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Sur la piste du Marsupilami  (2012)

Chez Wam (31 mars 2012) | Original Score [musique originale]


Bruno Coulais écrit sa première musique pour Alain Chabat (réalisateur) mais qu'il retrouve en tant que scénariste après BABIES.

[© Texte : Cinezik]
Sur la piste du Marsupilami

Tracklist

1. La Houba Dance (Bruno Coulais)
2. Générique début (Bruno Coulais)
3. Hermoso (Bruno Coulais)
4. Que la fête commence (Bruno Coulais)
5. La pêche du Marsupilami (Bruno Coulais)
6. La serre (Bruno Coulais)
7. Télé Palombia (Bruno Coulais)
8. Le combat du Marsupilami (Bruno Coulais)
9. Le film Paya (Bruno Coulais)
10. Le nid du Marsupilami (Bruno Coulais)
11. Les faux Payas (Bruno Coulais)
12. Les souvenirs de Pablito (Bruno Coulais)
13. Le plan d'attaque (Bruno Coulais)
14. La famille Marsupilami (Bruno Coulais)
15. Loreins (Bruno Coulais)
16. La chef Paya (Bruno Coulais)
17. C'est la prophétie (Bruno Coulais)
18. En Palombie (Bruno Coulais)
19. Le Marsupilami repus (Bruno Coulais)
20. Tentative de capture (Bruno Coulais)
21. Bolo général (Bruno Coulais)
22. Le Marsupilami blessé (Bruno Coulais)
23. Coplas para Chiquito (Los Tigres de Jamapa)
24. Color Blind (feat. Frankie Beverly) (Maze)
25. I'm Alive (Céline Dion)

Autour de cette BO

Propos croisés Bruno Coulais / Alain Chabat 

Bruno Coulais : C'est très agréable de travailler avec Alain Chabat. il est exigeant mais il vous laisse croire que vous êtes la personne idéale pour faire le job ! du coup, ça désangoisse. c'est un réalisateur qui pousse à aller toujours plus loin. avec lui rien n'est jamais acquis. Je lui ai fait écouter des maquettes dès le début du montage. Ça nous a permis de faire des projections avec des sons minimalistes qui imitaient les instruments et l'orchestre afin de voir ce qui fonctionnait le mieux sur les images en termes d'orchestration et de thèmes. d'ailleurs, Alain a gardé une musique que je lui avais proposée avant qu'il ne débute le tournage.

Alain Chabat : L'idée de départ était simple : la musique devait être prise au sérieux. il n'y avait donc aucune raison de glisser un côté humoristique dedans. on est dans un film d'aventure. Bruno Coulais partageait cette opinion. il fallait doser, se placer entre le dramatique et la comédie tout en créant une ambiance un peu magique aussi. il y a une touche de merveilleux, d'aventure et même de cosmique dans le film.

Bruno Coulais : Avec Alain on est tombé d'accord pour ne pas faire une musique de comédie. on voulait aller vers des compositions qui se prennent assez au sérieux. comme le film joue sur les registres de la comédie et de l'aventure je n'ai pas souhaité travailler dans une seule direction. au contraire, j'ai eu envie de mêler plein de climats différents afin de restituer le côté épique de l'intrigue, les vastes forêts, l'ampleur des paysages. J'ai fait appel à un orchestre symphonique, à des solistes, des voix, des chœurs, des pianos, des guitares, des percussions et aussi à des saxophones qui apportent une tonalité un peu passée à la musique. Je voulais donner au film une couleur sud- américaine avec du souffle et quelques petites touches de dérision. le contraste entre les mélodies et ce qui se passe à l'image renforce tout naturellement la drôlerie du film. le Marsupilami est un personnage amusant et fantaisiste mais pas seulement. il est touchant aussi. il amène une dimension très émouvante au film. J'ai donc glissé cet aspect dans la musique. Bien évidemment, son côté très véloce et assez jubilatoire est présent. J'ai essayé d'illustrer sa personnalité de plusieurs manières : parfois en mêlant trois saxophones (soprano, alto et ténor) plutôt agités pour faire des ornements à toute allure et renforcer sa grande mobilité, parfois en utilisant l'orchestre symphonique et plus précisément les cordes pour jouer sur l'émotion, ou parfois encore avec très peu d'instruments : des glockenspiels, des percussions, des crotales, des marimbas. Je voulais que le thème associé au personnage nous rentre vraiment en tête, qu'il nous hante presque.

Bruno Coulais : C'est la première fois que je fais une musique de film dans laquelle le thème principal est très souvent joué par des marimbas. J'ai travaillé en Belgique avec deux percussionnistes, le père et le fils, très impressionnants rythmiquement. quand je les ai entendus j'ai décidé de réécrire des partitions pour eux tant les morceaux avaient une sonorité incroyable.

Alain Chabat : Pour la musique de la «houba dance» on s'est demandé en quelle matière pouvaient être faits les instruments des payas. Je ne voulais pas de tams-tams en peaux de yaki ou d'une harpe sculptée dans de l'os. Bruno Coulais a proposé de n'utiliser que des voix. l'idée m'a plu. il a composé le texte très rythmé et chanté de la «houba dance» à partir de mots payas que je lui ai fournis. à base de mots mayas et d'un mélange de mon cru je me suis inventé mon propre petit lexique paya pour les besoins du film !

Bruno Coulais : Le texte est invraisemblable et n'a aucun sens. il provient de mots tout droit sortis du scénario d'Alain Chabat. J'ai pris des bouts de sonorités, des «houba», des «hop», des «zulub» et j'ai assemblé le tout pour composer la mélodie. c'est un morceau quasiment vocal : j'ai superposé des voix enregistrées par les frères coSta. c'est dit de manière un peu hystérique, sauvage, à toute allure et dans tous les sens. les chanteurs ont eu du mal à l'interpréter car il fallait presque être en apnée ! Alain et Jamel eux aussi ont dit ce texte en tournage. ils ont réussi, donc ce n'était pas impossible !
Avec Alain le montage est en perpétuel changement. il faut donc s'adapter. cela veut dire revoir l'orchestration et la structure parce qu'il a retiré quelques images dans une séquence par exemple et que la musique ne tombe plus comme elle devrait. compte tenu de la vélocité et des tournoiements d'un personnage comme le Marsupilami le synchronisme doit être exact. du coup, les nuits étaient plus courtes ! et puis c'est amusant de ne rien fixer définitivement. avec moi aussi la musique évolue jusqu'au bout ! il m'arrive parfois de rajouter des sons électroniques bizarres mais intéressants pendant l'enregistrement ou le mixage pour qu'ils tordent le cou au côté classique de l'orchestre. J'aime cette méthode de travail. il faut toujours avoir de la distance et être presque spectateur du rapport de la musique au film.

(Propos issus du dossier de presse)

Chansons du film

Color Blind (feat. Frankie Beverly) (Maze)

 I'm Alive (Céline Dion)
 

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