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Happy Feet 2  (2011)

Happy Feet Two

Sony Music (5 décembre 2011) | Original Score [musique originale]



Le compositeur anglais John Powell retrouve le réalisateur australien George Miller une deuxième fois après le premier HAPPY FEET (2006). Comme pour le premier opus, le film est musical car le récit est conté en chansons. On y entend ainsi des titres (réinterprétés) de Michael Jackson, George Michael, Freddy Mercury et Queen, et même une musique de film de Dimitri Tiomkin (Rawhide) pour l'arrivée des éléphants de mer sur la banquise, comme dans un western.

[© Texte : Cinezik] • 0886443214170

Happy Feet 2

Tracklist (de la BO en CD ou Digital)

01. Happy Feet Two Opening Medley - P!nk
02. The Mighty Sven - Robin Williams
03. Bridge Of Light - P!nk
04. Papa Oom Mow Mow - Happy Feet Two Chorus
05. Dragostea Din Tei - Hank Azaria
06. Erik's Opera - Omar Crook
07. Rawhide - Elephant Seal Chorus (Dimitri Tiomkin)
08. Under Pressure / Rhythm Nation - P!nk (Freddy Mercury)
09. Tightrope - Janelle Monáe
10. In The Hole - John Powell
11. Ramon And The Krill - John Powell
12. Lovelace Preshow - John Powell
13. Searching For The Kids - John Powell
14. The Doomberg Lands - John Powell
15. I Don't Back Up?.. - John Powell
16. Trapped In Emperor Land - John Powell
17. Skua Attack / Adelie Rescue - John Powell
18. Dinner A La Sven - John Powell
19. We Are The Champions - John Powell (Queen)
20. Snow Stops Play - John Powell
21. No Fly Zone - John Powell
22. Krill Joy - John Powell
23. Tappin' To Freedom - John Powell

Autour de cette BO

No Fly Zone - John Powell

En générique de fin : Tightrope - Janelle Monáe 

Nos articles sur cette BO

Au contraire de la BO du premier film où avaient été édités séparément un disque du score de John Powell et un album de chansons, ici l'oeuvre musicale est fusionnée sur un même album et se côtoie comme dans le film. La plupart des chansons et reprises sont arrangées par John Powell, certains titres finissant avec de l'orchestre comme dans SUCKER PUNCH, autre comédie musicale de 2011 où la frontière entre les chansons et le score est floue. On retrouve ici un certain savoir-faire des compositeurs des années 60-70 qui écrivaient autant de comédies musicales que d'oeuvres orchestrales raffinées (comme Henry Mancini ou Leonard Bernstein), mine de rien John Powell se pose là, dans cette tradition du film chanté et des arrangements de chansons, dont Hollywood a toujours été le fer-de-lance. Sans jamais la moindre niaiserie, cela va sans dire, Miller prenant soin de créer une oeuvre personnelle bien loin des mélodies sirupeuses de Disney...

Si ce deuxième film est assurément moins sombre et mélancolique que le premier sorti en 2006, l'utilisation des chansons est plus intéressante, plus fusionnelle avec l'histoire et la mise en scène. On assiste par exemple à l'émancipation du petit Eric, tout timide, lorsqu'il chante son dépespoir sous forme d'un opéra lyrique. La scène n'est pas seulement étonnante ou émouvante, la musique apporte vraiment du sens au film et caractérise le personnage. Dans ce même ordre d'idée, il y a un beau travail sur les voix et les choeurs (massifs, impressionnants et aux mélodies ambitieuses), là encore dans la tradition des comédies musicales hollywoodiennes. Ce travail vocal prolonge et côtoie le travail instrumental de John Powell, qui s'avère par ailleurs tout aussi inspiré que sur le premier film, apportant non seulement du rythme et de l'émotion aux images, mais aussi une certaine grâce à la mise en scène virtuose de George Miller.

On pourrait aussi parler d'une certaine virtuosité dans la musique de John Powell, plus à l'aise que jamais dans cet univers, jonglant entre les hymnes choraux et les envolées orchestrales, dans un style qui lui est désormais reconnaissable entre mille. Il réutilise brièvement le thème du premier film (qui reste très discret - on l'entend dans "Trapped In Emperor Land" et en version chroale dans le morceau suivant), mais compose plusieurs nouveaux motifs, notamment un pour le petit Eric. Il n'a également plus rien à prouver dans les passages d'action (bref mais assez impressionnants). Son travail n'est pas forcément bien mis en avant dans le film, mais le disque en révèle toute la subtilité et les fulgurances.

Sylvain Rivaud

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