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Coraline  (2009)

Naïve (US : 24 février 2009, FR : 2 juin 2009) - CD et Digital | Original Score [musique originale]


Bruno Coulais compose pour ce film d'animation d'Henry Selick (le réalisateur de L'Etrange Noël de Monsieur Jack) et pose sa voix sur l'une des chansons de générique.

[© Texte : Cinezik]
Coraline

Tracklist

1. End credits
2. Dreaming
3. Installation
4. Wybie
5. Exploration
6. Other Father Song
7. The Supper
8. Bobinsky
9. Fantastic Garden
10. Coraline Fly
11. Trap For The Mice
12. Mice Circus
13. Dreams Are Dangerous
14. Sirens Of The Sea
15. In The Bed
16. Spink And Forcible
17. It Was Fantastic
18. Ghost Children
19. Let's Go
20. Playing Piano
21. Wybie That Talks
22. Cocobeetles
23. Alone
24. Dangerous Garden
25. Reunion
26. Coraline Despair
27. The Theater
28. The Famous Mister B
29. You Know I Love You
30. Mechanical Lullaby
31. The Hand
32. The Party

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Autour de cette BO

Nos articles sur cette BO

Etonnante combinaison que cette collaboration entre Selick et Coulais. Pourtant, à l'issue du film et à l'écoute de la BO, le constat est clair et net : Neil Gaiman + Henry Selick + Bruno Coulais = chef d'oeuvre.

En effet, la musique de Bruno Coulais possède cette étrangeté propre aux histoires de Gaiman, autant que cette poésie malsaine qui se dégage des images d'Henry Selick. A la fois audacieuse, inventive, belle et totalement folle, cette musique sortie de nulle part envoûte du début à la fin, telle un cauchemar éveillé dont on ne sait pas très bien si l'on veut qu'il prenne fin ou non...

Bruno Coulais utilise comme toujours la voix comme instrument principal (et même ici sa propre voix, sur le générique de fin !). La voix cristalline de la soliste Mathilde Pellegrini permet au compositeur d'élever sa partition à un haut degré d'émotion. Il instaure dans "Installation" puis dans "Exploration" un thème assimilé à Coraline qui évoque à la fois l'innocence de la petite fille et son caractère intrépide, pour virer immédiatement après dans une ambiance sonore à la fois apre et bucolique ("Wybie"), où se mêlent gondole, percussions, cordes et effets sonores. Mention spéciale au son cristallin du CD : le score a été mixé aux studios Skywalker Sound, ceci expliquant cela... Multipliant les audaces (superpositions de voix) et les changements impromptus de styles et d'ambiances (de la chanson délirante du "père modèle" aux notes mystérieuses et glaciales de "The Supper" en passant par le jazz de "Fantastic Garden"), Bruno Coulais délivre ici un véritable kalidéoscope d'ambiance sonores et d'images musicales, avec l'impression d'écouter là une "Alice au pays des merveilles" sous acide mixé à du Danny Elfman première époque version glauque. Malgré ses 32 pistes, le CD se répète très peu, et chaque morceau ou presque révèle un intérêt singulier, qui s'apprécie et se dévoile au fil des écoutes. Ainsi, ce score un peu foutraque (qui malgré cela sied parfaitement à chaque instant du film - lui-même parfois un peu hallucinatoire) n'est rien d'autre que du 100 % Bruno Coulais. Celui-ci se permet des prises de risques énormes, parmi lesquelles cette utilisation surprenante de l'électronique cheap au sein de séquences oniriques musicalement très casse-gueules ("In the bed"). Et pourtant, ça marche : c'est même magnifique.

"Let's Go" est l'un des morceaux les plus incroyables composés par Coulais, mêlant synthés, bruitages, grincements, choeurs crépusculaires distordus et volutes de cordes avec un sens particulièrement maîtrisé de la progression, qui amène l'auditeur au coeur d'une séquence plus mouvementée ("Playing Piano"), avec cuivres et percussions (qui font leur effet sur les images).

Ajoutez à cela quelques chansons décalées et improbables (l'opérette "Sirens of the Sea") et des séquences de rêve hilarantes (le cirque de souris) et le cocktail devient explosif, rendant les moments oniriques (avec harpe et clochettes) d'autant plus beaux et envoûtants, et certains autres moments totalement fulgurants (comme ce choeur monumental dans "Coraline Dispair" qui rappelle ceux de RENCONTRES DU TROISIEME TYPE de John Williams). Malgré ce côté "patchwork" dicté par la dramaturgie du film, le score reste cohérent, avec la reprise régulière du thème de Coraline et de plusieurs petits motifs secondaires qui structurent parfaitement la partition, tantôt tel quel, tantôt affublé d'une dissonante, qui évoque comme une "fausse note" (l'autre côté du miroir, l'autre monde, l'autre mère)... Il serait vain et fastidieux de décrire ici l'hallucinante richesse de cette partition, mais il est clair qu'on retrouve ici pleinement l'amour de Bruno Coulais pour l'expérimentation sonore et musicale, et ici plus que jamais, son "background" de compositeur de musique contemporaine fait mouche et séduit.

Après plusieurs écoutes, et surtout après vision du film (qu'il faut voir absolument), il apparaît nettement que Bruno Coulais a accouché ici d'un véritable chef d'oeuvre, au même titre que Henry Selick pour le film. CORALINE est en quelque sorte le résultat sur un écran de cinéma de la rencontre de trois créateurs de génie (Gaiman à l'histoire, Selick à l'animation et Coulais à la musique). On ne peut qu'espérer que Bruno Coulais fasse encore mieux par la suite, mais aujourd'hui il semble évident que CORALINE est sa meilleure partition. En tout cas, la plus géniale, la plus audacieuse, la plus inventive. Profitons-en, et à volonté !

Sylvain Rivaud

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