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Ni le ciel, ni la terre  (2015)

(septembre 2015) |


 

Le compositeur français Eric Bentz (à la guitare et au chant du groupe de rock strasbourgeois Electric Electric) ainsi que François-Eudes Chanfrault ont écrit la musique originale du premier film de Clément Cogitore dans lequel on entend aussi de la musique ancienne. 



[© Texte : Cinezik] •
Ni le ciel, ni la terre

Autour de cette BO

Propos du réalisateur

La musique ancienne.
C'est une musique ancienne, presque médiévale, à laquelle je suis très attachée. Notamment "Le Chant des sibylles", qui a un sens très important pour moi. Dans la civilisation grecque, c'était le chant des Oracles interprété par les femmes lors des séances de divination. Il est encore chanté aujourd'hui en Andalousie, avec d'autres paroles pour les liturgies de Noël. Ce chant méditatif a traversé des croyances différentes, il vient du fond des âges, d'un monde où les hommes parlaient avec les esprits. Mais avant d'être rattachée à un sens ou à un savoir, cette musique me bouleverse de façon immédiate. C'est là sa force absolue : nommer un mystère universel qui n'a pas besoin d'outil esthétique ou culturel pour être perçu.

La musique électronique.
C'est une autre attraction musicale forte pour moi. Dans des films précédents (courts métrages ou documentaires), j'ai pas mal filmé des raves, la transe qui se développe, une foule de gens tournés dans le même sens, face à quelqu'un sur scène, inaccessible, hors du monde... Je vois dans ces dispositifs-là la résurgence de rites très anciens, une forme de dispositif liturgique contemporain, débarrassé du religieux.

Clément Cogitore

 

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