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Maman j'ai raté l'avion  (1990)

Home Alone

La-La Land Records (30 novembre 2010) - 1'18'48 - en digital | Réédition


Les chants de Noël, certains de Williams dans le film, illuminent le climat fête de Noël tandis que la musique se partage en fait entre la comédie, l'aventure et l'émotion. Le thème principal, qui évoque d'abord la nostalgie des festivités de Noël dans l'esprit de Kevin, va vite se transformer en un hymne à la magie de Noël et à ses miracles.

[© Texte : Cinezik]
Maman j'ai raté l'avion

Tracklist

1. Home Alone Main Title (4:53)
1. Somewhere in My Memory † 3:24 
(Lyrics: Leslie Bricusse) Chorus & Orchestra
2. Star of Bethlehem
[Orchestral Version]   2:54
3. Home Alone (Main Theme)  1:27
4. Go Pack Your Suitcase/ Introducing  
Marley/In Good Hands *  1:51
5. Banished to the Attic  1:07
6. We Slept In/Hard Count *  1:20
7. Making the Plane  :54
8. The Basement  2:18
9. Target Practice/Sledding on the Stairs **  1:31
10. Lights On/Guess Who's Home/ Paris Arrival *  3:18
11. The Man of the House/Police Check **  1:22
12. The Bookshelf  1:10
13. Phone Machine/Drug Store/Escape Across the Ice **  3:06
14. Follow That Kid!  2:12
15. Listening to Carson *  :44
16. Cleaning Clothes/Kitchen *  1:39
17. Scammed by a Kindergartner  2:10
18. Walking Home (Somewhere in My Memory) † 1:06
 (Lyrics: Leslie Bricusse) Chorus & Orchestra
19. O Holy Night  2:51
(Composer: Adolphe Adam) (Translation of 
Lyrics: John S. Dwight) Chorus & Orchestra
Arranged by John Williams. Published by 
Fox Film Music Corp. (BMI) *
20. Star of Bethlehem †  3:00 
(Lyrics: Leslie Bricusse) with Children's Chorus
21. Carol of the Bells  1:27 
(Translation of Lyrics: Peter Wilhousky) 
Chorus & Orchestra
22. Setting the Trap  2:31
23. The Attack Begins  1:30
24. Marv Enters the Basement/A Hot Hand/Sore Head * †  2:50
25. Paint Cans  2:06
26. Clothesline Trapeze /Marley to the Rescue **  4:13
27. The Next Morning/Mom Returns/Finale  4:26
28. We Wish You a Merry Christmas/End Title (Somewhere in My Memory) †  4:19 
(Lyrics: Leslie Bricusse) Chorus & Orchestra

Additional Music

29. Walking Home [Without Chorus]  1:05
30. Clothesline Trapeze
[Film Version Insert] *  :23
31. Jingle Bells *  1:02
32. Christmas Carol Medley *  7:43
33. Finale [Alternate - O Holy Night] *  1:34
34. We Wish You a Merry Christmas/
End Title (Somewhere in My Memory) †
[Original Soundtrack Version]  4:15 
(Lyrics: Traditional/Leslie Bricusse) Chorus & Orchestra

* Previously Unreleased ** Contains Previously
Unreleased Material † Published by Fox Film Music Corp.
and John Hughes Songs (BMI)

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La comédie de Chris Colombus, championne du box-office américain de 1990, Home Alone (Maman j'ai raté l'avion), raconte comment un enfant, Kevin (Macaulay Culkin), est oublié dans la maison par sa mère lors d'un départ précipité pour un voyage avec la famille à Paris. Livré à lui même, son aventure sera pour lui une belle expérience qui le changera à tout jamais : il affrontera deux cambrioleurs minables et fera se réconcilier un vieil homme avec son fils. Le tout se situant dans le cadre de Noël, Home Alone est un magnifique hymne à l'énergie de la jeunesse et à la magie de Noël.

La musique de John Williams vient parfaitement renforcer le contexte du film. Williams semble avoir été très inspiré par son sujet, à tel point qu'il a su parfaitement maîtriser toutes les facettes du film: émotion, gaieté, inquiétude...rien n'y manque! Home Alone est surtout connu pour son fameux thème principal, certes pas autant connu que celui d'Indiana Jones, de Star Wars ou de Jaws, mais très représentatif et très évocateur dans l'esprit des gens de la magie de Noël et de l'innocence de l'enfance. Motif rapidement marquant, le thème de Home Alone est une charmante mélodie très touchante, que Williams utilisera tout au long de sa partition sous différentes formes, tantôt une forme plus grossière avec des instruments comme le cor ou le tuba, tantôt de manière touchante aux cordes ou au célesta. En tout cas, ce qui frappe d'entrée dès le 'Main Title', c'est le mystère et la légèreté de la pièce ; mystère pour la nuit de Noël et sa magie immortelle, légère pour l'idée de l'enfance et de son émerveillement à la veille de Noël. Le célesta pourrait presque faire penser à des boîtes à musique que l'on s'offre parfois comme cadeaux de Noël. Cette ambiance sonore tendrait aussi à évoquer un certain aspect féerique de par la luminosité du son et de son enveloppe musicale, tel une sorte de ballet de sons. A ce sujet, 'Holiday Flight' représente clairement un hommage à la célèbre danse russe du ballet de Tchaïkovski, le 'Casse-Noisette' (des musiques comme l'Ouverture, la marche, la danse de la fée et la valse des fleurs ont assurés le succès de ce chef-d'oeuvre de la musique, que l'on compare souvent aussi au 'Lac des Cygnes', autre ballet de Tchaïkovski). Le thème du départ précipité de la famille est à l'image de la danse russe de Tchaïkovski, mouvementée et très enjouée, représentant à la fois le plaisir de partir dans un autre pays et l'excitation du départ. Rappelons d'ailleurs que John Williams a toujours eu beaucoup d'admiration pour le grand compositeur russe et son oeuvre aussi brillante qu'immense.

Le petit Kevin voulait ne plus voir sa famille: son voeux sera alors exaucé. Sa famille l'a abandonné à la maison, il est désormais tout seul. Williams fait rapidement place à la gaieté dans sa musique et à une certaine légèreté très 'musique de comédie' présente du début jusqu'à la fin de l'oeuvre. Tout cela aurait pu bien se passer si il n'y avait pas eu deux problèmes: et bien voilà, Kevin apprend que l'on a souvent plus besoin de sa famille que l'on pourrait ne l'imaginer, ne serait-ce que sur le plan affectionnel ou pour son propre équilibre. Un vide commence alors à se faire sentir autour de lui...en un mot: il se sent seul, et il le réalise un peu tard. Deuxième problème, Kevin doit faire face à l'attaque de deux cambrioleurs ratés qui se sont mis en tête de cambrioler la maison des McCallister, celle de Kevin. Mais ce dernier, d'abord apeuré, va petit à petit apprendre à surmonter sa peur au prix d'une volonté en acier. C'est la rencontre avec le vieil homme dans l'église qui va lui faire comprendre qu'il faut toujours avancer et ne pas avoir peur d'affronter les problèmes. Cette partie est illustré par de merveilleux chants de Noël, dont le très beau 'Somewhere in my Memory' qui réutilise le magnifique thème principal chanté ici par un splendide choeur d'enfants, lorsque Kevin passe devant des maisons aux propriétaires heureux, plongés dans le bonheur des fêtes de Noël, chose qu'il regrette car sa famille n'est pas avec lui à la maison. Ce véritable bijou musical représente à lui tout seul toute l'émotion du film et le climat toujours aussi touchant de la magie des festivités de Noël.

Les deux cambrioleurs possèdent alors leur propre thème, motif ironique et grotesque, le thème des deux cambrioleurs crétins rappelant fortement le thème de Lex Luthor dans Superman, assez semblable dans le style. Peut être est-ce un simple clin d'oeil à l'une des grandes oeuvres du maestro ? Toujours est il que ce véritable leitmotiv des méchants évoque clairement leur côté débile dans une forme de dérision amusante et un peu enfantine. Quelque part, ce sont peut être les cambrioleurs qui sont les enfants, et Kevin le véritable adulte ?

Deux thèmes suffisent donc à construire une BO très réussie et très touchante. Maintenant, on ne pourra pas passer à côté de 'Setting the Trap'. Le morceau commence dans la film lorsque Kevin sort précipitamment de l'église, la cloche lui rappelant que les bandits vont rappliquer chez lui vers 9 h du soir. Kevin organise la contre-attaque en dissimulant une multitude de pièges en tout genre dans sa maison. Le morceau, basé sur une motif entraînant voire presque assez sérieux, est soutenu par la présence inattendue d'une batterie pour donner un côté action à la scène de la préparation des pièges, une idée intéressante qui ne fait que renforcer notre plaisir à écouter cette oeuvre.

L'écriture de Williams est comme d'habitude très réussie. Les sonorités orchestrales sont toutes très travaillés, pas seulement les cordes, mais aussi les vents avec en particulier les flûtes et les clarinettes (des instruments aux sonorités légères, parfaites pour le ton comédie du film) mais aussi des cuivres avec l'accent mis essentiellement sur tout ce qui est cor, tuba, pour donner un aspect patapouf ironique et amusant à la musique. C'est avec une telle maîtrise d'écriture musicale que l'on saisi vraiment le talent du maestro de la musique de film.

Les chants de Noël, certains de Williams dans le film, illuminent le climat fête de Noël tandis que la musique se partage en fait entre la comédie, l'aventure et l'émotion. Le thème principal, qui évoque d'abord la nostalgie des festivités de Noël dans l'esprit de Kevin, va vite se transformer en un hymne à la magie de Noël et à ses miracles. A ce propos, le final du film est illustré de manière merveilleuse avec la très belle exposition du thème principal, cette fois à l'orchestre et surtout aux cordes, dont la chaleur vient soutenir à l'écran la réconciliation du vieil homme après son fils qu'il n'a pas revu depuis des années. C'est en quelque sorte une double réconciliation: celle du vieil homme et de son fils et celle de Kevin avec le retour de sa famille. En ce sens, la musique aussi est une sorte réconciliation puisque le thème principal est tout le temps suggéré à plusieurs instruments durant tout le déroulement de la musique au sein du film, mais jamais clairement exposé comme dans 'Mom Return and Finale', musique de happy-end très touchant pour arriver finalement à un chant de Noël et un 'End Credits' intéressant, résumant les idées principales de la musique de Williams.

Home Alone est le style de musique qui permet de retrouver notre âme d'enfant, une facette de nous que l'on essaie souvent de rejeter parce que la société nous y conditionne. Et puis, replonger dans l'atmosphère et la magie de Noël est quelque chose de très touchant, c'est une sorte de voyage au fond de notre passé, de ce qui nous a fait rire, sourire ou pleurer dans notre jeunesse, mais quelque chose qui, au fond de nous, ne s'éteint jamais: une âme d'enfant qui ne cherche qu'une seule chose: rêver, s'évader. Prospero, le magicien de la tempête de Shakespeare disait d'ailleurs "Nous sommes fait de rêves". Quelque part, c'est aussi tout cela qu'a pu exprimer John Williams dans sa musique, car il a lui aussi été un enfant, il a lui aussi connu les fêtes de Noël, il a lui aussi déjà rêvé...et s'il a un jour rêvé de pouvoir rendre hommage à la magie de Noël et de l'enfance, son rêve aura définitivement été accompli avec Home Alone !

Quentin Billard

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