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CORALINE (Bruno Coulais, 2009), inventivité débordante pour le cauchemar d'une petite fille
#Coraline #BrunoCoulais

par Benoit Basirico - Publié le 18-06-2019
coraline,@,coulais, - CORALINE (Bruno Coulais, 2009), inventivité débordante pour le cauchemar d'une petite fille


B.O culte du cinéma d'animation: CORALINE (2009) de Henry Selick.



Cet article figure dans ces dossiers :  

• Liste B.O : Focus sur 16 musiques conçues pour des films d'animation cultes

 



Bruno Coulais retrouve le cinéma d'animation qu'il avait déjà exploré avec L'ENFANT QUI VOULAIT ÊTRE UN OURS (2002), MAX & CO (2007), BRENDAN ET LE SECRET DE KELLS (2009), cette fois-ci sous la direction d'Henry Selick (le réalisateur de "L'Etrange Noël de Monsieur Jack"), et signe sa meilleure B.O ! L'univers cauchemardesque de Neil Gaiman, adapté par Selick, a permis au compositeur d'employer toutes les expérimentations sonores et musicales qu'il affectionne. A travers une large palette instrumentale, jouant avec les sons, et invitant la voix humaine (la sienne au générique, celle de son fils, et celle de la soliste Mathilde Pellegrini), il livre une partition à la fois étrange, insolite, envoutante et ludique.

Le compositeur français, pour sa seule incursion aux Etats-Unis, son unique collaboration avec un réalisateur américain, a su préserver intacte son inventivité, sa curiosité et sa soif d'emprunter des territoires musicaux inexplorés. Celui qui a toujours eu des désirs de films d'horreur (occasion qui ne s'est jamais vraiment présenté, si on écarte "Belphégor" en 2001), a pu distiller la dose d'angoisse et de terreur que les cauchemars d'une petite fille pouvaient accueillir.

A la fois âpre et bucolique, la musique entreprend un chemin un peu anarchique, libre, même si toujours guidé par le récit, avec des ruptures de tons, des contrastes instrumentaux (une gondole et des percussions, des cordes et du jazz, du synthétiseur pour les séquences oniriques, des choeurs dissonants, de la harpe et des clochettes), le tout avec une certaine unité grâce à la puissance mélodique, d'où se dégage le thème de Coraline, repris régulièrement, évoquant à la fois son innocence et son caractère intrépide.



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par Benoit Basirico - Publié le 18-06-2019

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