espace, il a même une place sur la pellicule, si on ne lui laisse pas une place au moment du filmage, il n'aura pas de place dans le film. Le son se filme.

Pour moi, pendant l'adolescence, le choix musical est un moment assez humiliant, c'est ce qui nous stigmatise, qui nous détermine digne d'être aimé ou pas. Un morceau instrumental de ROB qui s'appelle "Je t'aime" est tellement resté dans mon oreille que je voulais l'adapter en chanson. J'ai donc écrit des paroles avec le directeur artistique du film et il fallait trouver un chanteur. On est allé donc voir Jeremy Jay, dont la voix de Crooner m'intéresse.

Rebecca Zlotowski
Propos recueillis par Benoit Basirico

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